<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636</id><updated>2011-11-28T01:17:14.268+01:00</updated><title type='text'>...SPECIAL BANQUE</title><subtitle type='html'>Apprendre, c'est déposer de l'or dans la banque de son esprit.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>185</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-6856254225449909322</id><published>2009-12-10T09:24:00.000+01:00</published><updated>2009-12-10T09:25:02.828+01:00</updated><title type='text'>Prochaine crise financière mondiale : alerte des politiciens allemands</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 12px; "&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;&lt;img src="http://images.huffingtonpost.com/gen/71380/thumbs/s-APTOPIX-GERMANY-PARLIAMENT-large.jpg" border="0" alt="" width="232" style="border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; padding-top: 3px; padding-right: 8px; padding-bottom: 0px; padding-left: 8px; float: left; margin-top: 3px; margin-bottom: 3px; margin-left: 3px; margin-right: 3px; " /&gt;&lt;strong&gt;Dans les hautes sphères du milieu politique allemand, la crainte d’un second krach financier international, dépassant en intensité et en impact celui de l’automne 2008, augmente de jour en jour.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;La chancelière Angela Merkel et le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, (tous deux de l’Union chrétienne-démocrate, CDU) ont mis en garde : la crise économique est loin d’être terminée. « &lt;em&gt;Nous avons tout d’abord réussi à limiter les effets de la crise sur les gens, mais le plus dur est à venir,&lt;/em&gt; » a dit Merkel au cours d’une réunion du CDU.&lt;/p&gt;&lt;blockquote style="height: 159px; display: block; clear: both; color: rgb(85, 85, 85); padding-top: 0px; padding-right: 12px; padding-bottom: 0px; padding-left: 12px; background-image: initial; background-repeat: initial; background-attachment: initial; -webkit-background-clip: initial; -webkit-background-origin: initial; background-color: rgb(229, 230, 231); border-top-style: solid; border-right-style: solid; border-bottom-style: solid; border-left-style: solid; border-top-width: 1px; border-right-width: 1px; border-bottom-width: 1px; border-left-width: 1px; border-top-color: rgb(187, 187, 187); border-right-color: rgb(187, 187, 187); border-bottom-color: rgb(187, 187, 187); border-left-color: rgb(187, 187, 187); text-align: left; background-position: initial initial; "&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; text-align: justify; "&gt;&lt;strong&gt;L’énorme bulle spéculative qui s’est formée sur les marchés d’actions au cours de ces huit derniers mois, est considérée être le plus gros facteur de risque d’un nouveau krach. Les indices boursiers les plus importants, le Dow Jones, le Nikkei japonais et le DAX allemand, ont grimpé de 50 à 60 pour cent depuis mars. Les cours du pétrole brut, du cuivre et d’autres matières premières, ont plus que doublé. Ces énormes augmentations ne sont fondées sur aucune croissance économique correspondante. Au contraire : l’activité économique a chuté dans de nombreux pays et de nombreuses entreprises affichent encore des pertes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;&lt;span id="more-7847"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;Schäuble a comparé la présente crise financière, à la chute du Mur de Berlin vingt ans plus tôt. «&lt;em&gt; La crise financière changera le monde aussi profondément que le fit la chute du Mur de Berlin. L’équilibre entre les États-Unis, l’Asie et l’Europe est en train de se déplacer radicalement,&lt;/em&gt; » a-t-il déclaré au journal Bild am Sonntag. Il a également appelé les banquiers à faire preuve de retenue dans le versement des bonus.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, a émis des craintes quant à un &lt;strong&gt;effondrement social en cas d’une nouvelle série de faillites bancaires&lt;/strong&gt;. « &lt;em&gt;Il est certainement trop tôt pour dire que la crise est finie,&lt;/em&gt; » a-t-il déclaré lors d’un congrès bancaire à Francfort, en ajoutant l’avertissement : « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Nos démocraties n’accepteront pas une seconde fois de voler au secours de l’économie financière avec l’argent des contribuables.&lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;La montée des cours est due à la quantité énorme de liquidités que les gouvernements et les banques centrales ont injectée dans l’économie. Les institutions financières sont en mesure d’emprunter, à taux d’intérêt quasi zéro, des sommes d’argent illimitées auprès des banques centrales, et de réaliser ainsi des gains spéculatifs considérables. De même, les milliers de milliards provenant de l’argent des contribuables et qui ont été dépensés pour renflouer l’économie, ne sont pas utilisés pour des investissements, mais sont destinés à des activités spéculatives, à l’octroi de dividendes élevés aux actionnaires et au versement de bonus exorbitants aux banquiers.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;« &lt;em&gt;Les cours boursiers grimpent, parce que l’argent doit aller quelque part, et non pas parce que les actions en soi sont considérées comme attractives, &lt;/em&gt;» écrit l’hebdomadaire économique allemand Wirtschaftswoche, dans son analyse de l’actuel essor boursier. Selon le magazine, le &lt;em&gt;price earning ratio&lt;/em&gt; (PER), le rapport du cours d’une action au bénéfice par action d’une entreprise d’un secteur donné, a atteint un maximum historique de 133. A partir d’un PER de 14 ou plus, l’on estime que les actions sont surévaluées.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;Les conséquences de la crise font que des centaines de milliers de travailleurs, rien qu’aux États-Unis, perdent leur emploi tous les mois, que les travailleurs sont obligés de subir des pertes de salaires et que les programmes sociaux sont réduits à grande échelle. Dans le même temps, les orgies d’enrichissement, en haut de l’échelle sociale, ont atteint le même niveau qu’avant la crise, voire même un niveau bien supérieur.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;Les grandes banques d’investissement et les fonds spéculatifs débourseront, cette année, plus de 100 milliards de dollars de bonus pour leur personnel. Goldman Sachs, la banque américaine, a mis de côté 17 milliards de dollars à cette fin. En Allemagne, les 30 plus grandes entreprises cotées au DAX projettent de transférer au printemps 2010 plus 20 milliards d’euros à leurs actionnaires. Ce qui représente 71 pour cent de leurs bénéfices nets. Lors de l’année record précédente, en 2007, ce chiffre avait seulement été de 45 pour cent. En conséquence, il en restera d’autant moins pour de nouveaux investissements.&lt;/p&gt;&lt;blockquote style="height: 84px; display: block; clear: both; color: rgb(85, 85, 85); padding-top: 0px; padding-right: 12px; padding-bottom: 0px; padding-left: 12px; background-image: initial; background-repeat: initial; background-attachment: initial; -webkit-background-clip: initial; -webkit-background-origin: initial; background-color: rgb(229, 230, 231); border-top-style: solid; border-right-style: solid; border-bottom-style: solid; border-left-style: solid; border-top-width: 1px; border-right-width: 1px; border-bottom-width: 1px; border-left-width: 1px; border-top-color: rgb(187, 187, 187); border-right-color: rgb(187, 187, 187); border-bottom-color: rgb(187, 187, 187); border-left-color: rgb(187, 187, 187); text-align: left; background-position: initial initial; "&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; text-align: justify; "&gt;&lt;strong&gt;Telle est la toile de fond des avertissements émis par Merkel, Schäuble et Trichet. Ils craignent que l’enrichissement impudent de l’oligarchie financière, en corrélation avec une nouvelle crise sur les marchés financiers, ne déclenche une rébellion sociale incontrôlable.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;De nombreux analystes considèrent qu’un autre krach financier est inévitable. Le numéro de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel de cette semaine a annoncé en couverture en style bande dessinée un article intitulé: « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La bombe à milliards. &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;» L’article de douze pages commence en faisant remarquer que la question n’est pas de savoir si l’actuelle bulle boursière va éclater, mais plutôt quand cela va se produire…&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;S’ensuit un tableau dévastateur de l’état actuel de la société capitaliste : « &lt;em&gt;En plein milieu d’une économie mondiale encore frappée par la crise, l’élite financière est à nouveau en train d’engranger des milliards, &lt;/em&gt;» peut-on lire dans l’article. « &lt;em&gt;La vieille cupidité est de retour et les vieux hybrides aussi. &lt;/em&gt;» Jamais auparavant dans l’histoire économique moderne, « &lt;em&gt;l’industrie financière n’avait eu droit à un accès aussi libre aux finances de l’État.&lt;/em&gt; » Der Spiegel met en garde expressément contre le « &lt;em&gt;risque d’une hyperinflation, une dépréciation ultra rapide de la monnaie, comme l’avait connue l’Allemagne au début des années 1920. &lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;Parallèlement, en citant Adair Turner, le président de l’Autorité britannique des services financiers, l’article souligne les effets idéologiques de la crise. Il n’est pas seulement question d’une crise de banques individuelles, mais aussi d’une crise de « la pensée intellectuelle » : « &lt;em&gt;Notre conception que les prix véhiculent d’importantes informations, que les marchés se comportent rationnellement en se corrigeant eux-mêmes en cas d’irrationalité, tout cela a été remis en question. &lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;Der Spiegel dirige sa principale attaque contre le gouvernement américain. &lt;em&gt;« L’industrie financière, aux États-Unis, est régulée par l’industrie financière, et pas par le ministre des Finances&lt;/em&gt; [secrétaire au Trésor],&lt;em&gt; »&lt;/em&gt; se plaint-il, en énumérant de nombreuses personnalités dont les carrières ont commencé dans la haute hiérarchie de banques, telles Goldman Sachs, pour les mener à des postes dans la haute hiérarchie du secrétariat au Trésor, ou dans le proche entourage du président Barack Obama, pour ensuite faire le parcours inverse. &lt;em&gt;« Si l’on regarde les États-Unis avec la même froideur analytique que la Russie, »&lt;/em&gt; observe l’article en citant l’économiste américain James Galbraith, &lt;em&gt;« l’on ne pourrait s’empêcher de parler du pouvoir d’un oligopole constitué de politiciens et de banquiers. Les puissants individus à Wall Street ou à Washington ne sont pas moins interconnectés que le sont le premier ministre Vladimir Poutine et les magnats industriels qui contrôlent l’empire russe des matières premières. »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;Der Spiegel parle au nom de cette section de l’élite dirigeante allemande qui veut mettre fin, aussi vite que possible, aux mesures inflationnistes du financement de l’État et de la politique de l’argent bon marché, en plaidant au contraire pour une baisse de la taxe professionnelle et des économies budgétaires drastiques. Bien que ceci entraînerait un démantèlement substantiel des programmes sociaux et un accroissement à court terme du nombre de faillites bancaires et de licenciements, cela passe pour un moindre mal, par rapport à un soudain effondrement de l’économie et à ses conséquences sociales incalculables.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;En essence, l’attitude de Der Spiegel correspond à celle du gouvernement de Berlin. La coalition sortante entre chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates avait déjà fait inscrire un « frein à l’endettement » dans la Constitution, peu de temps avant les élections législatives de septembre, qui oblige à présent le nouveau gouvernement à suivre la voie d’une politique d’austérité draconienne. Le nouvel endettement de l’État, qui s’élève actuellement à 86 milliards d’euros, doit être réduit à 10 milliards d’ici 2016. Le ministre des Finances Schäuble a souligné, à maintes reprises, vouloir appliquer le frein à l’endettement et respecter le pacte de stabilité de l’Union européenne limitant la dette publique à trois pour cent du Produit intérieur brut.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;Mais, diverses pressions politiques intérieures et extérieures font que l’application de cette politique d’austérité sera retardée d’environ un an. La chancelière Merkel craint une érosion plus grande du soutien du CDU et la perte de sa majorité gouvernementale au Bundesrat (la chambre haute du parlement allemand), si elle appliquait immédiatement après les élections des coupes sociales. Au niveau international, il existe de sérieuses différences avec Washington et Londres, en matière de politique financière, qui avaient déjà provoqué des conflits lors du sommet du G20 à Pittsburgh.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; display: block; "&gt;Les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui ont sacrifié une grande partie de leur base industrielle au secteur financier, ont beaucoup moins intérêt à une politique monétaire restrictive que l’Allemagne, dont l’économie d’exportation compte parmi les plus fortes du monde et qui redoute les effets d’un faible dollar sur sa compétitivité. La véhémence avec laquelle Der Spiegel attaque à présent le secteur financier américain, révèle l’acuité des tensions mutuelles, qui sont rarement abordées ouvertement.&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-6856254225449909322?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/6856254225449909322/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/prochaine-crise-financiere-mondiale.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/6856254225449909322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/6856254225449909322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/prochaine-crise-financiere-mondiale.html' title='Prochaine crise financière mondiale : alerte des politiciens allemands'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-1237537734250324262</id><published>2009-12-10T09:23:00.001+01:00</published><updated>2009-12-10T09:23:57.221+01:00</updated><title type='text'>Quelques idées de trading recommandées par Goldman Sachs pour 2010</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: tahoma, verdana, sans-serif; font-size: 12px; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;&lt;strong&gt;Une des idées de trading consiste à vendre le forward starting variance swap Dec2010/Dec2011 sur le S&amp;amp;P 500 en ayant un objectif de 21 par rapport au niveau actuel de 28,20.&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;&lt;strong&gt;Selon Goldman Sachs, sur les niveaux actuels, les variance forward suggèrent que l’année 2010 serait aussi volatile que l’année 2009, alors que celle-ci a été la huitième année la plus volatile de l’histoire&lt;/strong&gt;. Dans le même temps, les modèles de Goldman Sachs qui relient les analyses macroéconomiques à la volatilité des marchés actions, suggèrent que même en cas de lent redressement de l’économie, les volatilités devraient continuer à baisser. Alors que les volatilités à court terme demeurent relativement peu élevées, le skew positif de la structure par terme de la volatilité maintient des variance forward bien au dessus des niveaux sous lesquels elles devraient évoluer. &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;&lt;strong&gt;Une seconde idée de trading consiste à jouer le spread de crédit entre l’Espagne et l’Irlande&lt;/strong&gt;. Goldman Sachs préconise de « shorter » la protection de crédit sur l’Irlande et d’acheter de la protection de crédit sur l’Espagne via les CDS 5 ans. Le spread cible est de 20 bps contre un écart actuel de 70.20 bps sur les CDS 5 ans.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;Après une décennie de forte croissance, l’Espagne et l’Irlande ont été frappées par la même bulle immobilière. Goldman Sachs estime que grâce à une plus grande flexibilité de son marché de travail, l’Irlande est mieux armée que l’Espagne pour sortir plus rapidement de cette passe difficile. Selon la recherche de la banque américaine, les irlandais ont également montré plus de détermination que les espagnols à réduire leurs dépenses structurelles et la solution de « bad bank » choisie par l’Irlande pour nettoyer le bilan de ses banques parait plus rapide et plus efficace que l’approche choisie par l’Espagne. &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;&lt;strong&gt;Goldman Sachs recommande également un positionnement à la hausse sur les actions russes (RDXUSD)&lt;/strong&gt; avec un objectif de 2,050 contre un niveau actuel de 1,645.9 ! La banque de Wall Street anticipe un redressement sensible du PIB russe qui pourrait passer de -9,5% en 2009 à +4,5% en 2010.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;Par ailleurs, la forte exposition du marché russe au marché des commodities est susceptible de lui être très favorable avec un redressement des produits de cette classe d’actifs. D’autre part, les marchés russes ayant sous performé par rapport aux autres marchés émergents, la banque espère un phénomène de rattrapage et une hausse de 60% des revenus des sociétés russes. &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;&lt;strong&gt;Parmi les idées de trading sur devises, Goldman Sachs suggère d’être « long » sur la paire PLN/JPY&lt;/strong&gt;, avec un objectif de 37,5 par rapport au niveau actuel de 32,1. La banque justifie cette stratégie par la solidité de la croissance polonaise tirée par un Zloty clairement sous-évalué, par une forte hausse des exportations ainsi que par une reprise en Allemagne. A l’opposé, la banque estime que le Yen est surévalué et que le nouveau gouvernement japonais inquiet des conséquences négatives de cette surévaluation devrait intervenir. &lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-1237537734250324262?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/1237537734250324262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/quelques-idees-de-trading-recommandees.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/1237537734250324262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/1237537734250324262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/quelques-idees-de-trading-recommandees.html' title='Quelques idées de trading recommandées par Goldman Sachs pour 2010'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-5780794259220821796</id><published>2009-12-10T09:22:00.000+01:00</published><updated>2009-12-10T09:23:02.705+01:00</updated><title type='text'>Dubaï, un empire sur le sable</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;&lt;img src="http://www.lexpress.fr/medias/443/1-fog-rolls-by-early-in-the-morning-near-the-dubai-marina-construction_16.jpg" width="605" height="403" alt="A elles seules, les banques européennes auraient prêté 93 milliards de dollars à la cité-Etat." style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; border-top-style: none; border-right-style: none; border-bottom-style: none; border-left-style: none; border-width: initial; border-color: initial; border-width: initial; border-color: initial; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="font-family:Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;color:#333333;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="font-family:Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;color:#333333;"&gt;&lt;div class="entete" style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; list-style-position: initial; list-style-image: initial; width: auto; "&gt;&lt;p style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 20px; padding-left: 0px; list-style-type: none; list-style-position: initial; list-style-image: initial; font-weight: bold; color: rgb(44, 47, 54); font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; "&gt;La quasi-faillite de l'émirat marque la chute d'un modèle fondé sur la folie immobilière, l'hyperconsommation et le surendettement. Elle rappelle aussi que la crise n'est pas finie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="contenu-article" style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; list-style-position: initial; list-style-image: initial; width: 430px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 18px; float: left; position: relative; "&gt;&lt;p style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; list-style-type: none; list-style-position: initial; list-style-image: initial; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;Les Dubaïotes vont devoir s'y faire : ils risquent de voir un peu plus rarement Kylie Minogue déambuler en robe moulante dans le fastueux hôtel Palm Atlantis, Paris Hilton faire bronzette sur les plages idylliques de Jumeira, ou Naomi Campbell célébrer en grande pompe son anniversaire dans un des hallucinants palaces de la cité-Etat.&lt;/p&gt;&lt;p style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; list-style-type: none; list-style-position: initial; list-style-image: initial; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;Après quelques heures de panique financière, la semaine dernière, le carrosse de la princesse du désert est redevenu citrouille. En quasi-faillite, Dubaï, un des sept Emirats arabes unis, s'est montré incapable de rembourser les dettes - 59 milliards de dollars - accumulées par son principal conglomérat, Dubai World, qui a demandé un moratoire de six mois à ses créanciers. Plongeon des Bourses européennes, peur d'un effet domino sur les banques prêteuses : durant plusieurs heures, certains opérateurs ont cru revivre le cauchemar de Lehman Brothers, lorsque la planète finance s'est mise à trembler sur ses bases.&lt;/p&gt;&lt;p style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; list-style-type: none; list-style-position: initial; list-style-image: initial; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;Le crash de l'émirat &lt;em style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; "&gt;bling-bling&lt;/em&gt;, qui attirait en masse milliardaires russes, &lt;em style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; "&gt;people&lt;/em&gt; californiens et ouvriers pakistanais, était pourtant prévisible. Le pays a construit une grande part de sa prospérité sur une gigantesque bulle immobilière : 40 % des mégagrues en activité dans le monde se trouvent concentrées dans cette bande de terre grande comme la Corse-du-Sud. Pendant des années, buildings futuristes, parcs d'attractions fantasmagoriques et centres commerciaux gigantesques surgissaient chaque jour des sables.&lt;/p&gt;&lt;p class="title" style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 10px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; list-style-type: none; list-style-position: initial; list-style-image: initial; font-size: 12px; font-weight: bold; color: rgb(44, 47, 54); font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;Les déboires de Dubaï font craindre d'autres faillites d'Etat&lt;/p&gt;&lt;p style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; list-style-type: none; list-style-position: initial; list-style-image: initial; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;Comme toujours, le principe de réalité a fini par prendre sa revanche, brutalement. "Le marché immobilier de l'émirat est essentiellement spéculatif, témoigne un expatrié français. A partir de septembre 2008, les ventes sur plan se sont arrêtées, et les prix ont chuté de plus de 50 %." Aujourd'hui, l'émirat offre une image désolée, avec ses immeubles inachevés et ses nuées de grues immobiles.&lt;/p&gt;&lt;p style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; list-style-type: none; list-style-position: initial; list-style-image: initial; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;Dubaï paie la folie des grandeurs de son émir-démiurge-architecte, le cheikh Mohammed al-Maktoum, qui a voulu que chaque nouvelle construction figure en bonne place dans le Livre des records. A l'image de &lt;a href="http://www.lexpansion.com/diaporama/dubai-perdu-par-la-folie-des-grandeurs_209084.html" target="_self" style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; color: rgb(44, 47, 54); text-decoration: underline; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;Burj Dubai, la plus haute tour du monde&lt;/a&gt; (près de 1 kilomètre !) ou bien des Palm Islands, des îles artificielles prolongeant la côte de 100 kilomètres. La cité-Etat compte aussi le plus grand centre commercial du monde, le plus grand hôtel international... et même la plus grande station de ski couverte, dans un pays où la température dépasse parfois 50 degrés Celsius ! "Comme Dubaï dispose de ressources pétrolières et gazières limitées, il fallait trouver autre chose pour retenir l'attention du monde, et surtout des investisseurs", justifie ce même expatrié. Telle Schéhérazade, "Cheikh Mo", comme l'appellent les Occidentaux, avait chaque soir une histoire plus extraordinaire que celle de la veille à raconter à ses créanciers.&lt;/p&gt;&lt;p style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; list-style-type: none; list-style-position: initial; list-style-image: initial; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;Les grandes banques internationales ont longtemps avalé ces contes de fées sans broncher. Au total, &lt;a href="http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/les-banques-europeennes-exposees-a-hauteur-de-13-milliards-de-dollars-a-dubai_209002.html#xtor=AL-189" target="_self" style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; color: rgb(44, 47, 54); text-decoration: underline; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;ce sont 93 milliards de dollars que les seuls établissements européens auraient prêtés aux Emirats arabes unis.&lt;/a&gt; Les plus impliqués sont les britanniques : HSBC est exposé à hauteur de 17 milliards de dollars, Standard Chartered, de 7,8 milliards. BNP Paribas est également concerné, pour 1,1 milliard de dollars. Des montants non négligeables, même si la secousse demeure finalement limitée.&lt;/p&gt;&lt;p style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; list-style-type: none; list-style-position: initial; list-style-image: initial; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;Pour éviter une catastrophe, sauver le soldat Dubaï se révèle cependant incontournable. "L'émirat est "&lt;em style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; "&gt;too big to fail&lt;/em&gt;" [trop gros pour qu'on le laisse faire faillite], analyse Razvan Petica, responsable de l'activité pays émergents chez Olympia Capital. On peut compter sur ses grands voisins, qui jouissent de la manne pétrolière, pour éviter une crise régionale." Le &lt;a href="http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/abou-dhabi-ne-peut-pas-se-permettre-de-laisser-tomber-dubai_209241.html#xtor=AL-189" target="_self" style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; color: rgb(44, 47, 54); text-decoration: underline; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;grand frère Abou Dhabi a déjà mis la main à la poche&lt;/a&gt;, alors que la Banque centrale des Emirats arabes unis a annoncé dimanche 29 novembre la mise à la disposition du pays de liquidités supplémentaires. Mais, en coulisses, palabres et négociations vont bon train. "Il est probable que l'aide apportée se traduise par une mise sous tutelle de Dubaï par Abou Dhabi", poursuit Razvan Petica.&lt;/p&gt;&lt;p style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; list-style-type: none; list-style-position: initial; list-style-image: initial; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;Le crash ne sera pas non plus sans conséquences sur les économies occidentales : le pays est présent, via ses holdings, dans un grand nombre d'entreprises, des luxueux magasins new-yorkais Barneys au constructeur aéronautique EADS, qui compte également la compagnie aérienne de Dubaï, Emirates, parmi ses principaux clients.&lt;/p&gt;&lt;p style="outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; list-style-type: none; list-style-position: initial; list-style-image: initial; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;Les déboires de l'émirat font surtout resurgir le spectre des faillites d'Etat, qui pourraient faire plonger l'économie mondiale dans une nouvelle zone de turbulences. Des pays comme la Grèce, l'Irlande ou l'Ukraine sont ainsi observés avec appréhension. "Après la crise financière et la crise économique, la crise des finances publiques pourrait constituer l'étape suivante, décrypte Pierre Cailleteau, chef économiste de Moody's. Mais les problèmes de Dubaï, qui demeure un cas très particulier, n'en sont pas forcément un signe avant-coureur." La secousse venue du Golfe devrait, selon toute probabilité, demeurer localisée. Pour tous ceux qui rêvaient de tourner la page, la chute de l'empire des sables n'en vient pas moins réveiller une crainte enfouie : et si la sortie de crise, elle aussi, n'avait été qu'un mirage ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-5780794259220821796?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/5780794259220821796/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/dubai-un-empire-sur-le-sable.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/5780794259220821796'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/5780794259220821796'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/dubai-un-empire-sur-le-sable.html' title='Dubaï, un empire sur le sable'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-4878565628564714215</id><published>2009-12-10T09:18:00.000+01:00</published><updated>2009-12-10T09:21:01.068+01:00</updated><title type='text'>Les banques sont les plus grosses émettrices de gaz à effet de serre</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; color: rgb(62, 88, 114); "&gt;&lt;div class="chapeau" style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-weight: bold; line-height: 17px; display: inline; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:100%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 13px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;C&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;’est le résultat surprenant de l’étude « Entreprises et changement climatique » publiée cette semaine par le WWF et l’agence de notation extra-financière Vigeo. Les deux organismes soulignent la nécessité pour les entreprises françaises de prendre en compte l’ensemble de leurs émissions, directes et indirectes, afin de parvenir à une vraie politique environnementale.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; width: 445px; "&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; width: 445px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Les banques et assurances, principales émettrices de gaz à effet de serre (GES) en France ? La conclusion du bilan du rapport « Entreprises et changement climatique » publié mardi par le WWF et Vigeo a de quoi interpeler. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; zoom: 1; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;«Tout le monde s’excite autour de ce résultat mais il est tout à fait normal compte tenu de la méthodologie employée. Nous avons pris en compte les émissions directes et indirectes de chaque secteur. Comme les banques et assurances financent pratiquement l’ensemble de l’économie,  il est normal qu’elles arrivent en tête»,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt; souligne Julia Haake, directrice des partenariats entreprises au WWF. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste du classement est plus attendu : dans l’ordre décroissant d’émissions de GES, on retrouve l’aéronautique civile, l’industrie pétrolière, celle du gaz naturel, la sidérurgie, la production d’électricité, l’automobile, la chimie, les matériaux de construction, la grande distribution et enfin le BTP.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; width: 445px; "&gt;&lt;strong style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Peu importe le classement&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;L’objectif du rapport n’est pas de stigmatiser tel ou tel secteur mais plutôt de définir quelles sont les pistes d’amélioration pour une économie plus sobre en carbone. Pour chaque secteur étudié, WWF et Vigeo effectuent un état des lieux des efforts réalisés et de ceux qu’il reste à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; zoom: 1; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;«Les entreprises sont aujourd’hui focalisées sur leurs émissions directes sous prétexte qu’elles n’ont pas de marge de manœuvre sur les émissions induites, mais c’est faux. C’est précisément le but de notre rapport que de leur donner des pistes de réduction de ces émissions»,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;précise Julia Haake.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, dans le secteur bancaire, le WWF a noué un partenariat avec les Caisses d’Epargne qui consiste en un « étiquetage carbone » des produits de la banque. Livrets d’épargne, OPCVM, assurance-vie ou prêt : l’intensité carbone de chaque produit peut-être calculée en fonction des activités qu’il finance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, selon Julia Haake, les entreprises doivent prendre en compte l’impact de leur activité en amont (choix des fournisseurs, énergie et ressources consommées, etc) et en aval (distribution, cycle de vie des produits, activités induites).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;François Schott&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-4878565628564714215?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/4878565628564714215/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/les-banques-sont-les-plus-grosses.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/4878565628564714215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/4878565628564714215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/les-banques-sont-les-plus-grosses.html' title='Les banques sont les plus grosses émettrices de gaz à effet de serre'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-6571154460948535698</id><published>2009-12-04T09:27:00.001+01:00</published><updated>2009-12-04T09:31:54.551+01:00</updated><title type='text'>Les pays européens ne doivent pas devenir esclaves de leur dette</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"   style="  color: rgb(34, 34, 34); line-height: 22px; font-family:georgia;font-size:15px;"&gt;Mercredi 2 décembre, les ministres des finances de l'Union européenne auront à se prononcer sur les recommandations de la Commission pour la réduction des déficits budgétaires dans treize Etats membres. Ces recommandations sont en totale harmonie avec l'engagement des leaders de l'Union à continuer d'aider l'économie à remonter la pente de la croissance, tout en planifiant le retrait des mesures exceptionnelles de crise, notamment le stimulus budgétaire.&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"    style="font-family:georgia;font-size:130%;color:#222222;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" line-height: 22px;font-size:15px;"&gt;&lt;p&gt;Bien orchestrée, cette double stratégie, où l'année 2010 reste expansionniste pour l'ensemble de l'Union mais voit se développer simultanément des plans clairs et crédibles de réduction des déficits publics, nous permettra de soutenir la reprise économique à court terme avec la certitude que les finances publiques seront assainies dans les prochaines années et deviendront soutenables à long terme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le déficit budgétaire moyen de l'Union européenne devrait atteindre 6,9 % du PIB en 2009 et augmenter encore l'année prochaine avant d'amorcer une petite décrue en 2011, date à laquelle les mesures de relance devraient expirer pour la plus grande part. La dette publique, devrait, quant à elle, augmenter de plus de 20 points de pourcentage entre 2008 et 2011 pour atteindre près de 84 % du PIB.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un des grands défis des prochaines années sera de ramener les finances publiques à un niveau soutenable, condition nécessaire pour augmenter le potentiel de croissance qui a été sévèrement et durablement affecté par la crise, afin de donner de l'élan à l'économie et de créer les emplois qui permettront de résorber rapidement un chômage croissant. Celui-ci devrait dépasser les 10 % dans l'UE en 2010, contre 6,7 % au deuxième trimestre de 2008.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La consolidation des finances publiques est indissociable de l'objectif de croissance. Il n'y aura pas de croissance forte, soutenable et équilibrée - comme le souhaitent les Européens et le G20 - si l'on n'enraye pas la spirale de la dette. Et l'on n'arrivera pas à réduire les déficits sans trouver où libérer de nouvelles sources d'activité économique. En ce sens, les objectifs de croissance et d'assainissement des finances publiques sont un seul et même combat.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'existence de trajectoires claires, crédibles et coordonnées pour la consolidation des finances publiques rassurera les familles et les agents économiques, qui seront alors plus enclins à consommer et à investir. Les banques centrales, dans leur indépendance, seront aussi plus à même de maintenir une politique monétaire accommodante si elles ont confiance dans la stratégie de consolidation des finances publiques des membres de l'Union.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;In fine, le choix auquel nous sommes confrontés est le suivant : regagner la maîtrise du budget ou devenir esclaves de la dette. La charge de la dette, dans certains Etats membres, est déjà le principal poste budgétaire ou est en passe de le devenir, devant les dépenses en éducation ou les ressources allouées à la recherche et à l'innovation, ce triangle vertueux de la connaissance qui est la meilleure voie pour stimuler la productivité, la compétitivité internationale et l'emploi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'application du pacte de stabilité et de croissance nous permettra d'ancrer l'anticipation d'un retour progressif à des finances saines. Elle nous permettra également de dégager les ressources publiques nécessaires pour promouvoir les activités innovantes et à fort potentiel de croissance comme les énergies renouvelables dans lesquelles l'Union peut aspirer à un rôle de leader.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une stratégie claire et crédible, c'est une stratégie qui précise non seulement à quelle vitesse le déficit sera résorbé, mais aussi comment il le sera. Dans les Etats membres où les dépenses publiques sont déjà très élevées, dépassant 50 % de la richesse nationale, et où le taux d'imposition est également très supérieur à la moyenne de l'OCDE, l'effort devra venir essentiellement d'aménagements du côté de la dépense.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais en raison du trou budgétaire creusé par la crise économique et financière et du fait que les recettes de l'Etat ne retrouveront pas de sitôt les niveaux d'avant-crise, l'ajustement ne pourra pas, bien souvent, se faire uniquement en diminuant la dépense. Il importe, dans les deux cas, de protéger les couches de la société les plus défavorisées, ainsi que celles qui sont exposées à la crise et à la concurrence internationale, au moyen de politiques actives de formation et de recherche d'emploi, pour éviter que le chômage ne devienne chronique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les choix sont loin d'être faciles. Mais pour que la confiance revienne à court terme et remette la croissance fermement sur les rails, il nous faut une visibilité rassurante sur le moyen et le long terme. Il nous faut faire plus et mieux avec le même niveau de dépenses. L'expérience prouve qu'à un niveau de dépenses similaire les résultats atteints en matière d'éducation, par exemple, peuvent être différents entre Etats membres.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je crois profondément que les trajectoires d'ajustement budgétaires proposées par la Commission début novembre sont adéquates, combinant l'ambition et le réalisme nécessaires en tenant compte des positions budgétaires individuelles de départ et des marges de manoeuvre respectives. Ce faisant, les recommandations soumises à la considération des ministres au prochain Ecofin permettent à certains de continuer à jouer le rôle de locomotives de la croissance, afin que d'autres prennent le chemin de la consolidation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A travers ces recommandations, conjuguées à une stratégie de promotion de la croissance et de réformes, c'est de la coordination des politiques économiques qu'il s'agit en définitive, dans l'intérêt commun de l'Union et de ses citoyens.&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-6571154460948535698?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/6571154460948535698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/les-pays-europeens-ne-doivent-pas.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/6571154460948535698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/6571154460948535698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/les-pays-europeens-ne-doivent-pas.html' title='Les pays européens ne doivent pas devenir esclaves de leur dette'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-361148115569053573</id><published>2009-12-04T09:26:00.000+01:00</published><updated>2009-12-04T09:27:04.475+01:00</updated><title type='text'>Retour sur le krach obligataire de 1994</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: tahoma, verdana, sans-serif; font-size: 12px; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;Nouvel élément à la rubrique simplement consacrée a la présentation  d’articles TRADUITS en français issus du WALL  STREET JOURNAL….Si comme moi vous appréciez un angle et un point de vue différents  sur les marchés financiers et boursiers mondiaux vous y verrez la l’occasion d’enrichir et vos connaissances, et votre suivi des marchés et je vous le souhaite aussi une manière de booster ou de protéger vos investissements…et de vous assurer une retraite complémentaire, vous en aurez besoin….&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;Une inflation contenue. Un redémarrage de l’économie plutôt timide. Et des marchés convaincus que les taux d’intérêt ne sont pas près de remonter pour ne pas étouffer la reprise dans l’oeuf.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;Cette fin d’année 2009 n’est pas sans présenter un certain nombre de similitudes avec le début de 1994, quand la Fed s’était lancée dans une série de tours de vis monétaires imprévus afin de contenir tout risque d’inflation, faisant des ravages sur les marchés obligataires mondiaux…..&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;&lt;span id="more-4517"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;La Fed a bien en mémoire ce triste précédent. Quelles sont les chances d’éviter cette fois-ci ce type de scénario?&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;Le krach obligataire de 1994 a pris la plupart des observateurs par surprise. Selon une enquête du Wall Street Journal réalisée en janvier 1994 auprès d’une douzaine de courtiers, les investisseurs tablaient alors sur un rendement de l’ordre de 5% à 7% de leurs obligations et sur une hausse limitée des taux de la Fed, car la croissance était alors trop faible pour alimenter l’inflation. En réalité, le rendement global des emprunts publics américains toutes maturités confondues a été négatif de 3,35% cette année-là, et les autres marchés obligataires ne se sont guère mieux comportés.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;Rares sont ceux qui s’attendent aujourd’hui à une réaction d’une telle violence lors du débouclage des mesures de politique monétaire exceptionnellement accomodantes mises en place pour faire face à la crise financière.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;Après tout, les marchés sont bien conscients du fait que ces mesures prendront fin un jour et les banques centrales ont d’ores et déjà donné quelques indications sur la forme que pourrait prendre le scénario de sortie.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;Il y a aussi un autre précédent plus récent et plus rassurant: celui de 2004, qui a vu la Fed remonter progressivement ses taux d’intérêt de 1% à 5,25%, sans susciter de réelles tensions sur la partie longue de la courbe des taux.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;Par ailleurs, les investisseurs ont déjà subi une forme de correction sur la partie longue de la courbe des taux, alors que le mouvement de fuite vers la qualité observé après la faillite de Lehman s’est graduellement estompé.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;Depuis le début de l’année, le rendement de l’emprunt du Trésor américain à 10 ans a gagné 1,2 point de pourcentage.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;De nouvelles hausses semblent probables.Citigroup estime que le rendement des emprunts du Trésor américains et de la zone euro pourrait s’apprécier de 0,45 à 0,50 point de pourcentage, tandis que celui des gilts britanniques pourrait gagner jusqu’à 0,75 point à la faveur du retrait des mesures d’assouplissement quantitatif. Dans le même temps, les investisseurs prennent des paris sur des rendements plus élevés, ce qui semble suggérer qu’ils ne sont pas aussi complaisants qu’ils ne l’étaient en 1994.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;Malgré tout, la perspective de la fin des politiques d’assouplissement quantitatif et le retrait des mesures de liquidité exceptionnelles en faveur des banques suscitent l’incertitude. La partie courte de la courbe des taux semble la plus vulnérable.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;Les banques centrales semblent déterminées à ne pas créer de mauvaises surprises. Les relèvements de taux devraient être signalés aux marchés longtemps à l’avance, contrairement à ce qui s’est passé en 1994.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;Mais l’expérience douloureuse de 1994 montre que les marchés obligataires peuvent se tromper. L’abaissement d’une note de crédit, un sursaut de l’économie ou encore une perte de confiance dans les responsables politiques pourraient mettre le feu aux poudres.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;Plutôt qu’un à épisode semblable à celui de 1994 ou de 2004, les investisseurs feraient bien de se préparer à une tendance durablement baissière sur les marchés obligataires, ce qui ne sera pas moins éprouvant.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;-Richard Barley, The Wall Street Journal nov09&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-361148115569053573?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/361148115569053573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/retour-sur-le-krach-obligataire-de-1994.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/361148115569053573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/361148115569053573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/retour-sur-le-krach-obligataire-de-1994.html' title='Retour sur le krach obligataire de 1994'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-2792700653694240407</id><published>2009-12-04T09:24:00.002+01:00</published><updated>2009-12-04T09:26:07.307+01:00</updated><title type='text'>Les LBO face à la crise (Baromètre AFIC-Opinion Way)</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 12px; color: rgb(153, 0, 51); "&gt;&lt;h3 class="access" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; color: rgb(153, 0, 51); text-align: justify; text-decoration: none; font: normal normal normal 12px/normal Georgia, serif; "&gt;L’AFIC vient de finaliser avec Opinion Way sa deuxième enquête auprès des sociétés de capitalinvestissement dont tout ou partie de l’activité porte sur le LBO. 86 sociétés membres de l’AFIC ont répondu à l’enquête, représentant 968 entreprises et 73 % des montants investis en LBO depuis 2003.&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Arial, sans-serif; font-size: 11px; "&gt;&lt;div id="para_1" class="para_2345953 resize"&gt;&lt;div class="texte" style="color: rgb(51, 51, 51); text-align: justify; text-decoration: none; font: normal normal normal 12px/normal Georgia, serif; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;div class="access firstletter" style="color: rgb(51, 51, 51); text-align: justify; text-decoration: none; font: normal normal normal 12px/normal Georgia, serif; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;b&gt;Quels enseignements peut-on tirer de cette enquête ?&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;Les résultats de l’enquête confirment et affinent les résultats de l’étude précédente, conduite en avril dernier : la grande majorité des entreprises sous LBO (77%), au 30 juin 2009, ne connaît pas de problème particulier. Sur les 23 % qui rencontrent des difficultés, soit 220 entreprises, il faut établir une distinction entre : &lt;br /&gt;- 85 entreprises qui font face à leurs obligations de remboursement bien qu’elles ne parviennent pas à respecter un ou plusieurs « covenants » (1) des contrats de prêts, &lt;br /&gt;- 118 entreprises qui ont pu négocier un nouvel échéancier de remboursement avec leurs banques &lt;br /&gt;. 46 entreprises sans apports de fonds propres nouveaux &lt;br /&gt;. 72 entreprises avec un soutien en fonds propres par les fonds d’investissement &lt;br /&gt;- 17 entreprises qui font face à des difficultés non encore résolues, soit 1,8% des entreprises couverte par l’enquête. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On doit enfin noter que 14 sociétés, ont fait l’objet, depuis le 1er octobre 2008, d’une procédure collective entraînant la cessation de leur activité et leur sortie des portefeuilles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Jean-Louis de Bernardy Président de l’Afic « Ces résultats montrent que les fonds d’investissement et les banques créancières gèrent cette période difficile de manière particulièrement responsable, en privilégiant la sauvegarde des sociétés opérationnelles, comme l’Afic l’a préconisé dans son code de bonnes pratiques. Contrairement à certaines idées reçues, les entreprises sous LBO ne sont pas plus affectées par la crise économique que les autres et bénéficient par ailleurs, d’une forte mobilisation de l’ensemble de la profession. Par rapport aux résultats que nous avions présentés il y a 6 mois, nous pouvons maintenant nous appuyer sur un taux de réponse beaucoup plus conséquent. La situation peut-elle encore se détériorer ? Rien à ce stade ne le laisse penser, mais la situation demande que l’ensemble des acteurs continue de faire preuve de vigilance et s’implique avec détermination pour rechercher les meilleures solutions, en préservant l’entreprise sous-jacente et ses salariés. Je remercie l’ensemble des professionnels du capital-investissement qui se sont fortement mobilisés pour cette 2eme enquête, démontrant ainsi leur volonté de transparence.» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;A propos de l’AFIC&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;Créée en 1984, l’Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC), avec plus de 280 membres actifs, regroupe l’ensemble des structures de Capital Investissement installées en France : Sociétés de Capital Risque (SCR), Fonds Communs de Placement à Risque (FCPR), Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI), Fonds d’Investissement de Proximité (FIP), sociétés de gestion, sociétés de conseil, fonds de fonds, sociétés d’investissement…. En outre, l’AFIC compte 200 membres associés issus de tous les métiers – avocats, experts-comptables et auditeurs, conseils, banquiers... – qui accompagnent et conseillent les investisseurs et les entrepreneurs dans le montage et la gestion de leurs partenariats. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’AFIC, à travers sa mission de déontologie, de contrôle et de développement de pratiques de place est une des deux associations, reconnues par l’AMF, auxquelles les sociétés de capital investissement doivent adhérer dans le cadre de la procédure d’agrément en qualité de société de gestion. C’est la seule association professionnelle spécialisée sur le métier du Capital Investissement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre les services qu’elle rend à ses adhérents (veille juridique, règlementaire et fiscale ; études économiques et statistiques ; formation ; développement et communication…), la vocation de l’AFIC est de fédérer, représenter et promouvoir la profession du Capital Investissement auprès des investisseurs institutionnels, des entrepreneurs, des leaders d’opinion et des pouvoirs publics. Elle contribue, dans le cadre d’un dialogue permanent, à l’amélioration du financement de l’économie, en particulier à destination des PME-PMI, à la stimulation de la croissance et la promotion de l’esprit d’entreprise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2008, les membres de l’AFIC ont investi dans près de 1 600 entreprises. Avec plus de 20% du marché européen, l’industrie du Capital Investissement française se classe au 1er rang d’Europe Continentale et au 3ème rang mondial. &lt;br /&gt;&lt;a class="liens" href="http://www.afic.asso.fr/" style="color: rgb(0, 0, 255); text-align: justify; text-decoration: underline; font: normal normal normal 12px/normal Georgia, serif; "&gt;www.afic.asso.fr&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Un « covenant » est une clause des contrats de prêt au terme de laquelle l’entreprise prend vis-à-vis des prêteurs des engagements à caractère qualitatif, notamment de respecter certains ratios financiers. Lorsque les covenants ne sont pas respectés, les banques peuvent dans certains cas demander l’exigibilité anticipée du prêt. &lt;br /&gt;En pratique elles examinent ces situations avec un grand pragmatisme et, si la rupture de covenant n’est pas le signe annonciateur de difficultés plus graves, accordent généralement une dérogation ou « waiver ».&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="clear" style="clear: both; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-2792700653694240407?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/2792700653694240407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/les-lbo-face-la-crise-barometre-afic.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/2792700653694240407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/2792700653694240407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/les-lbo-face-la-crise-barometre-afic.html' title='Les LBO face à la crise (Baromètre AFIC-Opinion Way)'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-3702871702811056119</id><published>2009-12-04T09:24:00.001+01:00</published><updated>2009-12-04T09:24:44.481+01:00</updated><title type='text'>Tunisie : La BCT poursuit ses efforts</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Tahoma, Arial, sans-serif; font-size: 11px; color: rgb(78, 78, 78); line-height: 16px; "&gt;&lt;p style="margin-top: 12px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; text-align: justify; "&gt;L’environnement international a été marqué, au cours du mois de novembre 2009, par la poursuite de l’apparition d’indicateurs qui confirment la reprise de l’activité économique dans la majorité des pays industrialisés et l’amélioration de son rythme dans les pays émergents, notamment ceux asiatiques. Toutefois, les instances financières mondiales ont continué à insister sur la nécessité de poursuivre les plans de relance&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 12px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; text-align: justify; "&gt;et de soutien financier jusqu’au retour de l’économie mondiale à son rythme de croissance habituel, ainsi que d’engager les préparatifs et la programmation judicieuse pour retirer les mesures exceptionnelles prises au cours de la crise et rétablir les équilibres financiers et monétaires. En outre, les marchés des changes ont connu un accroissement de la demande sur les devises les plus rentables et les indices des principales bourses mondiales se sont améliorés. Egalement, les prix de la plupart des produits de base ont augmenté.&lt;br /&gt;En ce qui concerne l’économie nationale, la production agricole a progressé, notamment pour les céréales et la production de l’arboriculture, et les secteurs énergétique et minier ont connu une reprise au cours de la même période. A l’inverse, l’indice de la production des industries manufacturières a diminué en comparaison avec l’année précédente, mais à un rythme moins accentué durant les derniers mois, et le secteur touristique a enregistré une certaine baisse au niveau des entrées et des nuitées globales.&lt;br /&gt;Par ailleurs, la contraction des échanges commerciaux avec l’extérieur s’est poursuivie, sous l’effet du fléchissement de la demande extérieure et des prix sur les marchés mondiaux, sachant que les exportations des secteurs des industries mécaniques et électriques et du textile et habillement ont enregistré depuis le début du mois de juillet dernier une progression de 2,2% par rapport à la même période de l’année 2008.&lt;br /&gt;Sur le plan monétaire, la masse monétaire M3 et les concours à l’économie se sont accrus, durant les dix premiers mois de l’année en cours, de 9,9% et 8,6%, respectivement, par rapport au mois de décembre 2008. L’excédent de liquidité sur le marché monétaire s’est poursuivi, au cours du mois de novembre 2009, et la Banque Centrale est intervenue pour réguler la liquidité bancaire. Le taux d’intérêt au jour le jour sur ce marché a fluctué entre 4,05% et 4,35% au cours de cette période, sachant que le taux d’intérêt du marché monétaire a atteint une moyenne de 4,22% en octobre.&lt;br /&gt;Pour ce qui est de l’évolution du dinar sur le marché des changes, elle fait ressortir, depuis le début de l’année et jusqu’au 25 novembre courant, une appréciation de 2,8% vis-à-vis du dollar américain et une dépréciation de 3,1% par rapport à l’euro.&lt;br /&gt;Concernant l’évolution des prix, le taux d’inflation a continué à être maîtrisé malgré certaines pressions durant les derniers mois, atteignant une moyenne de 3,6% pour les dix premiers mois de l’année en cours, contre 5,2% au titre de la même période de l’an passé.&lt;br /&gt;A la lumière de ces évolutions, le Conseil d’Administration a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale, et a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts pour relancer l’activité économique, apporter le soutien aux entreprises et fournir le financement approprié à l’économie tout en préservant les équilibres financiers.&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-3702871702811056119?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/3702871702811056119/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/tunisie-la-bct-poursuit-ses-efforts.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3702871702811056119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3702871702811056119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/tunisie-la-bct-poursuit-ses-efforts.html' title='Tunisie : La BCT poursuit ses efforts'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-3370111562027544285</id><published>2009-12-04T09:23:00.000+01:00</published><updated>2009-12-04T09:24:07.904+01:00</updated><title type='text'>Les économies nord-américaines se relèveront lentement, prédit la Banque Scotia</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, sans-serif; font-size: 12px; "&gt;&lt;p style="font-size: 1.1em; "&gt;TORONTO - Après avoir connu une croissance modeste au troisième trimestre, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, se dit confiant de voir l'économie canadienne prendre de la vitesse pendant le quatrième trimestre.&lt;/p&gt;&lt;div class="image_container orientate_left" style="position: relative; float: left; width: 280px; "&gt;&lt;div class="padding" style="padding-top: 0px; padding-right: 15px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;div class="image_tools" style="padding-top: 3px; padding-right: 0px; padding-bottom: 3px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;div class="text" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 2px; margin-bottom: -4px; margin-left: 0px; font-size: 10px; text-transform: uppercase; "&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.jminforme.ca/gallery/875034,408537" title="Agrandir" style="text-decoration: none; color: rgb(242, 39, 48); "&gt;AGRANDIR LA PHOTO&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="icon" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 2px; margin-bottom: -2px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;a href="http://www.jminforme.ca/gallery/875034,408537" title="Agrandir" style="text-decoration: none; color: rgb(242, 39, 48); "&gt;&lt;img src="http://www.jminforme.ca/article/images/icon_enlarge.gif" alt="Agrandir" title="Agrandir" style="border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; width: 16px; height: 16px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="clear" style="clear: both; "&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="image" style="width: 265px; "&gt;&lt;a href="http://www.jminforme.ca/gallery/875034,408537" title="Agrandir" style="text-decoration: none; color: rgb(242, 39, 48); "&gt;&lt;img src="http://harvest.canadaeast.com/image.php?id=408537&amp;amp;size=265x0" alt="Agrandir" title="Agrandir" style="border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; width: 265px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="credit" style="width: 265px; margin-top: -3px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; text-align: right; font-size: 0.8em; background-image: initial; background-repeat: initial; background-attachment: initial; -webkit-background-clip: initial; -webkit-background-origin: initial; background-color: rgb(244, 244, 244); color: rgb(153, 153, 153); background-position: initial initial; "&gt;&lt;div style="padding-top: 2px; padding-right: 3px; padding-bottom: 2px; padding-left: 3px; "&gt;LA PRESSE CANADIENNE /Adrian Wyld&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="font-size: 1.1em; "&gt;M. Flaherty a indiqué croire mardi que l'économie démontrera plus de vigueur d'ici la fin de l'année et en 2010, faisant oublier la lenteur du redressement connu jusqu'à présent.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1.1em; "&gt;"Nous espérons voir la croissance se poursuivre à un rythme plus rapide (au quatrième trimestre), a déclaré le ministre à Toronto. Nous sommes certainement plus optimistes face à une croissance économique en 2010."&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1.1em; "&gt;Les économistes s'accordent essentiellement pour dire que l'économie canadienne connaîtra une croissance à court terme, mais que cette reprise sera modeste au cours des prochains moins, au fur et à mesure que l'économie mondiale prendra du mieux.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1.1em; "&gt;"Au cours des six prochains mois nous serons en mode relance", a dit l'économiste en chef de la Banque Scotia (TSX:BNS), Warren Jestin, lors d'un entretien accordé en marge d'une conférence économique.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1.1em; "&gt;Il croit que les ajustements des stocks, surtout dans le secteur automobile, stimuleront la croissance alors que les entreprises augmenteront leur production.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1.1em; "&gt;"La production automobile reprend et les projets gouvernementaux débutent enfin. En général, ça devrait nous mener vers une autre phase de croissance soutenue, mais pas de croissance aussi robuste que ce qui était la norme auparavant", a dit M. Jestin.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1.1em; "&gt;Les experts précisent toutefois que l'économie entretient un équilibre précaire entre une reprise et une nouvelle récession.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1.1em; "&gt;M. Jestin a prédit que la croissance serait modeste au Canada au cours des deux prochaines années, atteignant environ 2,5 pour cent, pendant que des économies émergentes comme celles de la Chine et de l'Inde pourraient connaître une croissance de 7 ou même 9 pour cent.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1.1em; "&gt;Le marché du travail prendra aussi du mieux, croit-il, même s'il n'attend pas création nette d'emplois avant 2011.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1.1em; "&gt;Toutefois, une étude rendue publique mardi par la Banque CIBC démontre que les grandes villes canadiennes souffrent encore du ralentissement économique.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1.1em; "&gt;Le rapport ajoute que l'impulsion économique est à son plus bas niveau depuis 1991, 10 des 25 zones urbaines en importance du pays affichant une croissance négative.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1.1em; "&gt;"Sur une base annuelle, notre indice a continué d'indiquer une tendance à la baisse, en nous donnant quelques alertes précoces quant aux chiffres 'mous' du produit intérieur brut (PIB), a indiqué un économiste de la CIBC, Benjamin Tal. Après tout, plus des deux tiers du PIB canadien sont produits dans les grandes villes du Canada, de sorte que le sort de ces villes en dit long sur celui de l'économie."&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1.1em; "&gt;Le document précise enfin que neuf des dix villes qui sont en territoire négatif sont situées en Ontario et au Québec, "ce qui traduit bien le caractère multidimensionnel des problèmes qui affligent ces deux provinces en raison de l'affaiblissement de leurs secteurs manufacturier et forestier, de la baisse de la demande à l'importation des États-Unis et de la vigueur du dollar canadien".&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-3370111562027544285?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/3370111562027544285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/les-economies-nord-americaines-se.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3370111562027544285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3370111562027544285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/les-economies-nord-americaines-se.html' title='Les économies nord-américaines se relèveront lentement, prédit la Banque Scotia'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-2932088875942198997</id><published>2009-12-04T09:22:00.000+01:00</published><updated>2009-12-04T09:23:16.058+01:00</updated><title type='text'>La zone euro et le FMI s'inquiètent de la surévaluation de l'euro</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; "&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt; Les ministres des Finances de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) se sont inquiétés mardi soir de la "surévaluation" de l'euro face aux autres grandes monnaies comme le yuan et le dollar, une situation qui risque de freiner la reprise économique en Europe.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Le constat a été dressé lors d'une réunion à Bruxelles entre le directeur du département Europe du FMI, Marek Belka, et les grands argentiers de la zone euro à Bruxelles.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;"Nous sommes d'accord avec lui lorsqu'il dit que l'euro est surévalué et qu'un certain nombre d'ajustements sont souhaitables", a déclaré le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, devant la presse.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;La monnaie unique évolue aujourd'hui au-dessus du seuil de 1,51 dollar, un élément de nature à peser sur les exportations des pays qui l'utilisent, et d'hypothéquer les chances de reprise économique après la grave récession qu'ils viennent de traverser.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Mardi soir, l'euro s'échangeait à 1,5110 dollar contre 1,5005 dollar lundi soir.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Un peu plus tôt dans la journée en France, le président Nicolas Sarkozy avait déploré la faiblesse du dollar par rapport à l'euro et critiqué indirectement le laissez-faire des autorités américaines.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;"Je me reconnais comme un ami des Américains mais enfin on ne peut pas continuer comme ça avec un euro qui a augmenté de 50% de sa valeur par rapport au dollar (...) comment voulez-vous qu'on aille vendre des avions aux Etats-Unis ?", s'est exclamé M. Sarkozy.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;"Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, il n'y avait qu'une seule grande puissance, les Etats-Unis. Il était normal qu'il n'y ait qu'une grande monnaie. Aujourd'hui, le monde est multipolaire. Le système doit être multimonétaire. On ne peut être soumis au diktat d'une seule monnaie dans le monde tel qu'il est", a-t-il ajouté.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Le faible niveau du yuan chinois, dicté par les autorités de Pékin, inquiète aussi de plus en plus les Européens.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;M. Juncker a indiqué avoir fermement fait passer le message avec le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, dimanche lors d'une rencontre avec les responsable monétaires chinois, en marge d'un sommet UE-Chine à Nankin (Est).&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;"Nous avons expliqué à nos amis chinois (...) que nous souhaiterions une appréciation ordonnée et graduelle du yuan par rapport à l'euro", a-t-il dit.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;"Nous estimons anormal qu'une économie (comme la Chine) qui se trouve en forte progression dévalue le cours de sa monnaie par rapport à une zone monétaire (la zone euro) dont les performances de croissance sont largement moins positives", a ajouté M. Juncker.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Il a toutefois reconnu que les Européens n'avaient pas pu convaincre. "Nos amis chinois ne voient pas de la même façon" la situation, a-t-il admis, reconnaissant que les discussions avaient été "franches".&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Le yuan est maintenu arrimé depuis des années au dollar américain. Et à Nankin la Chine n'a laissé aucune ambiguïté sur le fait qu'elle entend rester maîtresse de sa police de taux de change afin de ne pas sacrifier sa croissance pour faire plaisir à ses partenaires commerciaux.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Cette rebuffade est intervenue dans un contexte commercial tendu entre la Chine, de plus en sûre d'elle même, et l'Europe. Pékin s'irrite des enquêtes et mesures antidumping ou anti-subventions visant ses industriels.&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-2932088875942198997?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/2932088875942198997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/la-zone-euro-et-le-fmi-sinquietent-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/2932088875942198997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/2932088875942198997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/la-zone-euro-et-le-fmi-sinquietent-de.html' title='La zone euro et le FMI s&apos;inquiètent de la surévaluation de l&apos;euro'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-3817938959236621187</id><published>2009-12-04T09:21:00.000+01:00</published><updated>2009-12-04T09:22:20.640+01:00</updated><title type='text'>Crédit immobilier : les avantages de passer par un courtier immobilier</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; color: rgb(85, 85, 85); "&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; line-height: 18px; "&gt;Acteur incontournable du monde de l’immobilier, le &lt;strong style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;courtier immobilier&lt;/strong&gt; a pour rôle principal de mettre en relation l’acquéreur d’un bien avec l’établissement bancaire qui lui proposera le meilleur taux pour son crédit immobilier. En réalité, il faut savoir que le champ d’action d’un courtier immobilier s’étend bien plus loin, afin de proposer aux acquéreurs d’un bien immobilier une véritable plus-value dans le cadre de leur recherche de financement.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; line-height: 18px; "&gt;Alors pourquoi choisir un courtier immobilier ? Quels sont les avantages à passer par de telles structures pour acquérir un crédit immobilier ? Et comment choisir un bon courtier immobilier ? Petit point sur la double utilité des courtiers immobiliers en ce contexte économique aux taux bas …&lt;span id="more-3892" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; line-height: 18px; "&gt;Premièrement, le courtier immobilier prend à sa charge toutes les démarches bancaires depuis la constitution du dossier jusqu’à la mise en relation avec la banque choisie, voire même ira jusqu’à accompagner l’acquéreur auprès du notaire pour la signature de l’acte de vente. Il apporte ainsi un véritable accompagnement personnalisé et surtout permet d’éviter à l’acquéreur toutes les démarches de prospection auprès des banques.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; line-height: 18px; "&gt;Par ailleurs, grâce à son statut de précepteur et grâce à son expertise dans le domaine de l’immobilier et de la négociation, le courtier immobilier est susceptible non seulement de mettre en concurrence les banques, mais aussi de négocier auprès d’elles. Ainsi, les taux proposés sont généralement bien plus intéressants que ce qu’une banque peut proposer en direct à un demandeur, l’économie pouvant s’élever de 15K€ jusqu’à 30K€ parfois !&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; line-height: 18px; "&gt;Pour résumer, un bon courtier immobilier doit être capable d’apporter :&lt;/p&gt;&lt;ul style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; list-style-type: none; list-style-position: initial; list-style-image: initial; "&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 30px; margin-bottom: 0px; margin-left: 30px; padding-top: 5px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: disc; list-style-position: outside; list-style-image: initial; "&gt;Un gain de temps. En mettant à contribution son réseau de partenaires financiers, le courtier épargne à l’acquéreur la phase de prospection très chronophage. De plus, par l’apport de son expertise et de ses conseils, la prise de décision s’en trouve accélérée.&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 30px; margin-bottom: 0px; margin-left: 30px; padding-top: 5px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: disc; list-style-position: outside; list-style-image: initial; "&gt;Un gain financier. De par sa fonction première, le courtier immobilier comparera les offres de prêts émises par les banques et choisira la plus intéressante financièrement, en accord avec le projet. Par ailleurs, grâce aux relations qu’il entretient avec ses partenaires bancaires, un courtier saura négocier des « taux courtiers », voire même la gratuité des frais de dossiers, et autres.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; line-height: 18px; "&gt;Reste à trouver un bon courtier, et à lui faire confiance dans sa recherche du meilleur taux. Car démarcher les banques ou d’autres courtiers en parallèle ne pourra que le gêner dans sa négociation, dans la mesure où une banque, lorsqu’elle reçoit de plusieurs sources un même dossier (et les courtiers ont généralement recours aux mêmes banques !), va avoir tendance à traiter le premier entrant, diminuant ainsi le potentiel d’économie que pourrait vous proposer le courtier.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; line-height: 18px; "&gt;Premier Taux est une de ces sociétés de courtage qui met un point d’honneur à entretenir une neutralité complète vis à vis de ses partenaires bancaires. La qualité de ses relations avec chacun d’entre eux, son savoir-faire dans le domaine de l’immobilier et sa réactivité face à des demandes de financement souvent très urgentes lui permettent d’apporter à l’acquéreur d’un bien immobilier l’assurance d’un crédit immobilier au meilleur taux, et une qualité de service irréprochable.&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-3817938959236621187?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/3817938959236621187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/credit-immobilier-les-avantages-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3817938959236621187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3817938959236621187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/credit-immobilier-les-avantages-de.html' title='Crédit immobilier : les avantages de passer par un courtier immobilier'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-3782867629635660061</id><published>2009-12-04T09:09:00.000+01:00</published><updated>2009-12-04T09:21:17.834+01:00</updated><title type='text'>"La France et l'Allemagne doivent défendre ensemble le pacte de stabilité"</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: georgia; font-size: 15px; color: rgb(34, 34, 34); line-height: 22px; "&gt;Wolfgang Schäuble, le ministre des finances chrétien-démocrate (CDU) du nouveau gouvernement d'&lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/b538/angela-merkel.html" class="listLink" style="font: normal normal normal 15px/22px georgia !important; color: inherit; text-decoration: none; "&gt;Angela Merkel&lt;/a&gt;, a tenu à souligner la convergence de vue de la France et de l'Allemagne sur les modalités de sortie de crise avant les réunions de l'Eurogroupe, mardi 1&lt;sup style="height: 0px; line-height: 1; vertical-align: baseline; position: relative; bottom: 1.4ex; "&gt;er&lt;/sup&gt;décembre, et des ministres des finances des Vingt-Sept, le lendemain.&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"    style="font-family:georgia;font-size:130%;color:#222222;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; line-height: 22px;"&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;"Les réflexions sont très proches de celles que nous avons en Allemagne. Nous devons renforcer la compétitivité de nos économies, en France, en Allemagne et en Europe en nous concentrant en particulier sur la recherche"&lt;/i&gt;, a-t-il déclaré au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; à propos du projet français de grand emprunt. Le nouveau gouvernement allemand de centre droit a fait le pari de relancer la croissance avec des baisses d'impôts. &lt;i&gt;"Actuellement, tout le monde est d'accord pour dire qu'il est encore trop tôt pour songer à la rigueur", explique M. Schäuble. "&lt;/i&gt;&lt;i&gt;Il est judicieux de stimuler la conjoncture aussi en 2010. C'est l'objectif de notre projet de loi pour soutenir la croissance, en examen au Parlement."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Actes symboliques&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour ce choix, la coalition qui réunit les unions chrétiennes et les libéraux est critiquée par de nombreux Länder, qui s'inquiètent d'une réduction de leur marge budgétaire. M. Schäuble n'a néanmoins pas l'intention de céder : &lt;i&gt;"Evidemment, la situation budgétaire n'est pas seulement difficile pour l'Etat fédéral, mais aussi pour les régions et les communes. Mais, dans notre système fédéral, l'Etat et les régions ont une responsabilité globale pour notre pays."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En même temps, le ministre se pose en bon élève et assure que l'Allemagne, &lt;i&gt;"compte tenu des estimations conjoncturelles actuelles"&lt;/i&gt;, parviendra à revenir sous la barre des 3 % de déficit d'ici à 2013. &lt;i&gt;"Beaucoup d'indices laissent penser qu'il y aura une reprise de la conjoncture au milieu de l'année prochaine, si bien que nous pourrons en même temps que d'autres pays commencer à réduire nos déficits en 2011"&lt;/i&gt;, assure M. Schäuble. Berlin doit également prendre en compte les exigences de la Loi fondamentale.&lt;i&gt;"Nous avons inscrit dans notre Constitution un mécanisme de frein à de nouveaux emprunts publics"&lt;/i&gt;, souligne-t-il. Sur ce point, M. Schäuble semble vouloir lancer un discret avertissement à Paris : &lt;i&gt;"Il est essentiel que la France et l'Allemagne défendent ensemble le pacte de stabilité et de croissance, qu'il soit valable&lt;/i&gt; &lt;i&gt;et qu'il n'y ait pas de doutes quant à ses fonctions. Au-delà, sur le rôle de la Banque centrale européenne et la politique monétaire, les ministres des finances n'ont pas à faire de déclarations."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La coopération entre Paris et Berlin &lt;i&gt;"doit rester très étroite, elle doit faire ses preuves chaque jour"&lt;/i&gt;. Selon M. Schäuble, le conseil économique et financier franco-allemand, qui s'est tenu à Berlin, lundi 30 novembre, en est la meilleure illustration : les deux pays ont souligné qu'ils acceptaient et soutenaient le pacte européen de stabilité et de croissance. De plus, ils ont annoncé vouloir trouver des positions communes sur la coordination économique au sein de la zone euro et sur l'harmonisation fiscale au niveau de l'Union européenne. Mais, les actes symboliques sont tout aussi importants. &lt;i&gt;"J'ai été très ému que la France célèbre les 20 ans de la chute du Mur sur la pla&lt;/i&gt;&lt;i&gt;ce de la Concorde"&lt;/i&gt;, a-t-il confié. Interrogé sur l'idée française de créer un poste de ministre franco-allemand, M. Schäuble est resté discret : &lt;i&gt;"Il y a actuellement des discussions entre les deux gouvernements concernant d'autres formes de rapprochement."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Parmi les principaux risques qui pèsent sur la conjoncture allemande dans les mois à venir, il cite la raréfaction du crédit. &lt;i&gt;"Avec une reprise de la conjoncture, les entreprises risquent de se heurter aux difficultés des banques dont les bilans n'ont pas encore été nettoyés. Nous avons vu ce qui s'est passé à Dubaï la semaine dernière, personne ne s'y était attendu."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="lien" style="padding-top: 3px; padding-right: 0px; padding-bottom: 3px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;div class="author" style="font: normal normal normal 13px/17px verdana, sans-serif; color: rgb(34, 34, 34); margin-bottom: 25px; "&gt;&lt;b&gt;Cécile Calla&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-3782867629635660061?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/3782867629635660061/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/la-france-et-lallemagne-doivent.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3782867629635660061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3782867629635660061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/12/la-france-et-lallemagne-doivent.html' title='&quot;La France et l&apos;Allemagne doivent défendre ensemble le pacte de stabilité&quot;'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-2285589113091691907</id><published>2009-09-28T08:55:00.000+01:00</published><updated>2009-09-28T08:59:00.278+01:00</updated><title type='text'>CRISE FINANCIERE INTERNATIONALE Istanbul pour évaluer Washington</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: verdana; font-size: 12px; font-weight: bold; "&gt;L’assemblée générale des Institutions de Bretton Woods a choisi cette année, les abords : au Nord de la mer Noire, à l’Ouest de la mer Egée et au Sud de la Méditerranée, pour se tenir. Istanbul en Turquie, pour avoir une première évaluation des mesures édictées à Washington le 26 avril dernier en ce qui concerne la décision d’un transfert de ressources réelles aux pays en développement comme les nôtres durement affectés par une crise exceptionnelle par son ampleur, la plus grave depuis la grande crise de 1929. Une crise de la finance globalisée qui a frappé d’abord les pays du centre du capitalisme mondial, mais qui s’est propagée sur tous les continents de la planète. Une crise multidimensionnelle : financière, économique, sociale, écologique, énergétique, géopolitique, nous apprend le Pr. Dominique PLIHO (Université Paris – Nord)&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="font-family:verdana;font-size:100%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 12px;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;&lt;p class="spip" style="padding-left: 0px; text-align: justify; margin-bottom: 14px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; "&gt;A cheval sur deux continents, au carrefour des axes Russie - Méditerranée et Balkans - Moyen-Orient, sur l’antique route de la soie, aujourd’hui sur le tracé d’oléoducs d’importance stratégique, la Turquie a toujours été un carrefour d’échanges économiques, culturels, religieux. Est-ce la raison pour laquelle, les institutions de Bretton Woods l’ont choisie cette année pour discuter de l’économie de la planète terre, évaluer leurs programmes et projets, mesurer les impacts de leurs décisions et orientations stratégiques, corriger les écarts, esquisser de nouvelles perspectives « globalisées » dans un monde globalisé affecté par la plus grave financière de son histoire depuis celle de 1929 ? Certainement. Istanbul devrait leur offrir occasion aussi de jauger les décisions de transfert réel de ressources à nos pays prises au printemps dernier à Washington ainsi que les impacts sur les frêles économies des pays pauvres et de ceux en voie d’émerger.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip" style="padding-left: 0px; text-align: justify; margin-bottom: 14px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; "&gt;Certes, bien que la majorité des pays africains ne soient pas encore sur la voie pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), l’Afrique a réalisé d’importants progrès au cours de la décennie précédente, construisant les fondements pour une forte croissance et la réduction de la pauvreté. Cette perspective plus optimiste est maintenant contrecarrée par des facteurs échappant au contrôle du continent. Alors que les effets initiaux de la crise financière ont tardé à se faire sentir en Afrique, l’impact apparaît désormais de façon claire. Il emporte avec lui entreprises, mines, emplois, revenus et moyens d’existence ; il s’agit en résumé d’une explosion totale de la crise. Pour la première fois depuis une décennie, la croissance par tête sera nulle. Cette note démontre les effets de la crise, et suggère les actions qui doivent être entreprises.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip" style="padding-left: 0px; text-align: justify; margin-bottom: 14px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; "&gt;Le 26 avril dernier à Washington dans ce cadre, le Comité ministériel conjoint des Conseils des gouverneurs de la Banque mondiale (Bm) et du Fonds monétaire international (Fmi) réuni sur le transfert des ressources réelles aux pays en développement en arrive au constat ci-après : « L’économie mondiale s’est considérablement détériorée depuis notre dernière réunion. Cette évolution a des conséquences particulièrement graves dans les pays en développement où la crise financière et économique se transforme en catastrophe humaine et en désastre au plan du développement. Les progrès réalisés au prix de durs efforts en direction des objectifs de développement pour le Millénaire (ODM) sont maintenant compromis. La crise a déjà fait basculer dans une extrême pauvreté plus de 50 millions de personnes, surtout des femmes et des enfants. Nous devons atténuer son impact sur les pays en développement et faciliter la contribution de ces derniers à une reprise mondiale ».&lt;/p&gt;&lt;p class="spip" style="padding-left: 0px; text-align: justify; margin-bottom: 14px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; "&gt;Selon un communiqué rendu public aussitôt après la rencontre : le Groupe de la Banque mondiale et le Fmi « ont fait preuve d’esprit de décision et mené une action complémentaire pour aider les pays en développement à faire face à la crise, favoriser l’adoption de mesures anticycliques, et contribuer à combler un déficit de financement considérable, notamment en déployant des efforts pour relancer les flux de capitaux privés ». Selon le comité qui s’est félicité des engagements pris par les pays membres d’accroître les ressources du Fmi, « les institutions multilatérales ont besoin de ressources et de capacités pour pouvoir prévenir les crises ou y riposter de manière efficace ».&lt;/p&gt;&lt;p class="spip" style="padding-left: 0px; text-align: justify; margin-bottom: 14px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; "&gt;Il faudra faire cependant plus pendant que la crise suit son cours, note-t-il. Et les argentiers d’exiger « une suite concrète aux engagements que nous avons pris, notamment ceux formulés par les participants au récent Sommet de Londres, en prenant des mesures concertées et en dégageant des ressources supplémentaires. Nous demandons instamment à tous les bailleurs de fonds de concrétiser plus rapidement la promesse qu’ils ont faite d’accroître leur aide ; nous devons quant à nous, examiner la possibilité d’aller au-delà de nos engagements actuels ».&lt;/p&gt;&lt;p class="spip" style="padding-left: 0px; text-align: justify; margin-bottom: 14px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; "&gt;Dans ce cadre, ils disent accueillir avec satisfaction les efforts déployés par le Groupe de la Banque mondiale « pour assurer une riposte rapide à la crise tout en maintenant son attention sur les problèmes de développement à long terme, notamment ceux posés par le changement climatique, et la nécessité d’accélérer le rythme des progrès en direction des ODM ». Et prennent note du triplement escompté des financements de la BIRD pour l’exercice et du programme de décaissement rapide des fonds engagés au titre d’IDA-15. Nous donnons notre appui aux initiatives lancées par le Groupe de la Banque mondiale et encourageons une mise en œuvre rapide :&lt;/p&gt;&lt;p class="spip" style="padding-left: 0px; text-align: justify; margin-bottom: 14px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; "&gt;• Pour protéger les plus démunis, la Banque a mis en place le Mécanisme de financement en faveur des pays vulnérables, qui regroupe le Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire et le nouveau Programme d’intervention rapide dans le secteur social. L’IFC a également créé le Mécanisme de renforcement de la micro-finance pour aider les emprunteurs pauvres.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip" style="padding-left: 0px; text-align: justify; margin-bottom: 14px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; "&gt;• Pour relancer le financement du commerce, l’IFC a porté le montant de son Programme de financement du commerce mondial de 1 à 3 milliards de dollars, et elle a lancé le Programme de liquidités pour le commerce mondial, qui devrait fournir un appui au commerce à hauteur de 50 milliards de dollars au cours des trois prochaines années.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip" style="padding-left: 0px; text-align: justify; margin-bottom: 14px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; "&gt;• Pour assurer la poursuite du développement de l’infrastructure et créer des emplois, la Banque a mis en place le Programme d’appui aux infrastructures existantes et nouvelles. La Banque prêtera jusqu’à 15 milliards de dollars par an au titre de projets d’infrastructure, et l’IFC a mis en place le Mécanisme d’appui à l’infrastructure en situation de crise.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip" style="padding-left: 0px; text-align: justify; margin-bottom: 14px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; "&gt;• Pour fournir un soutien au secteur financier, l’IFC a mis en place un Fonds de recapitalisation qui permettra de fournir des capitaux supplémentaires aux banques des pays en développement. La MIGA a consenti des garanties au titre de prêts destinés à l’Europe de l’Est dont la couverture se chiffre à 500 millions de dollars.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip" style="padding-left: 0px; text-align: justify; margin-bottom: 14px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; "&gt;Si pour le Comité ministériel conjoint des Conseils des gouverneurs de la Bm et du Fmi, un « grand nombre de ces initiatives sont conçues de manière à mobiliser des ressources supplémentaires auprès de sources publiques et privées ». Il n’en demande pas moins « instamment aux autorités nationales d’envisager d’accroître encore leur appui. Et à la Bm d’adapter en temps que de besoin ses politiques, ses instruments et ses stratégies sur la base des leçons tirées de cette crise ».&lt;/p&gt;&lt;p class="spip" style="padding-left: 0px; text-align: justify; margin-bottom: 14px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; "&gt;Le Comité réitère son appui aux efforts visant à exploiter de manière optimale le bilan de la BIRD en accordant des financements à hauteur de 100 millions de dollars sur trois ans. Étant donné que la reprise pourrait être lente, nous avons envisagé la possibilité d’avoir à déployer des ressources supplémentaires. Comme il a adjuré la Banque mondiale « d’examiner la capacité financière, et notamment l’adéquation du capital, de la BIRD et de l’IFC, ainsi que l’adéquation des ressources concessionnelles les destinées aux pays IDA ». Istanbul se fera certainement un devoir d’examiner cette question plus en détail lors des Assemblées annuelles 2009.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip" style="padding-left: 0px; text-align: justify; margin-bottom: 14px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; "&gt;Pour le Comité en outre, la crise et la nécessité d’une vigoureuse riposte multilatérale témoignent encore plus clairement de la pertinence des efforts déployés pour accroître la voix et la participation des pays en développement et en transition dans la structure de gouvernance du Groupe de la Banque mondiale. C’est pourquoi, compte tenu de la décision prise, lors de notre dernière réunion, il apparaît nécessaire de demander au « Conseil de formuler des principes, des critères et des propositions pour la répartition du capital de la Banque », pour lequel, « nous sommes convenus d’intensifier les travaux relatifs à la deuxième phase de la réforme dans le but de parvenir à un accord d’ici les Réunions de printemps 2010. Il importe que tous les actionnaires participent à ces travaux dans le cadre d’un processus transparent, consultatif et solidaire ». De tout cela, évaluation devra être faite le 5 octobre à Istanbul ou le comité se réunit à nouveau.&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-2285589113091691907?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/2285589113091691907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/crise-financiere-internationale.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/2285589113091691907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/2285589113091691907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/crise-financiere-internationale.html' title='CRISE FINANCIERE INTERNATIONALE Istanbul pour évaluer Washington'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-38213171791438442</id><published>2009-09-23T09:22:00.000+01:00</published><updated>2009-09-23T09:24:06.112+01:00</updated><title type='text'>La Finance Islamique pour les nuls</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, 'Liberation Sans', FreeSans, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 20px; "&gt;&lt;div class="chapo" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; font-weight: bold; "&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Alors que Paris Dauphine lance un Master 2 de finance islamique, que savons-nous vraiment de ce système ? Est-il une alternative efficace contre ce capitalisme barbare ? Contre la crise ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;"Nous adapterons notre environnement juridique pour que la stabilité et l’innovation de notre place financière puissent bénéficier à la finance islamique."&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Voilà ce qu’a annoncé Mme Lagarde, le ministre de l’économie en novembre dernier. Ces propos qui ont dû faire frémir les Le Pen, de Villiers ou autres combattants anti-Islam ne sont que le prolongement d’un paradigme économique en pleine expansion.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;En effet, ce modèle économique qui repose sur la « Charia » (texte de loi islamique) est en plein essor, notamment depuis que la crise a mis en lumière les failles du système bancaire et des crédits.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Pourquoi une finance Islamique différente de la finance conventionnelle ?&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Cette finance née du Coran repose sur deux principes :&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;-L’interdiction de l’intérêt (riba) et de l’usure&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;-La responsabilité sociale de l’investissement et la notion d’intérêt général&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;La première interdiction découle du verset 27s de la 2e sourate du Coran : « Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt ».&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;L’intérêt est donc prohibé et conséquemment, l’usure l’est aussi, car, fixé ex-ante, il est établi sans référence à ladite performance. Les textes islamiques s’attachent à ce que toutes transactions financières se fondent sur une activité économique réelle. C’est pourquoi la Charia autorise la prise de risque, mais interdit l’incertitude dans les termes d’une relation contractuelle ainsi que la spéculation.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Ainsi, le profit doit être encouragé, car, déterminé ex post, il exprime la performance réelle de l’entreprise.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Comment fonctionne le mécanisme économique ?&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Les banques islamiques ont développé des mécanismes juridico-financiers qui reposent sur des concepts particuliers. Ceux-ci permettent à un promoteur de mener un projet grâce à des fonds avancés par des apporteurs de capitaux dont la clé de répartition des gains et des parties est fixée dans le contrat. Ces apporteurs de capitaux supportent entièrement les pertes, les promoteurs ne perdant que le fruit de leur travail.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Voici ci-dessous quelques mécanismes économiques islamiques :&lt;/p&gt;&lt;table cellspacing="0" cellpadding="0" border="0" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 1px; border-right-width: 1px; border-bottom-width: 1px; border-left-width: 1px; border-style: initial; border-color: initial; border-collapse: collapse; border-top-style: solid; border-right-style: solid; border-bottom-style: solid; border-left-style: solid; border-top-color: rgb(230, 230, 230); border-right-color: rgb(230, 230, 230); border-bottom-color: rgb(230, 230, 230); border-left-color: rgb(230, 230, 230); "&gt;&lt;tbody style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;&lt;tr style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;&lt;td style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 3px; padding-right: 3px; padding-bottom: 3px; padding-left: 3px; border-top-width: 1px; border-right-width: 1px; border-bottom-width: 1px; border-left-width: 1px; border-style: initial; border-color: initial; border-top-style: solid; border-right-style: solid; border-bottom-style: solid; border-left-style: solid; border-top-color: rgb(230, 230, 230); border-right-color: rgb(230, 230, 230); border-bottom-color: rgb(230, 230, 230); border-left-color: rgb(230, 230, 230); "&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Les instruments financiers principaux&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Moudaraba : Un contrat entre le propriétaire du capital et l’entrepreneur. La banque confie une somme d’argent à l’entrepreneur pour l’investir, en contrepartie d’une part dans le bénéfice éventuel de l’affaire.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Moucharaka : Les deux parties signataires du contrat participent et au capital et à la gestion de l’affaire.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Les bénéfices sont répartis selon des ratios déterminés, tandis que les pertes sont supportées à hauteur de la participation de chacun&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Mourabaha : Le client ordonne à la banque d’acquérir un bien particulier ; celle-ci lui revend le bien en question (devenu propriété de la banque), moyennant une marge bénéficiaire. Le paiement se fait comptant ou sur plusieurs échéances.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Ijara : Un contrat portant sur la mise à la disposition du client d’un bien ou d’un service en contrepartie d’une rémunération prédéfinie. Le client peut s’engager à acquérir le bien en question à terme.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Salam : Un contrat de vente avec livraison différée de la marchandise. La banque intervient comme acquéreur avec paiement comptant d’une marchandise qui lui sera délivrée à terme par le partenaire.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;La Charia interdit en principe les transactions portant sur des biens inexistants au moment de la conclusion du contrat, mais l’exception a été faite pour le salam par nécessité, à condition que le prix, la date de livraison et les caractéristiques exactes de la marchandise soient connus d’avance.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Tels sont les principaux instruments utilisés en finance islamique. Concernant les frais que peut prélever la banque, ils ne sont valables en Islam que s’ils sont fixes, quel que soit le montant de la transaction, dans le but de couvrir les frais administratifs et autres.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;D’autres formules de financement sont créées, mais sont normalement avalisées par un ensemble de savants.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Il est cependant clair que certaines banques collent l’étiquette « Halal » à des offres sans fondement islamique réel…&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Cette interdiction d’intérêt n’est pas seulement réservée à la religion musulmane. On retrouve la même idée dans le christianisme à travers la théologie de Saint Thomas d’Aquin qui prolongeait l’enseignement d’Aristote selon lequel l’argent ne peut pas produire d’enfant. Le prélèvement d’intérêt étant caractérisé comme le moyen injuste d’accaparer le bien d’autrui. &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Même si l’interdiction est très ancienne, la finance islamique est une construction contemporaine. qui voit véritablement le jour en 1963, en Egypte.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;En Europe, c’est au Royaume-Uni que s’est développée la 1ère industrie de cette finance. En 2004, « L’Islamic Bank of Britain » a été agréée par les autorités britanniques. Certaines banques occidentales n’ont pas hésité à ouvrir dans le monde musulman des succursales où coexistent à la fois un guichet conventionnel et un autre islamique. En France, malgré le discours du ministre de l’économie, il n’y en a pas, mais seulement quelques opérations sur le marché des entreprises. &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Quatre raisons peuvent expliquer l’expansion de cette finance depuis le milieu du XXème siècle :&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;-Le regain de vitalité de la religion musulmane&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;-La possibilité que donne aux musulmans, la finance islamique, de se démarquer de l’époque coloniale et d’utiliser leur propre système bancaire&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;-Le choc pétrolier de 1970 qui a touché ces pays&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;-La possibilité pour les banques de contrer certaines politiques économiques contraignantes&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Le financement islamique est donc une redéfinition de la rationalité économique qui prend en compte dans le calcul économique non seulement l’intérêt individuel mais aussi une notion d’intérêt général. Contrairement aux présupposés, la philosophie de l’islam, tout comme la philosophie libérale, encourage l’esprit entrepreneurial, autorise la prise de risque et cautionne le profit.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Et face à notre crise économique actuelle ?&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Certains économistes islamiques avancent l’idée qu’un système financier basé sur les principes de l’Islam, et notamment sur la prohibition de la riba (intérêt), aurait pu éviter certains des plus grands désastres financiers des 50 dernières années.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Dans la crise de "la dette" des pays émergents, ou dans l’explosion de l’endettement des ménages dans les pays anglo-saxons qui a mis plus d’une fois en difficulté leur système bancaire, une partie au moins de la responsabilité revient aux banques qui ont attribué des crédits facilement et sans beaucoup de discernement. &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Dans un système financier basé sur le partage des profits et des risques, une telle situation ne pourrait se produire, car les investisseurs (en l’occurrence les banques) ont une forte incitation à mieux contrôler le développement de projet d’investissement.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Aujourd’hui la finance islamique représente 1000 milliards de dollars sur le marché mondial.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Il est incontestable qu’elle peut représenter une alternative au système conventionnelle, qui est pour beaucoup responsable de la crise actuelle, et ainsi se développer dans beaucoup plus de pays. &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Pas étonnant alors que l’université Paris Dauphine lance en novembre, un master 2 d’économie « Charia-compatible » pour développer ce secteur encore trop peu méconnu, mais très prometteur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-38213171791438442?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/38213171791438442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/la-finance-islamique-pour-les-nuls.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/38213171791438442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/38213171791438442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/la-finance-islamique-pour-les-nuls.html' title='La Finance Islamique pour les nuls'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-1624427819932484821</id><published>2009-09-23T09:15:00.000+01:00</published><updated>2009-09-23T09:22:50.651+01:00</updated><title type='text'>Greenspan : les crises ont pour origine «la nature humaine»</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS', Verdana, sans-serif; font-size: 13px; "&gt;&lt;div class="photo" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 20px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 11px; "&gt;&lt;img src="http://www.lefigaro.fr/medias/2009/09/09/2863b2a6-9d2a-11de-922f-54edffc1525f.jpg" alt="" border="0" style="width: 493px; margin-bottom: 10px; " /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="credit" style="color: rgb(153, 153, 153); "&gt;Crédits photo : ASSOCIATED PRESS&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;h2 style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: 'Trebuchet MS', Verdana, sans-serif; font-size: 17px; line-height: 24px; color: rgb(51, 51, 51); font-weight: normal; "&gt;L'ancien président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Alan Greenspan estime que la crise actuelle est le fruit d'«excès spéculatifs» inévitables en période de prospérité.&lt;/h2&gt;&lt;div class="texte" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 19px; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;&lt;img src="http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif" border="0" /&gt;&lt;p&gt;«Il y aura d'autres crises, mais elles seront différentes», assure Alan Greenspan dans une interview publiée mercredi &lt;a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/8244600.stm" target="_blank" style="text-decoration: none; color: rgb(49, 101, 176); font-weight: bold; "&gt;sur le site internet de la BBC&lt;/a&gt;. Celui que l'on avait coutume de surnommer «le maestro», pour sa capacité de 1987 à 2001 à enrayer les crises financières, et qui se retrouve aujourd'hui sous le feu des critiques pour ne pas avoir su prévenir la crise des «subprimes», refuse d'en endosser la responsabilité. «C'est la nature humaine qui en est à l'origine», estime-t-il, et «tant que personne ne trouve le moyen de la changer, nous aurons encore d'autres crises». Et d'ajouter : «Deux crises n'ont jamais rien en commun excepté la nature humaine». D'après lui, à chaque fois que les hommes sont confrontés à des périodes de croissance économique, ils espèrent à tort que celle-ci durera le plus longtemps possible. «C'est une capacité inextinguible de l'être humain, lorsqu'il est face à de longues périodes de prospérité, de présumer qu'elles dureront toujours». D'où la formation de bulles financières, immobilières ou autre, qui finissent tôt ou tard par imploser.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Surveiller les excès de régulation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un an après la faillite de la banque d'investissement américaine Lehman Brothers, qui a précipité la finance mondiale dans la crise entraînant une récession globale, Greenspan jette ainsi un œil fataliste sur les événements qui sont arrivés après son départ à la tête de la Fed. Il affirme que les banquiers «savaient qu'ils sous-estimaient les risques et qu'à un moment il y aurait une correction (…) mais un trop grand nombre d'entre eux ont cru qu'ils seraient capables de s'en sortir juste avant». L'ancien dirigeant de la Fed estime de surcroît que les gouvernements devront désormais davantage surveiller les fraudes et augmenter les exigences de capital des banques, un point défendu le week-end dernier au G20 Finances de Londres par le secrétaire américain au Trésor Tim Geithner.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il a cependant mis en garde contre la tentation de trop réguler en réaction à la crise. «On ne peut pas avoir un commerce mondial libre avec des marchés nationaux régulés très restrictifs», a-t-il dit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-1624427819932484821?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/1624427819932484821/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/greenspan-les-crises-ont-pour-origine.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/1624427819932484821'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/1624427819932484821'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/greenspan-les-crises-ont-pour-origine.html' title='Greenspan : les crises ont pour origine «la nature humaine»'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-2105979283838599363</id><published>2009-09-23T09:14:00.000+01:00</published><updated>2009-09-23T09:15:01.682+01:00</updated><title type='text'>La crise, victoire du capitalisme “anglo-saxon”?</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS', Verdana, Arial, sans-serif; font-size: 14px; color: rgb(102, 102, 102); line-height: 18px; "&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; text-align: center; "&gt;&lt;img src="http://ecofi.blog.lemonde.fr/files/2009/02/bernanke.1235339817.jpg" alt="ben bernanke" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; max-width: 99%; margin-top: 0px; margin-right: 5px; margin-bottom: 5px; margin-left: 0px; " /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; "&gt;De manière générale, le modèle anglo-saxon a toujours été l’objet de critiques en France. Nous pourrions prendre à titre d’exemple les nombreux débats qui ont prospéré dès le 18ème siècle. Joseph Fiévée dans “Lettres sur l’Angleterre et Réflexions sur la philosophie du 18ème siècle” dénonce “les mots paix et commerce” et fait à contrario l’éloge de ce que la paix et la Gloire représentent pour la France.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; "&gt;A cette époque déjà, les débats font rage entre défenseurs du modèle de vie anglo-saxon représentés par Montesquieu et qui parle” d’une nation dans le monde qui a pour objet direct de sa constitution la liberté politique” et les pourfendeurs de ce modèle que l’on pourrait symboliser par les physiocrates ou Rousseau pour qui “la prospérité de l’Angleterre était fondée sur des bases stériles”.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; "&gt;Jeremy Jenings de l’Université de Londres explique admirablement bien dans “Peut-on parler d’un modèle anglo-saxon?” le débat philosophique du 18ème et 19ème siècle entre “les anglophiles” (Benjamin Constant, Montalembert…) et les “Anglophobes” (Eugène Buret, Ledru-Rollin…). Ces reflexions tournaient autour de la liberté et de la justice sociale, l’Angleterre étant un pays riche mais caractérisé par une paupérisation importante de sa population.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; "&gt;&lt;a id="more-272" style="color: rgb(0, 0, 0); text-decoration: underline; "&gt;&lt;/a&gt;A l’inverse, la France représentait pour certains penseurs, le modèle encore inachevé d’un pays qui se dirigeait vers l’égalité afin de réaliser “la justice sociale sur la Terre, la justice des frères entre les citoyens, entre les peuples.” (la décadence de l’Angleterre, Ledru Rollin…).&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; "&gt;“Ce modèle aristocratique et commercial” très bien définit par Monsieur Jenings fut donc l’objet pendant plusieurs siècles de vives discussions et le rejet du capitalisme “anglo-saxon” s’inscrit probablement dans le prolongement de ces vifs débats. Il semblait toutefois intéressant de rappeler les sujets du passé pour tenter de mieux comprendre les critiques d’aujourd’hui.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; "&gt;Nous allons définir en quelques mots les différents capitalismes qui se sont développés (avec toutes les limites et les simplifications que cela implique).&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; "&gt;Plusieurs capitalismes ont émergé durant le vingtième siècle, avec des spécificités respectives et des modèles de croissance relativement différents.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; "&gt;Le capitalisme “Rhénan” s’articule autour de la cogestion de l’entreprise (”Mitbestimmung”) et d’une économie de marché contrôlée par l’Etat. Une relation forte existait entre les entreprises et les grandes banques sous forme de participations croisées et d’un actionnariat de long terme. A ce titre, de nombreuses institutions financières avaient des participations dans la Chimie, l’industrie ou l’automobile…On pourrait évoquer le modèle des stakeholders (prise en compte des intérêts des différentes parties prenantes).&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; "&gt;Le capitalisme “japonais” se caractérisait par un système de “banque principale” et de grands conglomérats ayant de nombreuses activités. L’une des banques finançant l’entreprise avait le rôle de suivre et de garantir la stabilité de celle-ci.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; "&gt;Le capitalisme anglo-saxon se définit par une structure actionnariale centrée sur les investisseurs institutionnels et privilégiant les profits à court terme. Les leviers d’endettement des entreprises sont importants ainsi que les retours sur fonds propres. On parle d’un modèle très “financiarisé” principalement organisé autour de l’actionnaire (shareholder) et prenant moins en considération les autres partenaires. (clients, fournisseurs, Etat, salariés…).&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; "&gt;Ces différents formes de capitalisme ont subsisté jusqu’à la fin du vingtième siècle. La crise financière japonaise du début des années 90 a complètement déstabilisé le système économique du pays et remis en question le modèle “japonais”. (Les banques ont accumulé des créances “douteuses”, les indices boursiers ont plongé, de nombreuses entreprises ayant investi sur les marchés actions ont fait faillite…). Une spirale déflationniste a alors gagné le pays et semble encore ne pas être complètement terminée.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; "&gt;En Allemagne, l’abolition de l’impôt sur les cessions de participation en 2002, la hausse de l’endettement des entreprises et l’augmentation massive des faillites d’entreprises au milieu des années 90 (pour atteindre près de 40% en glissement annuel en 1994) a aussi remis en question le capitalisme “Rhénan”.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; "&gt;Enfin,comme l’explique admirablement Patrick Artus dans “jusqu’où se développera le capitalisme anglo-saxon,?”, la globalisation des économies, le développement du marchés des actions, du rôle des hedge funds et des fonds de private equity, l’exigence d’une plus grande rentabilité du capital, l’effondrement du communisme, la fusion du New Yord Stock exchange et d’Euronext ont contribué à accélérer la diffusion du capitalisme “anglo-saxon”.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; "&gt;Ainsi, la crise des modèles de croissance allemands et japonais associée à une forte dérégulation des économies lancée par la “révolution tatchérienne” au Royaume-Uni, “reaganienne” aux Etats-Unis et encouragée par le Fonds Monétaire International (le fameux consensus de Washington, cf Joseph Stiglitz) ont permis d’accélérer la diffusion du capitalisme anglo-saxon à travers le monde.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: 'Trebuchet MS', Arial, sans-serif; font-size: 0.9em; "&gt;Devant cette homogénéisation du système économique autour du capitalisme “anglo-saxon” et l’émergence de la crise que nous vivons, interrogeons nous sur les liens éventuels entre ces deux éléments. Le capitalisme anglo-saxon est-il la cause de la crise économique et symbolise-t-il sa victoire?&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-2105979283838599363?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/2105979283838599363/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/la-crise-victoire-du-capitalisme-anglo.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/2105979283838599363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/2105979283838599363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/la-crise-victoire-du-capitalisme-anglo.html' title='La crise, victoire du capitalisme “anglo-saxon”?'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-4486011306478875213</id><published>2009-09-23T08:50:00.000+01:00</published><updated>2009-09-23T09:14:11.535+01:00</updated><title type='text'>L’Algérie a-t-elle tiré les leçons de la crise ?</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial; line-height: 16px; color: rgb(85, 85, 85); font-size: 12px; font-weight: bold; "&gt;L’Algérie a-t-elle retenu les leçons de la crise financière mondiale ? C’est une question qui se pose avec acuité une année après l’aggravation des effets de cette crise financière qui a mis en évidence la forte dépendance de l’Algérie des fluctuations des prix du pétrole.&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"    style="font-family:arial;font-size:100%;color:#555555;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 12px; line-height: 16px;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal; line-height: 12px; "&gt;&lt;p style="font-size: 1em; outline-width: 0px; outline-style: initial; outline-color: initial; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: normal; line-height: 1.4em; text-align: justify; "&gt;À ce sujet, il est utile de rappeler les déclarations de Mohamed Laksaci, gouverneur de la Banque d’Algérie, sur  l’économie algérienne qui “a subi le choc externe inhérent à la chute des prix des hydrocarbures”.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1em; outline-width: 0px; outline-style: initial; outline-color: initial; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: normal; line-height: 1.4em; text-align: justify; "&gt;Ce canal de transmission des effets de la récession mondiale est apparu à partir du 4e trimestre 2008 et cela a affecté négativement la balance des paiements courants. Cette situation devrait amener les pouvoirs publics à mettre les bouchées doubles pour diversifier l’économie nationale et mettre le paquet sur l’investissement productif tout en réduisant les importations.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1em; outline-width: 0px; outline-style: initial; outline-color: initial; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: normal; line-height: 1.4em; text-align: justify; "&gt;C’est dans cette optique en tout cas qu’a été élaborée la loi de finances complémentaire pour 2009, nous explique-t-on de sources proches du Parlement. En effet, la loi de finances complémentaire 2009, adoptée le 3 septembre dernier par l’Assemblée populaire nationale (APN), prévoit plusieurs mesures visant, entre autres, à réduire la charge fiscale en faveur de l’encouragement des PME, promouvoir la production nationale et réorganiser le commerce extérieur.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1em; outline-width: 0px; outline-style: initial; outline-color: initial; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: normal; line-height: 1.4em; text-align: justify; "&gt;Est-ce suffisant pour prémunir  l’Algérie à long terme contre les effets de cette crise  surtout au regard des prévisions des spécialistes et responsables algériens à ce sujet ? Le premier ministre Ahmed Ouyahia avait indiqué à ce sujet que “le système économique et financier algérien est à l’abri, aujourd’hui, dans 5 ans et dans 10 ans, de la crise financière mondiale dans ses composantes actuelles, tant que notre système n’a pas évolué et tant que notre Bourse n’est pas bien intégrée au marché financier international”.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1em; outline-width: 0px; outline-style: initial; outline-color: initial; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: normal; line-height: 1.4em; text-align: justify; "&gt;Il avait averti néanmoins que “si la récession économique qui semble se manifester est sévère et durable, elle entraînera des conséquences pour l’Algérie”. “Si le baril de pétrole baisse à 60 dollars, les conséquences se feront ressentir en Algérie dans 5 ou 6 ans, si la crise est très dure et que le prix du baril chute à 10 dollars, notre pays sera, malgré cela, à l’abri pour 2 à 3 ans”, a-t-il dit. Le ministre des Finances Karim Djoudi avait indiqué à ce propos que “conjuguée à la poursuite des réformes engagées et à la gestion financière prudente observée jusque-là, l’économie algérienne est dans une position qui la met à court terme à l’abri de ces turbulences, les aspects de la gestion des ressources financières et de l’espace fiscal résultant des effets de la crise sur les prix du pétrole et des importations de produits alimentaires.”&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1em; outline-width: 0px; outline-style: initial; outline-color: initial; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: normal; line-height: 1.4em; text-align: justify; "&gt;Il s’est également attelé à mettre en évidence l’importance de politiques financières et économiques adaptées, visant à gérer les effets pervers de cette crise. Selon le ministre, les mécanismes à mettre en place devraient préserver la capacité des pouvoirs publics à maintenir un taux d’investissement suffisant pour assurer une croissance économique positive qui permettrait en même temps de financer le filet social.&lt;/p&gt;&lt;p style="font-size: 1em; outline-width: 0px; outline-style: initial; outline-color: initial; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: normal; line-height: 1.4em; text-align: justify; "&gt;Quoiqu’il en soit, il appartient aux pouvoirs publics ainsi qu’aux économistes d’anticiper sur les effets de la crise financière mondiale sur l’Algérie et d’élaborer des politiques à même de nous prémunir contre ses contrecoups.&lt;br /&gt;étant entendu que les effets de cette crise sur l’Algérie ont été limités grâce à la déconnexion de l’Algérie de l’économie mondiale, à la réduction de la dette extérieure ainsi qu’à l’importance  des réserves de change. Le problème aujourd’hui c’est que peu d’actions ont été entreprises par les pouvoirs publics pour diversifier l’écononomie nationale. &lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-4486011306478875213?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/4486011306478875213/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/lalgerie-t-elle-tire-les-lecons-de-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/4486011306478875213'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/4486011306478875213'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/lalgerie-t-elle-tire-les-lecons-de-la.html' title='L’Algérie a-t-elle tiré les leçons de la crise ?'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-8111619160657673044</id><published>2009-09-23T08:48:00.000+01:00</published><updated>2009-09-23T08:49:56.304+01:00</updated><title type='text'>Laisser tomber une grande institution, un scénario devenu impensable ?</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: georgia; font-size: 15px; color: rgb(34, 34, 34); line-height: 22px; "&gt;&lt;span class="dropcap" style="font: normal normal bold 44px/34px verdana, sans-serif; color: rgb(153, 0, 0); float: left; margin-right: 2px; "&gt;U&lt;/span&gt;e banque doit-elle pouvoir faire faillite ? Jusqu'à la crise, la réponse était théoriquement oui. Dans un système financier toujours plus libéralisé depuis les années 1980, les acteurs privés étaient libres de courir de plus en plus de risques, pour leur plus grand profit. Mais en cas de perte, l'Etat devait s'abstenir de les renflouer car cela revenait à collectiviser les pertes et à renforcer l'"aléa moral" : ceux qui prennent des risques ne doivent pas se sentir protégés, sauf à encourager les comportements irresponsables.&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"    style="font-family:georgia;font-size:130%;color:#222222;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; line-height: 22px;"&gt;&lt;p&gt;Certains dirigeants ont tenté de s'en tenir à ce principe. A l'été 2007, le gouverneur de la&lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/549b/banque-d-angleterre.html" class="listLink" style="font: normal normal normal 15px/22px georgia !important; color: inherit; text-decoration: none; "&gt;Banque d'Angleterre&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/d370/mervyn-king.html" class="listLink" style="font: normal normal normal 15px/22px georgia !important; color: inherit; text-decoration: none; "&gt;Mervyn King&lt;/a&gt;, s'était opposé à un soutien au secteur bancaire. Mais la panique engendrée par la déconfiture du prêteur immobilier britannique &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/cb8f/northern-rock.html" class="listLink" style="font: normal normal normal 15px/22px georgia !important; color: inherit; text-decoration: none; "&gt;Northern Rock&lt;/a&gt; l'a obligé à intervenir pour éviter la panique des épargnants.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En septembre 2008, les autorités américaines ont tenté à leur tour l'expérience du laisser-faire avec Lehman, provoquant un séisme sur les marchés : &lt;em&gt;"Au moment de la faillite de &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/02a1/lehman-brothers.html" class="listLink" style="font: normal normal normal 15px/22px georgia !important; color: inherit; text-decoration: none; font-style: italic !important; "&gt;Lehman Brothers&lt;/a&gt;, de nombreux économistes plaidaient pour une non-intervention de l'Etat, afin de ne pas alimenter l'aléa moral. Le pari était osé. On sait aujourd'hui que cette décision a tout simplement été catastrophique", analyse&lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/9dd7/gunther-capelle-blancard.html" class="listLink" style="font: normal normal normal 15px/22px georgia !important; color: inherit; text-decoration: none; font-style: italic !important; "&gt;Gunther Capelle-Blancard&lt;/a&gt;, professeur à l'université Paris-I (Panthéon-Sorbonne) et directeur adjoint du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii). "La chute de Lehman Brothers a largement aggravé la crise. Dorénavant, il est certain que les Etats ne laisseront aucune institution financière d'envergure faire faillite. De façon assez paradoxale, en voulant lutter contre l'aléa moral, on n'a fait que le renforcer"&lt;/em&gt;, poursuit-il.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Des dizaines de petites banques régionales américaines ont pu fermer, car elles ne menaçaient pas la stabilité du système financier. Mais d'autres se sont révélées &lt;em&gt;"too big to fail"&lt;/em&gt;, trop importantes pour faire faillite : elles mettraient en danger le système financier dans son ensemble si elles n'honoraient pas leurs engagements. Les pouvoirs publics ont dû recapitaliser, nationaliser ou garantir les dépôts pour sauver le système de la ruine et protéger les clients. Les banques centrales ont fourni des liquidités à bas prix aux établissements.&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;"A part Lehman Brothers, l'ensemble du système financier a été soutenu : les Etats se sont retrouvés à fournir gratuitement une assurance en dernier ressort contre le risque systémique. Le système financier sait donc qu'il peut compter sur ce soutien"&lt;/em&gt;, analyse &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/58c3/benoit-cougnaud.html" class="listLink" style="font: normal normal normal 15px/22px georgia !important; color: inherit; text-decoration: none; "&gt;Benoît Cougnaud&lt;/a&gt;, PDG d'Azurris, conseil en risques financiers et maître de conférences à l'Essec. Les comportements spéculatifs ont alors pu réapparaître, dénonce-t-il, et continuer à déséquilibrer certaines catégories de produits financiers. Après avoir été divisé par cinq, le prix du pétrole a été multiplié&lt;em&gt; &lt;/em&gt;par plus de deux en quelques mois, montrant la persistance d'une spéculation excessive sur les marchés dérivés.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A défaut de pouvoir laisser des banques mourir, les Etats réfléchissent donc aux moyens de mieux maîtriser, à l'avenir, les risques spéculatifs.&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Une première réponse a été apportée avec le renforcement des exigences en capital pour les opérations de marché. Lors d'une réunion de la Banque des règlements internationaux (BRI, qui réunit les grandes banques centrales), dimanche 6 septembre, un accord a été finalisé pour durcir les normes dites de "Bâle 2" à partir de 2011, comme l'avaient demandé les ministres des finances du G20. Mais cette démarche a ses limites. &lt;em&gt;"Les réponses techniques qui ont été apportées pour renforcer les fonds propres des banques sont nécessaires, mais elles sont trop raffinées et pèchent par leur opacité et leur complexité", &lt;/em&gt;estime M. Capelle-Blancard. &lt;em&gt;"Il est très difficile de trouver un expert qui maîtrise véritablement le sujet. Il faudrait mettre en place des mesures plus simples et plus lisibles"&lt;/em&gt;, explique-t-il.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les pouvoirs publics doivent aussi utiliser d'autres mesures préventives, notamment une supervision exhaustive et détaillée de la finance. &lt;em&gt;"Il n'est pas anormal que le secteur bancaire soit l'activité économique la plus régulée : l'assurance tous risques fournie par l'Etat doit avoir une contrepartie"&lt;/em&gt;, explique M. Capelle-Blancard. Participant au circuit du crédit et donc à la création de la monnaie, bien public à usage privé, la banque n'est pas une industrie comme une autre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le contrôle de l'Etat doit ainsi inclure les rémunérations, explique M. Capelle-Blancard. &lt;em&gt;"Si&lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/04eb/thierry-henry.html" class="listLink" style="font: normal normal normal 15px/22px georgia !important; color: inherit; text-decoration: none; font-style: italic !important; "&gt;Thierry Henry&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/0079/bill-gates.html" class="listLink" style="font: normal normal normal 15px/22px georgia !important; color: inherit; text-decoration: none; font-style: italic !important; "&gt;Bill Gates&lt;/a&gt; gagnent des millions de dollars, cela ne fait pas peser un risque systémique sur l'économie. Dans le cas d'un opérateur de marché, cela peut être le cas."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;"Ensuite, &lt;/em&gt;poursuit M. Capelle-Blancard,&lt;em&gt; il paraîtrait également logique de taxer les transactions financières, comme l'a proposé le président de la FSA &lt;/em&gt;[&lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/6873/financial-services.html" class="listLink" style="font: normal normal normal 15px/22px georgia !important; color: inherit; text-decoration: none; "&gt;Financial Services&lt;/a&gt; Authority, l'autorité britannique des marchés financiers]&lt;em&gt;. Le produit de cette taxe pourrait alimenter un fonds de garantie bancaire, dont le financement repose aujourd'hui sur les dépôts."&lt;/em&gt; Dans un entretien au magazine &lt;em&gt;Prospect&lt;/em&gt; publié le 27 août, &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/09f8/lord-adair.html" class="listLink" style="font: normal normal normal 15px/22px georgia !important; color: inherit; text-decoration: none; "&gt;Lord Adair&lt;/a&gt; Turner jugeait en effet la sphère financière&lt;em&gt;"hypertrophiée"&lt;/em&gt; et appelait à réduire sa taille, d'abord en revoyant les normes de fonds propres.&lt;em&gt;"Et si ces exigences accrues de capital ne suffisent pas, je suis heureux d'envisager des taxes sur les transactions financières, des taxes Tobin"&lt;/em&gt;, ajoutait-il, dans une allusion aux propositions de l'économiste &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/accc/james-tobin.html" class="listLink" style="font: normal normal normal 15px/22px georgia !important; color: inherit; text-decoration: none; "&gt;James Tobin&lt;/a&gt; d'appliquer des taxes d'un faible montant sur les échanges de marché pour décourager les opérations à très court terme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, les excès du système financier, les bulles spéculatives et la volatilité qu'il produit ont un coût pour les entreprises et les consommateurs, de pétrole ou de produits agricoles par exemple. Lorsque les bulles éclatent, c'est la collectivité qui règle la facture. La sphère financière fait ainsi payer à l'économie une sorte de taxe Tobin à l'envers. La fiscalité permettrait d'inverser ce processus.&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-8111619160657673044?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/8111619160657673044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/laisser-tomber-une-grande-institution.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/8111619160657673044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/8111619160657673044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/laisser-tomber-une-grande-institution.html' title='Laisser tomber une grande institution, un scénario devenu impensable ?'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-6247965771410703278</id><published>2009-09-23T08:45:00.002+01:00</published><updated>2009-09-23T09:25:49.153+01:00</updated><title type='text'>Perspectives économiques mondiales "meilleures que prévu"</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"   style="  color: rgb(255, 255, 255); font-family:Georgia;font-size:14px;"&gt;&lt;p  style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 22px; padding-left: 0px;  line-height: 22px; text-align: justify; font-size:14px;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal; line-height: normal; "&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;b&gt;&lt;p  style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 22px; padding-left: 0px;  line-height: 22px; text-align: justify; font-size:14px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Les "projections sont meilleures que ce qui était prévu" pour l'économie mondiale, a annoncé  à Bâle (Suisse) Jean-Claude Trichet.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 22px; padding-left: 0px;  line-height: 22px; text-align: justify; font-size:14px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Nous savons déjà qu'un certain nombre de projections ont été légèrement révisées à la hausse, confirmant que nous avons probablement dépassé, pour de larges pans de l'économie, la période de chute libre qui a marqué le dernier trimestre 2008 et le premier trimestre de cette année", a déclaré M. Trichet.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 22px; padding-left: 0px;  line-height: 22px; text-align: justify; font-size:14px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Nous devons rester prudents et il n'est pas exclu que nous ayons devant nous une route cahoteuse", a-t-il cependant ajouté, à l'issue de la réunion bimestrielle des gouverneurs des grandes banques centrales au siège de la Banque des règlements internationaux (BRI) à Bâle, la "banque centrale des banques centrales".&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 22px; padding-left: 0px;  line-height: 22px; text-align: justify; font-size:14px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Nous ne sommes pas encore à un niveau de fonctionnement de la finance mondiale que nous pourrions considérer comme normal", a-t-il observé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 22px; padding-left: 0px;  line-height: 22px; text-align: justify; font-size:14px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Au cours des dernières semaines des indicateurs clés ont semblé montrer une stabilisation de l'économie mondiale.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 22px; padding-left: 0px;  line-height: 22px; text-align: justify; font-size:14px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;La France et l'Allemagne, les deux principales économies de la zone euro, sont sorties de récession tandis que les États-Unis montrent des signes de ralentissement des pertes d'emploi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 22px; padding-left: 0px;  line-height: 22px; text-align: justify; font-size:14px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Cette réunion de banquiers centraux à Bâle ne s'est pas limitée aux gouverneurs du G-10 mais les responsables ont refusé de préciser qui étaient les autres participants.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 22px; padding-left: 0px;  line-height: 22px; text-align: justify; font-size:14px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;En ce qui concerne la politique monétaire, "il y a une grande unité d'objectifs de toutes les banques centrales, nous sommes unis pour maintenir des prix stables", a déclaré M. Trichet.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 22px; padding-left: 0px;  line-height: 22px; text-align: justify; font-size:14px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Cette unité d'objectifs ne signifie pas que nous faisons tous la même chose: nous sommes dans des situations différentes, nous avons des économies différentes, de tailles différentes, qui ont été secouées (par la crise) de différentes manières", a ajouté le président de la Banque centrale européenne (BCE).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 22px; padding-left: 0px;  line-height: 22px; text-align: justify; font-size:14px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Les gouverneurs des grandes banques centrales ont annoncé dimanche soir un accord sur un ensemble de mesures pour renforcer la régulation et la supervision du secteur bancaire, touché par la crise financière.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 22px; padding-left: 0px;  line-height: 22px; text-align: justify; font-size:14px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Ces mesures "devraient réduire de manière substantielle la possibilité et l'ampleur des tensions économiques et financières", selon un communiqué rendu public par la Banque des Règlements internationaux (BRI) basée à Bâle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 22px; padding-left: 0px;  line-height: 22px; text-align: justify; font-size:14px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Il est très important (...) que nous fassions tout ce qui est nécessaire" pour éviter une répétition de la crise, a insisté M. Trichet en mettant également en garde contre le protectionnisme et les déséquilibres des balances extérieures et intérieures.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 22px; padding-left: 0px;  line-height: 22px; text-align: justify; font-size:14px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Il a prôné une correction de ces déséquilibres "afin d'être sûrs que nous ne préparons pas d'autres difficultés pour l'avenir".&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 22px; padding-left: 0px;  line-height: 22px; text-align: justify; font-size:14px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Les économistes mettent en garde régulièrement contre le déficit budgétaire américain qui s'approfondit sans cesse, et contre le déficit commercial des États-Unis, notamment avec la Chine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-6247965771410703278?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/6247965771410703278/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/perspectives-economiques-mondiales.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/6247965771410703278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/6247965771410703278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/perspectives-economiques-mondiales.html' title='Perspectives économiques mondiales &quot;meilleures que prévu&quot;'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-2967949079078970049</id><published>2009-09-23T08:44:00.000+01:00</published><updated>2009-09-23T08:45:06.204+01:00</updated><title type='text'>La chance Lehman</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; "&gt;&lt;div class="texte" style="font-size: 14px; line-height: 20px; margin-bottom: 10px; "&gt;&lt;p style="text-align: justify; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 5px; margin-left: 0px; "&gt;Dans les temps anciens, le péché originel d'Adam avait chassé l'homme du paradis terrestre. Dans les temps modernes, c'est la faillite de la Lehman Brothers qui l'a remplacé. En laissant tomber la banque d'investissement new-yorkaise, les autorités américaines auraient provoqué la pire catastrophe économique survenue en près d'un siècle. Et s'il était temps de remettre en cause cette grille de lecture, un an après cet événement historique ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="texte" style="font-size: 14px; line-height: 20px; margin-bottom: 10px; "&gt;&lt;p style="text-align: justify; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 5px; margin-left: 0px; "&gt;D'abord, la finance n'a pas attendu la chute de la maison Lehman pour aller mal. Le numéro deux des crédits immobiliers aux Américains les moins aisés, New Century Financial, s'est effondré en avril 2007, un an et demi plus tôt. Trois mois plus tard, deux banques allemandes ont fait faillite. Puis la Banque centrale européenne a déversé des centaines de milliards d'euros sur des marchés exsangues. En mars 2008, la rivale de Lehmann, Bear Stearns, est reprise en catastrophe par JP Morgan. En septembre, une semaine avant l'épisode Lehman, l'Etat américain sauve Fannie Mae et Freddie Mac, deux géants du refinancement hypothécaire qui devaient des milliers de milliards de dollars à leurs créanciers. Non, la finance n'allait pas bien. L'économie non plus, d'ailleurs. Les Etats-Unis sont entrés en récession fin 2007. La Chine est tombée en panne mi-2008. En France, les géants de la distribution ont observé une rupture brutale en mai 2008. Ce n'est pas la faillite de Lehman qui a causé le retournement de l'activité. De même qu'en 1929, ce n'est pas le krach du 24 octobre qui a jeté le monde dans la tourmente. Lors des trois mois précédents, la production industrielle avait dévissé de 10 % aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="texte" style="font-size: 14px; line-height: 20px; margin-bottom: 10px; "&gt;&lt;p style="text-align: justify; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 5px; margin-left: 0px; "&gt;Bien sûr, il serait stupide de nier que la faillite Lehman a provoqué une panique sans précédent, un terrible gel des prêts bancaires, une course au cash meurtrière, un effondrement des échanges mondiaux de 38 % en six mois. Et pourtant, cette faillite a peut-être été une chance. Pas seulement parce qu'un capitalisme où la faillite est impossible est condamné à devenir une forme de communisme. Pas seulement parce qu'elle a montré aux nombreux benêts et tartufes qui doutaient de l'existence du risque systémique (parfois pour préserver leurs intérêts) que ce risque existe vraiment, et qu'il est donc légitime de prendre des mesures pour s'en protéger. Mais aussi parce que ça aurait pu être encore pire ! Il suffit pour s'en rendre compte de se poser une question simple : qu'est-ce qui se serait passé si Washington avait sauvé Lehman ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="texte" style="font-size: 14px; line-height: 20px; margin-bottom: 10px; "&gt;&lt;p style="text-align: justify; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 5px; margin-left: 0px; "&gt;La première réponse est donnée par l'un des hommes marquants de la finance internationale, qui insiste sur la réticence profonde de l'opinion américaine et du Congrès à l'égard des mesures de sauvetage des « fat cats » de Wall Street. Pour lui, si l'administration Bush avait mis tout son poids dans la balance pour sauver Lehman, elle aurait peut-être dû lâcher AIG, l'assureur sauvé le lendemain. Or AIG était au coeur de la Banque mondiale, dont Lehman n'était qu'un acteur secondaire. Avec ses « credit default swaps », il garantissait des milliers de milliards de dollars de crédit. Sa chute aurait jeté au tapis toutes les grandes ­banques de la planète.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="texte" style="font-size: 14px; line-height: 20px; margin-bottom: 10px; "&gt;&lt;p style="text-align: justify; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 5px; margin-left: 0px; "&gt;Et si Wall Street avait été sauvée de l'implosion, le poison aurait continué de couler dans les veines de la finance. Car, depuis des années, les trop grands risques pris par les banquiers, d'une manière ou d'une autre, gangrenaient leurs comptes. Prêts logement imprudents, cartes de crédit trop chauffées, acroba­tiques financements d'entreprise en LBO, délires de la titrisation… Tous ces excès auraient pu déboucher sur un formidable feu d'artifice. Où ce n'est pas seulement la banque d'investissement new-yorkaise qui aurait explosé, mais l'ensemble de la haute finance mondiale. Un infarctus sauve parfois sa victime, à condition d'être soigné très vite. Il révèle les faiblesses insoupçonnées d'un coeur que l'on croyait vaillant. Sans cet accident cardiaque, les artères auraient continué de se boucher. Jusqu'au jour où il serait devenu impossible de sauver le malade, même avec toute la puissance de la chirurgie moderne. La chute de la maison Lehman tient davantage de l'infarctus salutaire que du péché originel. Autrement dit, c'est la finance qui est en cause plus que l'action publique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-2967949079078970049?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/2967949079078970049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/la-chance-lehman.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/2967949079078970049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/2967949079078970049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/la-chance-lehman.html' title='La chance Lehman'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-1165840702787739197</id><published>2009-09-23T08:43:00.000+01:00</published><updated>2009-09-23T08:44:25.272+01:00</updated><title type='text'>Climat: les pays pauvres vont souffrir, les riches doivent assumer, selon la Banque mondiale</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; "&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Des centaines de millions de personnes supplémentaires menacées de famine, un revenu en forte baisse: le réchauffement climatique accroîtra le fossé entre riches et pauvres, prévient la Banque Mondiale (BM) qui appelle le monde industrialisé à un effort sans précédent.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Dans son rapport annuel rendu public à Nairobi, la Banque Mondiale exhorte les pays riches "à prendre la tête du combat contre le réchauffement en adoptant des objectifs très stricts" lors d'une conférence cruciale en décembre à Copenhague.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;La communauté internationale doit s'entendre alors sur un accord destiné à succéder au Protocole de Kyoto, par lequel les pays développés --moins les Etats-Unis-- s'étaient engagé à réduire leurs gaz à effet de serre.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Ces émissions, à commencer par celles de dioxyde de carbone, sont les principales responsables du réchauffement, qui a déjà fait grimper le thermomètre de 0,8 degré depuis le début de l'ère industrielle.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Alors que pays riches, économies émergentes comme la Chine ou l'Inde, et pays développés sont encore très loin d'un accord sur le financement de la lutte contre le réchauffement, la BM a estimé que le monde industrialisé occidental ne pouvait échapper à ses responsabilités.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Les pays à revenus élevés, responsables de 64% des émissions de gaz à effet de serre depuis 1850, n'en supporteront les conséquences qu'à hauteur de 20%. Les pays en voie de développement, à l'origine de 2% de ces émissions, en paieront les frais à hauteur de près de 80%, selon le rapport.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;La BM chiffre à 475 milliards de dollars (325 mds euros) les besoins des pays développés pour faire face au réchauffement climatique d'ici 2030, alors que seulement 5% de ce montant est disponible aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Une augmentation de 2 degrés de la température d'ici la fin du siècle -- l'objectif le plus raisonnable qui exigerait déjà une révolution des modes de production -- mettrait "entre 100 et 400 millions de personnes supplémentaires en danger de famine, et 1 à 2 milliard d'autres pourraient ne plus trouver suffisamment d'eau pour subvenir à leurs besoins".&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Cela "pourrait provoquer une baisse permanente de 4 à 5% de la consommation annuelle par personne en Afrique et en Asie du sud", selon le rapport, qui conclut que "le changement climatique va accroître le fossé" entre pays riches et pauvres.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Pour appuyer sa démonstration, l'institution spécialisée dans l'aide aux pays pauvres a lancé officiellement son rapport non pas à son siège à Washington, mais à Nairobi, capitale du Kenya confronté à une sécheresse persistante.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;La multiplication d'épisodes extrêmes --sécheresse, inondations, ouragans-- frappera bien plus durement les pays pauvres, plus exposés en raison d'une déforestation massive, d'un approvisionnement en eau insuffisant et d'une économie très dépendante de la météo.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Or moins de 1% de la richesse produite chaque année suffirait pour passer d'ici 2100 à une économie totalement débarrassée de sa dépendance aux énergies fossiles (pétrole, charbon) émettrices de dioxyde de carbone.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;"Quand nous avons rédigé ce texte, nous avons reçu en interne des mails disant: +ce n'est pas un rapport de la Banque Mondiale, c'est de la science fiction. Mais nous ne pouvons pas dire que c'est impossible, c'est juste que nous n'avons jamais essayé", a plaidé l'auteure principale du rapport, Marianne Fay.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 1em; padding-left: 0px; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; "&gt;Le ministre de l'Environnement kényan John Michuki a en tout cas tiré argument de ce texte pour demander un effort financier important des pays riches à Copenhague, dans le cadre "d'un accord qui applique le principe du pollueur payeur".&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-1165840702787739197?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/1165840702787739197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/climat-les-pays-pauvres-vont-souffrir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/1165840702787739197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/1165840702787739197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/climat-les-pays-pauvres-vont-souffrir.html' title='Climat: les pays pauvres vont souffrir, les riches doivent assumer, selon la Banque mondiale'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-2930780536339287784</id><published>2009-09-23T08:41:00.000+01:00</published><updated>2009-09-23T08:42:50.571+01:00</updated><title type='text'>Tunisie - Rapport annuel de la BCT pour 2008 : Indicateurs, conclusions et recommandations</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; font-size: 15px; "&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;b&gt;Le rapport annuel de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) pour 2008 vient d’être présenté au chef de l’Etat. Ce rapport, qui est à sa cinquantième édition, analyse les principales évolutions économiques et financières, aux plans international et national. En voici des extraits des principaux enseignements tirés par le gouverneur de la BCT, M.Taoufik Baccar.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;b&gt;Les indicateurs macroéconomiques de 2008&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Un taux de croissance de 4,6%, grâce au dynamisme des services marchands, notamment dans les domaines des communications, du transport et du tourisme. Le secteur industriel a enregistré une certaine décélération de son rythme de croissance surtout au niveau des industries mécaniques et électriques, du textile et habillement et de l’énergie et des mines.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Le volume de l’investissement a augmenté de 14,8%. Son taux a atteint 24,9% du PIB. De son côté, l’investissement direct étranger a enregistré une progression importante, son volume s’étant accru d’environ 64% en 2008 pour atteindre 3.400 MDT. Cette évolution a concerné la plupart des secteurs, notamment l’énergie, les industries manufacturières et les services.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Au plan financier, l’épargne nationale a porté son volume à 11,7 milliards de dinars, soit 23,3% du RNDB. Pour ce qui concerne les paiements extérieurs, le déficit commercial, voire le déficit courant, a atteint 4,2% du PIB, contre 2,6% en 2007. Ce déficit a néanmoins été judicieusement couvert par les flux importants des investissements directs étrangers.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;La balance générale des paiements a dégagé un excédent important de 2.053 MDT, ce qui a permis de consolider les réserves en devises qui ont atteint 11.656 MDT contre 9.582 MDT au terme de l’année 2007.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;La masse monétaire M3 a augmenté de 14,4%, au terme de l’année 2008.&lt;br /&gt;Dans ce contexte et afin de maîtriser les pressions inflationnistes, la Banque centrale de Tunisie a relevé courant 2008 à deux reprises, les taux de la réserve obligatoire, tout en assurant un suivi plus rapproché de l’évolution du marché monétaire et en procédant aux interventions nécessaires pour réguler la liquidité ; ce qui a contribué graduellement à maîtriser l’inflation, note le gouverneur de la BCT.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;En ce qui concerne les finances publiques, les ressources propres de l’Etat se sont accrues de 19,8% en 2008 contre 6,7% pour les dépenses ; ce qui a ramené le déficit budgétaire à 1,2% du PIB contre 2,9% en 2007, en dépit de la hausse importante des charges de la Caisse générale de compensation et des subventions des carburants.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Le taux d’endettement a été réduit, quant à lui, à 47,5% du PIB contre 50% en 2007.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;b&gt;Le comportement des banques&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Dans le domaine du financement, les concours bancaires à l’économie ont atteint environ 32,6 milliards de dinars à la fin de 2008, enregistrant une hausse de 13,5%, en comparaison avec l’année 2007.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Egalement, les banques ont poursuivi leurs efforts visant à consolider leurs assises financières. Ainsi, leurs fonds propres se sont élevés à 3,9 milliards de dinars enregistrant une hausse de 12,6% pour porter l’indicateur de couverture des risques à 11,7%.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;En ce qui concerne la qualité du portefeuille des crédits, les efforts des banques se sont renforcés dans le domaine de la maîtrise des risques, du traitement dynamique des créances classées et de la constitution des provisions nécessaires ; ce qui a permis de ramener la part des créances classées à 15,5% contre 17,6% en 2007 et de porter le ratio de couverture de ces créances par les provisions à 56,8%.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Ces efforts se sont répercutés favorablement sur les résultats financiers des banques, dont le produit net a augmenté de 13,3% en 2008, relevant ainsi la rentabilité de leurs fonds propres à 11,2%.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;b&gt;Les recommandations du gouverneur&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Dans le cadre des initiatives internationales visant à renforcer les fondements et les mécanismes de contrôle des institutions et des instruments financiers et à créer des structures en charge de la coordination et de la supervision de toutes les composantes du secteur financier et des domaines connexes, tels le rating, la comptabilité et l’audit, le gouverneur de la BCT estime qu’il est devenu indispensable d’envisager la mise en place d’un dispositif garantissant la stabilité financière et sa pérennité tout en accordant l’intérêt qu’il faut à la dimension globale du contrôle et du suivi, de manière à déterminer les canaux de transmission entre la sphère financière et la sphère réelle, à asseoir des indicateurs avancés permettant d’anticiper les fluctuations économiques et à mettre en place les mécanismes idoines de prévention.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;C’est dans le cadre de ces orientations que s’inscrit la création du Centre de recherches et d’études financières et monétaires, une structure spécialisée dans les questions en rapport avec la stabilité financière et monétaire.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Par ailleurs, la baisse des cours des produits de base, sous l’effet du repli de la demande mondiale ne doit pas occulter la tendance à la hausse de ces cours, à moyen et long termes, et partant, la possibilité de recrudescence des pressions inflationnistes. De telles perspectives devraient donc être prises en considération, compte tenu des risques de répliques qu’elles véhiculent sur l’économie mondiale et les marchés financiers internationaux dans les années à venir.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Dans ce contexte, le gouverneur de la BCT recommande de veiller à la bonne mise en œuvre des mesures conjoncturelles et structurelles prises pour aider l’entreprise et consolider l’activité économique et de les appuyer, si nécessaire, par des mesures supplémentaires, tout en demeurant vigilant et attentif, aux évolutions de la conjoncture économique internationale et en assurant l’exploitation optimale des différentes sources de croissance, de manière à consolider la résilience de l’économie face aux crises et aux chocs externes.&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-2930780536339287784?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/2930780536339287784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/tunisie-rapport-annuel-de-la-bct-pour.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/2930780536339287784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/2930780536339287784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/tunisie-rapport-annuel-de-la-bct-pour.html' title='Tunisie - Rapport annuel de la BCT pour 2008 : Indicateurs, conclusions et recommandations'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-9056024602405093194</id><published>2009-09-23T08:31:00.001+01:00</published><updated>2009-09-23T08:41:38.165+01:00</updated><title type='text'>A Londres, M. Ghannouchi rappelle les fondamentaux de l’économie tunisienne</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: tahoma, verdana, sans-serif; font-size: 12px; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;&lt;p style="margin-top: 0.5em; margin-right: 1em; margin-bottom: 0.8em; margin-left: 1em; line-height: 1.5em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; font-size: 15px; line-height: normal; "&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Comme nous l’écrivions le 6 août dernier &lt;a target="_blank" href="http://www.webmanagercenter.com.tn/management/article-78877-tunisie-mohamed-ghannouchi-a-londres-en-septembre" style="color: rgb(19, 77, 134); font: normal normal normal 15px/normal Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; line-height: 12px; "&gt;Tunisie : Mohamed Ghannouchi à Londres en septembre&lt;/a&gt;, le Premier ministre a participé à Londres au colloque organisé par le magazine The Economist sur le thème «Comment pouvoir développer le commerce dans cet environnement de risques et de turbulences». Plusieurs communications à l’ordre du jour de cette rencontre, dont «la mondialisation de l’économie», «les répercussions de la crise financière internationale et les moyens à même de faire face à ses impacts», «les perspectives de développement du commerce international» et «le rôle des pays émergents dans ce domaine».&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;A cette occasion, la communication du Premier ministre a porté sur les moyens de développer le commerce dans un environnement turbulent, ainsi que la démarche adoptée par la Tunisie afin de préserver l’économie nationale et consolider la dynamique économique.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;img border="0" src="http://www.webmanagercenter.com.tn/management/storage/images/2009/ghannouchi-190909.jpg" width="209" height="182" align="left" style="margin-top: 5px; margin-right: 5px; margin-bottom: 5px; margin-left: 5px; " /&gt;D’emblée M. Ghannouchi a souligné que «la dynamique des échanges commerciaux a été sérieusement ébranlée par la crise financière internationale, relevant que la récession, qui a touché durement les pays industrialisés, s’est traduite par une forte contraction de la demande extérieure, et par une baisse, de l’ordre de 12%, du commerce mondial de biens et services, contre une expansion continue tout au long des 25 dernières années». Avant d’ajouter que «la Tunisie, forte d’une économie largement ouverte sur l’extérieur, soutient les efforts déployés par la communauté internationale pour rétablir la confiance et permettre à l’économie mondiale de retrouver le chemin de la croissance vertueuse, de la croissance collective et partagée».&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;A cet égard, il a mis en exergue l’effort sans précédent, consenti notamment par les Etats-Unis, l’Europe, le Japon et la Chine pour restaurer le système financier, rétablir les activités de prêts et relancer la croissance et l’emploi.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Estimant que la volonté affichée dans le cadre du G8 et du G20, pour recourir à toute une gamme d’instruments de politique budgétaire et monétaire pour rétablir la demande mondiale, promouvoir le commerce et l’investissement, et réinstaurer la croissance et la prospérité… a permis de rétablir la confiance…, il avertit tout de même en substance que cette lueur d’espoir retrouvé ne doit cependant «… nous amener à baisser notre garde, même si l’on peut raisonnablement considérer que le pire de la crise est derrière nous».&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Dans le même ordre d’idées, M. Ghannouchi a rappelé les trois orientations convenues lors de ce sommet, entre autres l’accélération de la restructuration de l’architecture financière internationale, la relance du Cycle de Doha et le renforcement des mécanismes de financement des marchés émergents…&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Concernant la Tunisie, M. Ghannouchi a indique que le coût budgétaire engagé par le pays pour soutenir les entreprises économiques se monte à 0,6% du PIB. Sans oublier un important programme d’investissements structurants en cours et ayant pour composantes : le renforcement du réseau autoroutier de quelque 600 kms, le développement du réseau ferroviaire, la réalisation de deux centrales électriques de 400 MW chacune, la construction d’une raffinerie de pétrole dans la région de Skhira au sud du pays, pour une capacité de 4 à 5 millions de tonnes, la construction d’une unité de super triple de phosphate de 500.000 tonnes à Gafsa dans le sud tunisien, la construction d’un port en eau profonde dans la région d’Enfida à 100 kms du sud de Tunis et l’aménagement d’une zone logistique d’appui autour du port s’étalant sur 500 ha.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Dans cette optique, et à l’adresse des partenaires de la Tunisie, le Premier ministre n’a pas manqué de souligner : ‘‘Ces investissements, tout en relançant la demande intérieure, offrent évidemment de sérieuses opportunités d’affaires pour les partenaires de la Tunisie’’.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;Mais ce n’est pas tout, puisqu’un autre volet plus global vient s’y ajouter, il s’agit du ‘’Programme d’appui à l’intégration de l’économie tunisienne à l’économie mondiale’’, élaboré et mis en œuvre par la Tunisie avec l’appui de la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’union européenne. Objectif : réduire les coûts des transactions, simplifier et optimiser les procédures du commerce extérieur, améliorer l’accès au financement et le climat des affaires et consolider les fondamentaux dans les domaines économiques et financiers.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; "&gt;La conclusion de la communication du Premier ministre est un véritable cours d’économie politique : «La mondialisation, nous y croyons fermement, loin de constituer une menace ou un handicap, offre au contraire d’importantes opportunités de croissance et de progrès pour tous, à condition de s’organiser, de se concerter, d’établir des relations de partenariat, dans le cadre d’une démarche gagnant-gagnant, à condition, aussi et surtout, de tirer les enseignements de la crise que nous vivons et de convenir d’un code de conduite, en particulier sur les plans financier et écologique, qui doit être respecté par tous, pour préserver les vertus de la mondialisation et permettre à l’économie mondiale de retrouver le chemin d’une croissance vigoureuse, durable, profitable à tous les pays».&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-9056024602405093194?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/9056024602405093194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/londres-m-ghannouchi-rappelle-les.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/9056024602405093194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/9056024602405093194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/londres-m-ghannouchi-rappelle-les.html' title='A Londres, M. Ghannouchi rappelle les fondamentaux de l’économie tunisienne'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-7967172735097941386</id><published>2009-09-23T08:30:00.000+01:00</published><updated>2009-09-23T08:31:02.718+01:00</updated><title type='text'>FMI : les banques centrales n'ont pas vu les «signaux» de la crise</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS', Verdana, sans-serif; font-size: 13px; "&gt;&lt;h2 style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: 'Trebuchet MS', Verdana, sans-serif; font-size: 17px; line-height: 24px; color: rgb(51, 51, 51); font-weight: normal; "&gt;Le Fonds monétaire international s'est inquiété mardi des points de croissance perdus par l'économie mondiale et souhaite un élargissement des pouvoirs de surveillance des banques centrales au niveau macroéconomique.&lt;/h2&gt;&lt;div class="texte" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 19px; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;&lt;img src="http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif" border="0" /&gt;&lt;p&gt;Dans son rapport intitulé « Perspectives de l'économie mondiale », le Fonds monétaire international dresse un tableau des principaux enseignements que l'on peut tirer des 88 crises bancaires de ces 40 dernières années. Dans &lt;a href="http://www.imf.org/external/french/pubs/ft/weo/2009/02/pdf/sumf.pdf" target="_blank" style="text-decoration: none; color: rgb(49, 101, 176); font-weight: bold; "&gt;un des chapitres de l'étude&lt;/a&gt;, l'institution s'inquiète de la croissance perdue par l'économie mondiale ces prochaines années à cause de la crise financière. «Les crises bancaires ont généralement des répercussions durables sur la production, même si la croissance finit par reprendre. Les baisses du taux d'emploi, de l'investissement et de la productivité sont autant de facteurs qui contribuent à prolonger les pertes de production». Le FMI note ainsi que pour un pays moyen, le niveau de production reste inférieur «d'environ 10 % au niveau antérieur à la crise sept ans après son déclenchement». L'organisation internationale avance comme raisons principales une baisse de la productivité dans un premier temps de la crise, puis un affaiblissement de l'investissement et du niveau d'emploi global. «L'activité réelle dans les économies développées a peu de chances de rebondir vers sa tendance d'avant-crise» poursuit le FMI, précisant cependant que les pertes de production ne sont pas inévitables et qu'elles sont moindres dans les pays disposant de mesures de relance à court terme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plus de pouvoir pour les banques centrales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Revenant sur certaines des causes de la crise actuelle, le FMI estime que la politique monétaire n'est pas directement responsable. «Dans quelques pays, elle (la politique monétaire) a été laxiste durant les années qui l'ont précédée, mais il est improbable qu'elle ait été la principale cause systématique des expansions et des récessions consécutives dans l'ensemble de l'économie mondiale» avance le FMI, qui estime que les différences entre les politiques monétaires nationales ne sont pas bien corrélées aux écarts entre la croissance des prix immobiliers et boursiers. Cependant, les responsables des politiques monétaires ne sont pas exempts de tout reproches car ils auraient pu détecter des «signaux d'alerte», les banques centrales ayant accepté sans broncher l'assouplissement des conditions de financement, créant le risque d'une grave récession. Afin que ces erreurs ne se reproduisent pas, le FMI prône pour l'instauration d'instruments «macroprudentiels» au sein des banques centrales, conçus «pour atténuer les cycles du marché du crédit».&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-7967172735097941386?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/7967172735097941386/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/fmi-les-banques-centrales-nont-pas-vu.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/7967172735097941386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/7967172735097941386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/fmi-les-banques-centrales-nont-pas-vu.html' title='FMI : les banques centrales n&apos;ont pas vu les «signaux» de la crise'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-4866418306053264208</id><published>2009-09-23T08:29:00.000+01:00</published><updated>2009-09-23T08:30:15.814+01:00</updated><title type='text'>La Banque mondiale prête plus de 4 milliards de dollars à l'Inde</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana, Arial; font-size: 13px; color: rgb(51, 51, 51); line-height: 18px; "&gt;&lt;p class="mea" style="display: block; margin-top: 1em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; font-weight: bold; "&gt;La Banque mondiale a annoncé mardi que son conseil d'administration avait approuvé des prêts pour plus de 4 milliards de dollars à l'Inde, dont 2 milliards pour soutenir le système bancaire.&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; "&gt;Le principal prêt a été accordé par la Banque internationale de reconstruction et développement (BIRD) à l'Etat indien pour lui permettre de "poursuivre la mise en place de son programme de relance économique", et en particulier "l'apport d'un soutien en capital aux banques publiques".&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; "&gt;"Cela contribuera à maintenir la confiance du public dans le secteur bancaire, à empêcher le manque de capital de provoquer un ralentissement de la croissance du crédit, et à fournir un coussin de sécurité aux banques publiques pour absorber l'éventuelle augmentation des actifs non performants", a précisé la Banque mondiale dans un communiqué.&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; "&gt;Il est de deux milliards de dollars sur 30 ans, l'Inde étant exemptée de remboursements sur cinq ans.&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; "&gt;Un deuxième prêt de la BIRD, de 1,195 milliard de dollars sur 28 ans avec une exemption de sept ans et demi, concerne les infrastructures.&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; "&gt;Il apportera des capitaux à une entité qui "cherche à accroître la disponibilité de financement de long terme pour les projets d'infrastructure sous forme de partenariat public-privé".&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; "&gt;La Banque mondiale a cité des projets d'infrastructure "énergétiques, routières et portuaires".&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; "&gt;Un autre prêt de la BIRD, d'un milliard de dollars sur 29 ans et demi, avec la même exemption sur cinq ans, vise le secteur de l'énergie.&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; "&gt;Il veut soutenir l'effort de l'Etat pour "renforcer le système indien de transport de l'électricité afin d'accroître les échanges de courant fiables entre les régions et les Etats" qui composent le pays.&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; "&gt;Enfin la Banque, par l'intermédiaire de l'Association internationale de développement, prête 150 millions de dollars sur 35 ans, avec une exemption sur 10 ans, à l'Etat de l'Andra Pradesh (Sud-Est) pour des "projets ruraux de fourniture d'eau et d'installations sanitaires".&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-4866418306053264208?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/4866418306053264208/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/la-banque-mondiale-prete-plus-de-4.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/4866418306053264208'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/4866418306053264208'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/la-banque-mondiale-prete-plus-de-4.html' title='La Banque mondiale prête plus de 4 milliards de dollars à l&apos;Inde'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-292601828562379486</id><published>2009-09-23T08:27:00.000+01:00</published><updated>2009-09-23T08:29:20.550+01:00</updated><title type='text'>G20 : La BAD demande une augmentation de ses ressources</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, sans-serif; font-size: 12px; color: rgb(21, 21, 21); "&gt;&lt;p class="CTitre" style="margin-top: 0cm; margin-right: 0cm; margin-bottom: 12pt; margin-left: 0cm; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="CCorpdutexte" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;span style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: 'Times New Roman', serif; "&gt;Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) exhorte le Sommet du G20 à augmenter les ressources de l’institution pour lui permettre de faire face à l’accroissement des demandes de financements soumise par ses pays membres régionaux, à la suite de la crise économique mondiale. &lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, sans-serif; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: 'Times New Roman', serif; "&gt;« Nous aimerions faire savoir à Pittsburg qu’à&lt;span style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;  &lt;/span&gt;mesure que l’économie mondiale se redresse, l’Afrique et les pays à faible revenu ne doivent pas être à la traîne. Ils doivent faire partie du processus de redressement », &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: 'Times New Roman', serif; "&gt;a plaidé le président de la BAD, Donald Kaberuka, dans une déclaration vidéo. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="CCorpducommuniqu" style="margin-top: 12pt; margin-right: 7.05pt; margin-bottom: 0pt; margin-left: 14.2pt; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); font-size: medium; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: 'Times New Roman', serif; "&gt;« L’Afrique attend impatiemment le Sommet du G20. Si la crise économique a frappé l’Afrique de plein fouet, la Banque africaine de développement a joué son rôle en prenant des mesures anticycliques. Elle a démontré qu’elle méritait la confiance de ses partenaires », &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: 'Times New Roman', serif; "&gt;a-t-il observé. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="CCorpducommuniqu" style="margin-top: 12pt; margin-right: 7.05pt; margin-bottom: 0pt; margin-left: 14.2pt; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; "&gt;Dans une déclaration qu’il a faite à l’approche du Sommet du G20 qui se tient à Pittsburgh (Pennsylvanie) les 24 et 25 septembre, M. Kaberuka a relevé qu’ &lt;i&gt;« il est essentiel de faire encore plus pour atténuer l’impact de la crise et de soutenir les efforts de redressement des pays à faible revenu ». &lt;/i&gt;Il a également fait observer que &lt;i&gt;« l’augmentation générale de notre capital et une reconstitution significative des ressources de notre guichet concessionnel sont très importantes pour la Banque ». &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="CCorpducommuniqu" style="margin-top: 12pt; margin-right: 7.05pt; margin-bottom: 0pt; margin-left: 14.2pt; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; "&gt;La Banque s’attend à ce que ses investissements de 2009 passent du simple au double, avec des engagements à hauteur de 11 milliards de dollars EU par rapport aux 5,8 milliards de l’année dernière, en grande partie pour faire face à la crise financière mondiale. Ces investissements seront mis à disposition par le biais d’opérations d’appui budgétaire, de projets d’infrastructure, de programmes de fourniture de liquidité et de financement du commerce. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="CCorpducommuniqu" style="margin-top: 12pt; margin-right: 7.05pt; margin-bottom: 0pt; margin-left: 14.2pt; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; "&gt;Se fondant sur les conclusions de la Conférence des ministres africains des finances, la BAD a, pour atténuer l’impact de la crise, développé en mars 2009 la &lt;i&gt;« réponse de la Banque à l’impact économique de la crise financière »,&lt;/i&gt; dotée d’une Facilité de liquidité d’urgence de 1,5 milliard de dollars EU, d’une Initiative de 1 milliard de dollars EU pour le financement du commerce, d’un plan d'action pour l’accélération du transfert des ressources aux pays éligibles au guichet concessionnel du Groupe de la BAD et le renforcement du rôle de conseil en matière de politiques économiques. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="CCorpducommuniqu" style="margin-top: 12pt; margin-right: 7.05pt; margin-bottom: 0pt; margin-left: 14.2pt; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; "&gt;Au cours de ses assemblées annuelles tenues à Dakar (Sénégal) en mai 2009, le Conseil des gouverneurs de la BAD a adopté une résolution visant à lancer les discussions sur l’augmentation générale du capital de la Banque et sur la reconstitution des ressources de son guichet concessionnel, le Fonds africain de développement. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-292601828562379486?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/292601828562379486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/g20-la-bad-demande-une-augmentation-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/292601828562379486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/292601828562379486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/g20-la-bad-demande-une-augmentation-de.html' title='G20 : La BAD demande une augmentation de ses ressources'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-3720713743060315292</id><published>2009-09-02T22:27:00.000+01:00</published><updated>2009-09-02T22:35:19.745+01:00</updated><title type='text'>Nassim Taleb : "nous devons passer au capitalisme 2.0"</title><content type='html'>&lt;h4 class="articleChapo"&gt;Chaque jour, cet été, nous interrogeons un grand témoin de l'actualité sur sa vision de l'après-crise. Aujourd'hui, le professeur Nassim Taleb, qui dénonce une économie trop spécialisée, préconise un système avec moins de dettes où les entrepreneurs prennent des risques mais pas les banquiers.&lt;/h4&gt;   &lt;!-- END HEADLINE --&gt;        &lt;!-- BEGIN BODY --&gt;       &lt;div class="articleIllustration"&gt;&lt;img src="http://www.latribune.fr/img/25-988393-150x9999-0/249682-img-21025-hr.jpg.jpg" alt=" " title=" " border="0" /&gt;&lt;/div&gt;   &lt;span class="mod"&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vivons-nous une crise sans précédent ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La crise n'a pas commencé car le système économique, pour devenir plus robuste, doit se transformer. On peut s'inspirer de l'exemple de la nature, qui est un système complexe qui a évolué de façon robuste. Dans la nature, si quelque chose est fragile, il se brise rapidement. Par ailleurs, la mort d'un gros mammifère n'affecte pas les autres. Avec les banques, c'est l'inverse. La doctrine du "too big to fail" [trop gros pour faire faillite, Ndlr] maintient en vie des institutions qui ne sont pas adaptées et la faillite d'une grosse banque peut avoir un impact considérable. La nature est basée sur la redondance organique et fonctionnelle. Nous avons deux yeux, deux poumons, deux reins, deux oreilles, deux testicules ou deux ovaires. On peut les considérer comme des pièces de rechange. De plus, un organe a généralement plusieurs fonctions. En revanche, l'économie est organisée de manière inverse. David Riccardo nous a enseigné qu'il fallait se spécialiser. C'est bien d'être spécialisé : cela nous rend plus efficace et tout le monde en profite sauf quand le produit de la spécialisation disparaît. La nature n'aime pas la spécialisation. Dans l'économie, la dette implique de supprimer les éléments redondants d'une entreprise. On gère au plus juste et on devient beaucoup plus fragile. On peut observer ce phénomène dans les entreprises qui ont été rachetées par fort endettement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le monde entier a été surpris par l'ampleur de la crise financière. Les économistes sont-ils vraiment utiles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le million d'économistes que compte la planète, il n'y en a que quelques-uns qui ont compris ce qui se passait. Il y avait un éléphant au milieu de la salle et personne ne l'a vu. Si un pilote d'avion fait une erreur et provoque un crash, vous n'allez pas lui remettre un manche à balais dans les mains. Pour Ben Bernanke, le patron de la Fed, c'est pareil. Nous devons passer au capitalisme 2.0 en supprimant la financiarisation de l'économie. Nous devons aussi apprendre à ne plus utiliser les marchés financiers comme un moyen de stocker de la valeur. Enfin, on ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs. Nous devons transformer la dette en fonds propres, interdire les achats par effet de levier sur la dette, supprimer le prix Nobel d'économie, reprendre les bonus à ceux qui nous ont conduits dans cette crise et laisser les entreprises qui ne sont pas assez robustes disparaître. En un mot, nous devons apprendre à vivre dans un monde où les entrepreneurs prennent des risques mais surtout pas les banquiers !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ne fallait-il pas sauver les banques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les traders ont fait des centaines de millions de dollars de profits pour des erreurs qui nous ont causé des milliards de dollars de pertes. Bob Rubin, ancien directeur du Trésor, ancien de Goldman Sachs et surtout ancien directeur de Citibank, a reçu un bonus de 120 millions de dollars alors que Citibank a perdu des dizaines de milliards. Finalement, l'ouvrier moyen a payé le bonus de ce monsieur. Le capitalisme ne doit pas fonctionner comme cela. Pas de capitalisme sans punition. Pas de bonus sans malus. Par ailleurs, les hedge funds ne sont pas responsables de la situation. Et quand un hedge fund saute, il n'embête personne. Quand une banque perd des dizaines de milliards de dollars, elle sollicite son gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que vous inspire le débat sur les bonus dans les banques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les militaires nous protègent contre divers risques, dont les agressions extérieures, et pourtant, on ne leur paye pas de bonus. Il ne faut pas verser de bonus à quelqu'un qui gère le contrôle des risques d'une banque ou d'une société. Sinon, il va essayer de cacher le risque pour être sûr de toucher son bonus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les appels à plus de régulation seront-ils entendus ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous n'avons pas besoin de plus de régulation. Les régulateurs nous ont amenés dans cette situation avec leurs pseudo-mathématiques financières charlatanesques. Ils nous ont fait prendre des risques que nous ne comprenions pas en pensant les comprendre. J'ai attaqué toute ma vie ces charlatans, comme Paul Malliavin qui m'avait insulté lors d'une présentation à l'École polytechnique. Il m'avait même demandé de quitter la salle. J'ai eu raison malgré tout et j'ai gagné énormément d'argent pendant la crise !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La technologie peut-elle être un rempart contre la crise ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous vivons dans un monde qui présente beaucoup plus de valeurs extrêmes qu'il y a vingt ans. La technologie propage des rumeurs qui deviennent fort robustes et planétaires. L'Islande a été mise faillite en quelques heures par le BlackBerry. Qui dépend de la confiance des autres est trop fragile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bio express : Pour avoir expliqué longtemps avant la crise que les banques prenaient des risques qu'elles ne comprenaient pas, Nassim Taleb, expert en mathématiques financières, ancien trader et philosophe du hasard, est devenu un homme célèbre. Ses idées se répandent rapidement sur la planète à travers ses ouvrages, dont le dernier d'entre eux, le "Black Swan"( "Le Cygne noir") est traduit en une vingtaine de langues.&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-3720713743060315292?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/3720713743060315292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/nassim-taleb-nous-devons-passer-au.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3720713743060315292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3720713743060315292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/nassim-taleb-nous-devons-passer-au.html' title='Nassim Taleb : &quot;nous devons passer au capitalisme 2.0&quot;'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-1974104449921636772</id><published>2009-09-02T22:25:00.001+01:00</published><updated>2009-09-02T22:27:43.505+01:00</updated><title type='text'>Endettement des Etats: la montée des périls</title><content type='html'>La crise s'est traduite par le transfert de l'excès d'endettement des ménages vers les Etats.&lt;!-- /box-inner, /box --&gt;   &lt;div class="ltl-column pad" style="font-size: 0.9em;"&gt;&lt;div class="node node-type-source" id="node-7879"&gt;&lt;div class="node-inner"&gt;&lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- /node-inner, /node --&gt;    &lt;/div&gt;             &lt;img src="http://static.slate.fr/sites/default/files/imagecache/articletop/RTR25IAJ.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Si on veut schématiser la dynamique de la crise financière, on peut la représenter comme le transfert de l'excès d'endettement, d'un agent économique à l'autre. On observe au départ, dans beaucoup de pays (Etats-Unis, Royaume-Uni, Espagne, Suède, Australie, Irlande et, à un moindre degré, France et Italie) que la hausse de l'endettement des ménages a été, depuis la seconde moitié des années 1990, le moyen d'obtenir une progression forte de la demande intérieure et de la production. Si les taux d'endettement des ménages étaient restés constants, la croissance aurait été trop faible, avec la désindustrialisation et le développement d'activités de services domestiques peu productifs la taille insuffisante (même aux Etats-Unis) du secteur des nouvelles technologies pour tirer l'ensemble de l'économie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette stratégie de croissance par l'endettement a conduit un niveau excessif de dette des ménages, et donc d'exposition au risque de défaut des banques de détail ayant distribué du crédit à ces ménages. Le caractère excessif de l'endettement des ménages a été révélé, à partir de 2007, par la chute de leur demande de crédit, de l'investissement immobilier, des achats de voitures...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais les risques liés à l'excès d'endettement des ménages ne sont pas restés localisés dans les bilans des seules banques de détail. Dans une seconde étape, ces banques les ont transmis en partie (50% en Europe, 70% aux Etats-Unis) aux autres banques, aux banques d'investissement, aux investisseurs et aux «hedge funds» (Fonds d'investissement à risques), par la titrisation et l'émission des dettes bancaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'investissement en Asset Backed Securities et en obligations des agences de garantie des prêts immobiliers (Freddie Mac, Fannie Mae) a conduit les intermédiaires financiers, autres que les banques de détail à porter une partie importante du risque de défaut des ménages. Lorsque la crise a débuté, ceci a conduit à de fortes pertes pour ces intermédiaires financiers, démultipliées par les chutes de prix des autres actifs (dues à la contagion, aux ventes forcées), par les mécanismes pro-cycliques (en particulier l'interaction entre les normes comptables et les règles prudentielles). Depuis le début de la crise, les banques ont dû passer des dépréciations d'actifs pour 1 000 milliards de dollars et les hedge funds ont perdu 40% de leurs actifs en gestion...&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Les Etats sauveteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour éviter des faillites massives des banques, les Etats ont alors dû intervenir en garantissant les dettes des banques, en garantissant ou en achetant leurs actifs risqués («toxiques») en les recapitalisant et même en les nationalisant (au Royaume-Uni, aux Pays-Bas...).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au total, au terme de ce processus, une partie substantielle du risque lié à l'excès d'endettement des ménages est donc passée dans les mains des Etats. On peut même considérer que les déficits publics, donc les hausses des dettes publiques, qui ne correspondent pas directement au sauvetage des banques mais résultent du soutien de l'économie correspond à ce même processus de transfert des risques vers les Etats: les transferts de revenus aux ménages, qui viennent des dépenses publiques supplémentaires et des baisses d'impôts, permettent aux ménages de se désendetter et réduisent donc le risque de défaut des ménages au prix d'une hausse des dettes publiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De même que les Banques centrales jouent le rôle de prêteur en dernier ressort, les Etats jouent donc le rôle de porteur des risques et d'assureur en dernier ressort. Il est donc très important que la solvabilité des Etats reste toujours intacte, ce qui leur permet, en accroissant les dettes publiques, de réduire les risques de défaut liés à l'excès d'endettement du secteur privé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si les Etats ne sont plus solvables, plus personne ne peut re-solvabiliser les banques lorsque celles-ci sont en difficulté, ce qui impliquerait des défauts en chaîne, l'arrêt de la distribution du crédit... Plus personne ne peut lever de la dette, si la dette publique devient aussi suspecte que la dette privée et qu'il y a défiance des épargnants vis-à-vis des dettes privées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, on a observé dans la période récente, comme dernier développement de la crise, les premiers signes de défiance vis-à-vis des dettes publiques, en particulier une forte hausse des taux d'intérêt payés par beaucoup d'Etats de la zone euro par rapport à ceux sur les titres publics allemands (150 à 300 points de base d'écart de taux pour la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Espagne, l'Italie...). Le risque, lorsque ce type d'évolution se produit, est la démultiplication de la chute des prix des actifs par la perte de liquidité sur les marchés de ces actifs, ce qu'on a observé durant la crise pour de nombreux actifs financiers: actions, obligations d'entreprises, prêts interbancaires... Un doute apparaît sur la solvabilité d'un emprunteur, ceci conduit à une baisse du prix de sa dette qui fait disparaître les acheteurs. La liquidité sur le marché de cette dette disparaît, son prix s'effondre, et l'emprunteur, qui ne peut plus émettre, est en grande difficulté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si une telle évolution se produisait pour des dettes publiques de la zone euro, les pays concernés pourraient être en situation de cessation de paiements, et toute possibilité, pour eux, d'aider le secteur privé à rester solvable, disparaîtrait: il n'y aurait plus de porteur de risque, d'assureur en dernier ressort dans la zone euro. Même si certains pays ont des dettes publiques trop élevées (Grèce, Italie, Belgique), il est indispensable que leurs possibilités d'émission restent intactes, d'autant plus que leurs difficultés viendraient bien plus d'un problème d'illiquidité que d'un problème de perte réelle de solvabilité: les déficits publics de la zone euro ne sont pas gigantesques, la grande majorité des pays pourraient accroître la pression fiscale en cas de besoin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sauver les sauveteurs &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment assurer la liquidité des marchés de dettes publiques et éviter qu'une crise de liquidité sur ces marchés n'aboutisse à une &lt;a href="http://www.slate.fr/story/5803/la-dette-publique-co%C3%BBte-de-plus-en-plus-cher" target="_blank"&gt;crise de solvabilité des Etats&lt;/a&gt;? Les Etats de la zone euro peuvent, bien sûr, se soutenir entre eux, mais cette possibilité est limitée par le fait qu'ils peuvent presque tous souffrir, comme on l'a vu dans la période récente, d'une hausse des primes de risques sur leurs taux d'intérêt. La solution ultime réside donc, non dans la solidarité entre les Etats, mais dans la monétisation, en cas de crise, par la Banque Centrale Européenne (BCE), de la dette publique d'un pays en difficulté. Si les marchés financiers savent que, en dernier recours, la BCE achètera la dette publique d'un pays menacé de ne plus pouvoir émettre contre création monétaire, il ne peut pas y avoir de défiance forte vis-à-vis de cette dette, ni de crise majeure de liquidité ou de solvabilité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les règles actuelles de la zone euro interdisent le sauvetage d'un Etat en difficulté (clause de «no bail-out») et la monétisation des dettes publiques par la BCE. L'idée défendue par certains gouvernements, et par la BCE, est que le sauvetage d'un Etat ou la monétisation de sa dette publique créeraient un «aléa de moralité»: les autres pays seraient incités à avoir des déficits publics excessifs puisqu'ils seraient finalement sauvés par la BCE. Pour garder la crédibilité de l'euro, en évitant les dérapages budgétaires de certains pays membres de la zone euro, il faudrait donc, si la situation se présentait, laisser un pays de la zone euro faire défaut, ou du moins être dans l'incapacité de continuer à se financer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En réalité, la quasi totalité des économistes et des intervenants des marchés financiers sont persuadés que le défaut d'un émetteur souverain de la zone euro entraînerait un rejet par les investisseurs de la totalité des dettes libellées en euros, le transfert de la crise aux autres emprunteurs et une perte de crédibilité de l'euro.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rappelons ici que le choix du Trésor des Etats-Unis de laisser &lt;a href="http://www.slate.fr/story/lage-b%C3%AAte" target="_blank"&gt;Lehman Brothers faire faillite&lt;/a&gt; a été dicté par la même volonté d'éviter l'apparition d'un «aléa de moralité» concernant les banques d'investissement. La faillite de Lehman peut être considérée comme la cause du redoublement de la crise à la fin de 2008 avec la crise de liquidité sur le marché intermédiaire, sur le marché du crédit et sur les actifs des pays émergents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si un pays de la zone euro en difficulté a mené une politique budgétaire déraisonnable, et n'est pas seulement affecté par une crise de liquidité infondée, ceci aurait dû être détecté et corrigé, grâce à une vraie surveillance multilatérale des politiques économiques, avant que la crise ne survienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au total, la crise a montré la nécessité que les Etats puissent jouer le rôle de garant des dettes privées en dernier ressort, en particulier pour éviter des faillites bancaires; ceci nécessite qu'il n'y ait pas de doute sur la solvabilité des Etats et que des crises de liquidité ne puissent pas interrompre leurs possibilités d'émissions. In fine, la  solvabilité des Etats et la liquidité de leurs dettes ne peuvent être assurées que par la possibilité de monétisation des dettes publiques par la Banque Centrale, d'autant plus que, dans les économies contemporaines, un faible doute sur la solvabilité peut entraîner une crise de liquidité grave. Eviter les «aléas de moralité» doit alors être réalisé «ex ante», par la supervision en régime normal des politiques économiques et non «ex post» une fois la crise déclarée. Il ne faudrait pas recommencer avec les Etats de la zone euro l'erreur faite avec Lehman...&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-1974104449921636772?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/1974104449921636772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/endettement-des-etats-la-montee-des.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/1974104449921636772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/1974104449921636772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/endettement-des-etats-la-montee-des.html' title='Endettement des Etats: la montée des périls'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-1217917971508241011</id><published>2009-09-02T22:18:00.000+01:00</published><updated>2009-09-02T22:25:28.345+01:00</updated><title type='text'>La crise favorise la montée en puissance de la finance "éthique"</title><content type='html'>&lt;p class="firstLine"&gt;&lt;span class="dropcap"&gt;S&lt;/span&gt;i la finance "éthique" ne date pas de la crise, celle-ci pourrait en tout cas lui donner la visibilité dont elle manque. Lassés de ne pas savoir où disparaissent leurs placements, agacés par les profits réalisés à leurs dépens, nombreux sont les Français qui se tournent vers les placements estampillés "responsables", "durables" ou "solidaires". Ces différentes appellations recouvrent cependant des réalités très différentes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'investissement social et responsable : le premier pas &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus communément désignée par le sigle ISR, c'est la partie la plus visible de la finance éthique. Poussés par l'engouement pour les thématiques liées au développement durable, les grandes banques ont toutes mis en place des fonds de placement contenant des actifs liés à des entreprises ayant pris des engagements en termes d'environnement, de responsabilité sociale et de bonne gouvernance. Ces fonds se sont multipliés depuis les années 1990 et&lt;em&gt; &lt;/em&gt;font désormais partie intégrante de l'offre des banques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La transparence de ces produits reste par contre limitée. Le caractère social et responsable des entreprises qui proposent des titres est en principe évalué par des agences de notation extra-financières dont l'indépendance n'est pas toujours garantie. Autre frein à leur développement, les fonds ISR sont encore mal connus au sein même du monde bancaire. Une &lt;a href="http://www.altedia-ic.com/Altedia%20Investment%20Consulting/Accueil_files/IRD%20performances_AICResearch%20T309_FR.pdf" target="_blank"&gt;étude&lt;/a&gt; (PDF) réalisée par &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/4c0a/altedia-investment.html" class="listLink"&gt;Altédia Investment&lt;/a&gt; Consulting et rendue publique en juillet montre pourtant que les fonds ISR résistent bien en contexte de crise : leurs performances sont en ligne avec les indices de référence et leur volatilité est légèrement moins forte que celle des fonds traditonnels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Finance solidaire: pour s'engager sur des projets concrets&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ne pas confondre avec l'investissement social et responsable, la finance solidaire permet aux investisseurs d'affecter leur épargne à des projets concrets et clairement identifiés. Par l'intermédiaire de produits financiers développés soit par des banques coopératives (Crédit coopératif, Banque populaire – Caisse d'épargne...), soit par des organismes spécialisés comme la NEF (Nouvelle Economie fraternelle), l'investisseur peut affecter son épargne, ainsi que tout ou partie de son produit, au soutien d'initiatives diverses : création d'entreprise, logements sociaux, projets de solidarité internationale...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;"Nos rendements sont inférieurs à ceux des placements classiques, mais au moins nos performances sont en phase avec l'économie réelle"&lt;/em&gt;, explique Guillaume Légaut, directeur de Finansol, la principale association de banques et d'établissements dédiés à la finance solidaire. &lt;em&gt;"La plupart de nos produits rapportent entre 2 et 5 %"&lt;/em&gt;, précise-t-il. C'est peu, et pourtant ça marche. La crise a vraisemblablement donné un coup de pouce au développement de ces investissements. En 2008, la collecte sur les produits d'épargne solidaire a augmenté de 34 % en volume selon les chiffres de Finansol. Au moment même où les échanges sur les places boursières s'effondraient. La NEF a quant à elle enregistré une hausse de 27 % des dépôts en 2008 et compte actuellement vingt-trois mille sociétaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La finance solidaire est néanmoins en quête de visibilité. &lt;em&gt;"Nous avons fait pression auprès du gouvernement pour qu'elle ait une place dans les plans d'épargne salariale"&lt;/em&gt;, souligne Guillaume Légaut. Avec succès : la loi de modernisation de l'économie de 2008 oblige désormais les entreprises à proposer au moins un placement solidaire dans leurs plans d'épargne. Si l'on y ajoute la multiplication des produits disponibles sur le marché – &lt;em&gt;"il y a eu autant de produits créés sur les deux dernières années que pendant les quinze années précédentes"&lt;/em&gt;, précise Guillaume Légaut –, la finance solidaire semble s'installer durablement dans le paysage bancaire français.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Banques solidaires : un engagement total&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Troisième et dernier stade de la finance éthique : les banques coopératives, qui en plus de proposer des placements prévoient également des comptes chèques, des cartes de paiement et des outils de tenue de compte en version &lt;em&gt;"solidaire"&lt;/em&gt;. Le Crédit coopératif, pionnier en la matière, accueille depuis une quinzaine d'années une clientèle de particuliers, après s'être longtemps limitée aux personnes morales. La banque a fait état en 2008 d'une augmentation de 10 % de sa clientèle, selon un porte-parole, portant le nombre de ses sociétaires à trente mille. Un chiffre encourageant dans un contexte aussi peu favorable.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-1217917971508241011?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/1217917971508241011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/la-crise-favorise-la-montee-en.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/1217917971508241011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/1217917971508241011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/la-crise-favorise-la-montee-en.html' title='La crise favorise la montée en puissance de la finance &quot;éthique&quot;'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-6154557707361090069</id><published>2009-09-02T22:16:00.000+01:00</published><updated>2009-09-02T22:18:13.563+01:00</updated><title type='text'>L'économie est une science immorale</title><content type='html'>Comment parler de reprise lorsque le chômage continue d'augmenter. Où est la dimension humaine d'une science... humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;L'analyse macroéconomique a-t-elle perdu le sens du réel? Après la crise financière qui éclata en deux temps en août 2007 et en septembre 2008 et dont les spécialistes n'avaient pas anticipé l'ampleur, voilà qu'on nous annonce une reprise économique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelle bonne nouvelle! &lt;a href="http://www.slate.fr/story/9237/la-reprise-nen-est-pas-une" target="_blank"&gt;Mais elle ne vient pas seule&lt;/a&gt;. Dans le même temps, on comprend que l'emploi va &lt;a href="http://www.slate.fr/story/9019/la-recession-est-finie-mais-par-eric-le-boucher" target="_blank"&gt;continuer de se détériorer&lt;/a&gt;. Mais qu'est-ce qu'une reprise économique, si elle ne permet pas de réduire le chômage? N'y a t-il pas un certain mépris vis-à-vis des demandeurs d'emploi à saluer un retour de l'activité qui ne permette pas de les réintégrer dans le monde du travail? Ou qui suppose encore une augmentation du nombre de chômeurs?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et n'est-on pas dans de simples opérations de communication destinées à faire oublier l'emballement du secteur bancaire mondial qui a sapé les bases de l'ensemble de l'économie à force de se focaliser sur des rendements à court terme? L'économie est, dit-on, amorale. Mais il peut arriver que certaines analyses virent à l'immoralité lorsqu'elles oublient la dimension humaine qui seule, pourtant, donne à l'économie sa légitimité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des raisons d'être douchés&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;«Certains experts dictent le politiquement correct. Lorsqu'on émet des avis divergents, on est écarté. Pourtant, les analystes se sont trompés. Ils ont perdu le sens des fondamentaux. Aujourd'hui, nous avons de bonnes raisons d'être douchés», commente Philippe Vasseur, président du Crédit Mutuel Nord Europe et président du World Forum de Lille (qui, cette année, s'intéresse aux pratiques alternatives et responsables dans la gestion de l'argent et l'investissement).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mêmes spécialistes firent les mêmes erreurs et succombèrent au même aveuglement à huit ans d'intervalle. D'abord, ils se sont détournés des fondamentaux de l'économie pour adhérer à un modèle économique virtuel qui aboutit à l'explosion de la bulle internet. Ensuite, ils ont cru à l'alchimie mathématique des produits dérivés dans la finance, ce qui fut à l'origine de la bulle immobilière et de la crise du «subprime». Aujourd'hui, ils distinguent les signes avant-coureurs du retour de la croissance. Avec, à l'appui de cette prédiction, l'amélioration de l'emploi et l'amélioration du PIB.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y a-t-il reprise si le chômage progresse ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sauf que, en France comme aux Etats-Unis, on n'assiste à aucune diminution du chômage, mais seulement à une destruction moins massive des emplois (74.100 emplois détruits au deuxième trimestre 2009 en France, au lieu de 168.700 au premier trimestre). Ce qui veut dire que le nombre de chômeurs augmente et continuera à augmenter tant que les entreprises n'investiront pas suffisamment pour inverser la tendance. Or, selon un sondage Ifop, 40% des patrons de PME qui forment le vivier de la création d'emplois en France, ne voient pas de sortie à la crise avant 2011, et ne risquent pas d'embaucher avant de percevoir la reprise. Quant aux groupes de taille internationale, même s'ils affichent des résultats meilleurs que prévu, c'est en général dans les pays tiers qu'ils ont pris l'habitude de créer des emplois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Christine Lagarde elle-même, en tant que ministre de l'Economie, maintient ses prévisions d'un recul du PIB français de 3% en 2009 et d'une hausse de 0,5% en 2010 (insuffisante pour être créatrice d'emplois). Comment, dans ces conditions, parler de reprise à des chômeurs qui représenteront 10% de la population active avant la fin de l'année ? Quel sens faut-il donner à des analyses macroéconomiques qui sont contredites par la réalité du marché de l'emploi?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rebond du PIB... pour après demain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mêmes interrogations se posent au regard de la croissance. Un rebond de 0,3% en juin en France... et tout le monde de souligner cette heureuse surprise, passant rapidement sur le caractère fragile de ce rebond dû principalement aux ventes et aux exportations d'automobiles dopées par des primes à la casse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La méthode Coué n'est pas forcément la plus responsable ni la plus efficace pour sortir d'une crise. Mais elle semble tout aussi prisée lorsqu'il s'agit de commenter les prévisions du Fonds monétaire international (FMI). «La reprise économique mondiale a commencé», commente Olivier Blanchard, le chef économiste de l'institut. Mais «le retournement ne sera pas simple », concède-t-il. Et surtout pas pour aujourd'hui! La révision à la hausse du PIB mondiale (à 2,5% au lieu de 1,9%) concerne 2010, alors que la prévision pour 2009 aggrave le recul de l'activité (à -1,4%).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Encore, parmi les grandes économies, la Chine et l'Inde sont-elles les seules à pouvoir miser sur des taux de croissance largement positifs. L'Amérique latine, l'Europe de l'est et la Russie seront encore en récession. Les Etats-Unis, en baisse en 2009, ne redeviendraient positifs que de 0,8% l'an prochain. Le recul du PIB des pays de la zone euro persisterait en 2010 à -0,3% à cause, selon le FMI,  d'un ajustement du marché du travail qui n'a pas encore eu lieu. Autrement dit, il faudrait plus de sacrifices sur le marché du travail pour que la reprise se manifeste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La finance prête à repartir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes, il existe un secteur qui amorce son redressement: la finance, celui par laquelle la crise est venue. Pour sauvegarder les économies des citoyens, les Etats ont massivement renfloué les banques. Ils ont aussi assuré le financement de l'économie à la place des établissements financiers incapables d'assumer leur fonction. Face à cette désaffection des «zinzins» (investisseurs institutionnels), l'Etat français a débloqué à ce jour 85 milliards d'euros en garanties et en fonds propres pour renflouer le secteur bancaire. Aucun autre secteur n'a profité d'une aussi grande attention. Les transfusions ont été salvatrices. Aujourd'hui, après que l'Etat dut intervenir à plusieurs reprises pour rappeler aux banquiers leurs obligations dans la distribution de crédits pour relancer la machine économique, le secteur bancaire est prêt à repartir. Non sans arrogance, comme avant la crise et plus vite que les autres secteurs. Après avoir promis beaucoup pour «moraliser» ses activités... et avoir bien peu changé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La reprise sera surtout de la rigueur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais surtout, d&lt;a href="http://www.slate.fr/story/5803/la-dette-publique-co%C3%BBte-de-plus-en-plus-cher" target="_blank"&gt;ans quel état les finances publiques&lt;/a&gt; vont-elles sortir de la crise? Partout, les gouvernements ont joué les pompiers pour renflouer un système économique libéral défaillant. En France, d'après le ministère des Finances, le déficit budgétaire a atteint 86,6 milliards d'euros sur le seul premier semestre 2009, soit 2,5 fois plus qu'au premier semestre 2008 ! Sur l'année, ce déficit devrait atteindre quelque 130 milliards de d'euros. De sorte que la dette publique, qui représentait 68% du PIB à la fin 2008, devrait grimper à 77% fin 2009.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Etat qui sera bien obligé de revenir à une plus grande orthodoxie, devra alors choisir entre un retour de l'inflation pour alléger le poids de cette dette (tant pis pour les bas de laine...), une hausse des impôts (au risque de pénaliser la consommation et la compétitivité des entreprises), ou des coupes claires dans les dépenses publiques (sans enrayer la reprise, qui leur devra beaucoup). Autant dire que lorsque les analystes de la macroéconomie pourront commencer à parler de reprise, l'économie française passera de la récession à la rigueur. Ce qui, pour tous ceux qui auront traversé la crise en réduisant leur niveau de vie, donnera un goût plutôt amer à cette reprise.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-6154557707361090069?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/6154557707361090069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/leconomie-est-une-science-immorale.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/6154557707361090069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/6154557707361090069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/leconomie-est-une-science-immorale.html' title='L&apos;économie est une science immorale'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-3814255952494097469</id><published>2009-09-02T22:14:00.000+01:00</published><updated>2009-09-02T22:16:25.015+01:00</updated><title type='text'>Quand l'économie mondiale se met à la finance islamique par Isabelle Mayault</title><content type='html'>&lt;span class="dropcap"&gt;D&lt;/span&gt;e Weber à Huntington, les intellectuels du monde occidental ont martelé l'idée selon laquelle la religion musulmane ne serait pas soluble dans le capitalisme – sous-entendu, dans la modernité. Pourtant, force est de constater la prolifération de mutations économiques et sociales allant dans le sens inverse de ces déclarations, via l'élaboration d'un système financier où l'islam est à la base de chaque produit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que le Coran interdit la pratique outrancière de l'intérêt sur des fonds monétaires (riba, qui littéralement signifie « augmentation »), les groupes bancaires ont créé des produits répondant spécifiquement aux besoins des croyants. Née dans les années 60 en Egypte et en Malaisie sous l'impulsion d'économistes ayant constaté la méfiance de populations locales vis-à-vis du système bancaire traditionnel, les fonds islamiques pèsent à ce jour 500 milliards de dollars, et bénéficient d'une croissance annuelle moyenne de 15%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'exigence de transparence des transactions, de symétrie de l'information entre les parties, de solidarité et de justice sociale que l'on retrouve dans les grands principes de la finance islamique font écho aux débats actuels sur l'absence de moralité du capitalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La finance islamique draine pourtant son lot d'imperfections : ses contrats de crédit apparaissent, encore souvent, plus coûteux que les produits financiers conventionnels. Certains observateurs dubitatifs dénoncent même un pur montage marketing visant à appâter le musulman pieux. L'alternative peine d'ailleurs à se mettre en place de façon homogène dans le monde musulman, confirmant la grande diversité de celui-ci. Pionniers de la finance islamique, les pays du Golfe et la Malaisie caracolent en tête pendant que les pays du Maghreb, pourtant de bons clients potentiels, n'en sont qu'à leurs balbutiements. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pendules de l'économie mondiale en crise à l'heure de la finance islamique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La finance islamique, loin de représenter un recul, ou une abdication face à la religion, est, au contraire, le signe que l'on peut, avec un peu d'imagination et de savoir-faire, marier tradition et modernité, religion et économie » a écrit Hervé de Charette, ancien ministre des affaires étrangères français (1).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apparu dans les années 70 à grande échelle (2), le concept de finance islamique a connu un véritable essor depuis, surfant sur la vague du boom pétrolier dans les émirats, survivant au déclin – certains diraient l'échec - de l'islam politique, et profitant du regain de religiosité mondial caractéristique des années 2000. Il existe aujourd'hui environ 345 institutions de finance islamique répertoriées dans quelques 70 pays du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le potentiel du marché bancaire islamique est estimé à 4200 milliards de dollars par le cabinet d'expertise Standard &amp;amp; Poor's. Ces prévisions sont d'autant plus plausibles que les fonds islamiques ont prouvé leur résistance en traversant tête haute la tempête subie par la mondialisation financière. « Dans des pays comme le Royaume-Uni, les actifs islamiques ont continué de croître malgré la sévérité de la crise des subprimes et malgré le credit crunch qui s'en est suivi » peut-on lire dans le rapport Jouini-Pastré de 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela n'a pas échappé aux ténors de la finance occidentale : HSBC, le Crédit Suisse, ABN-AMRO et Deutsche Bank ont créé dès les années 90 des branches dites de « finance islamique », visant à récupérer dans leurs filets des expatriés pieux &amp;amp; fortunés de Londres, Paris, Amsterdam ou Madrid, ainsi que la haute bourgeoisie des Emirats et du Maghreb. Ce calcul s'est rapidement avéré très rentable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contents de pouvoir proposer une voie alternative à la crise économique, les leaders occidentaux n'hésitent pas à surfer avec opportunisme sur la vague islamique. La Grande Bretagne a été la grande pionnière en la matière : des assouplissements fiscaux ont été mis en place afin de « promouvoir le Royaume-Uni comme un centre de la finance islamique » (Rapport du Budget 2009). Début 2008, Rowan Williams, archevêque de Canterbury et chef spirituel des anglicans, a même choqué l'opinion en se déclarant favorable à l'application de la charia pour les affaires financières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis ces mouvements outre-manche, Christine Lagarde a multiplié les déclarations en faveur de la finance islamique et rédigé un programme fin 2008 instaurant la neutralité fiscale des opérations dites de « murabaha » et la déductibilité de la rémunération versée par les sukuks. «Nous adapterons notre environnement juridique pour que la stabilité et l'innovation de notre place financière puissent bénéficier à la finance islamique» a déclaré la ministre des Finances en juillet 2008.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-3814255952494097469?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/3814255952494097469/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/quand-leconomie-mondiale-se-met-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3814255952494097469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3814255952494097469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/quand-leconomie-mondiale-se-met-la.html' title='Quand l&apos;économie mondiale se met à la finance islamique par Isabelle Mayault'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-4917081418589992503</id><published>2009-09-02T22:12:00.000+01:00</published><updated>2009-09-02T22:14:51.242+01:00</updated><title type='text'>Economie: la reprise américaine n'est plus très loin, selon Ben Bernanke</title><content type='html'>Même si un retour à la normale n'est pas encore d'actualité, la reprise de l'économie américaine n'est plus très loin, a affirmé vendredi le président de la Réserve fédérale (Fed) Ben Bernanke.&lt;p&gt;L'activité économique aux Etats-Unis et dans le monde semble "se stabiliser" et "les perspectives d'un retour à la croissance à court terme apparaissent bonnes", a déclaré M. Bernanke lors de la conférence annuelle de la Fed.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Face à la crise financière et à la récession mondiale qui a suivi, le président de la Réserve fédérale a souligné l'importance de la coopération entre les gouvernements, insistant sur la baisse des taux d'intérêt décidée par les banques centrales et sur les plans de relance mis en place dans de nombreux pays. "Aussi graves qu'ont été les conséquences économiques, l'issue aurait toutefois pu être bien pire", a-t-il observé.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si la crise "a déclenché une profonde récession mondiale dont nous commençons seulement à émerger", Ben Bernanke a mis en garde contre tout triomphalisme, expliquant que la situation n'était pas encore revenue à la normale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;"Même si nous avons évité le pire, des défis délicats nous attendent encore", a-t-il averti. Ainsi, des difficultés persistent sur les marchés financiers internationaux, et les institutions financières connaissent des "pertes supplémentaires significatives" en raison d'investissements douteux. De même, de nombreux ménages et entreprises rencontrent des "difficultés considérables" pour obtenir des prêts, a-t-il indiqué, expliquant qu'une reprise durable passait par une relance des marchés du crédit.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Face aux présidents des banques centrales du monde entier, Ben Bernanke a également évoqué les leçons que devait tirer la finance de la crise. Il a ainsi de nouveau appelé à une refonte du système financier américain, notamment par le biais d'une surveillance accrue des grands groupes dont la faillite menacerait le système dans son ensemble, comme ce fut la cas pour l'assureur AIG.&lt;/p&gt;"Nous devons de manière urgente nous pencher sur les faiblesses structurelles du système financier, en particulier dans le cadre de la régulation, pour faire en sorte de ne plus jamais avoir à supporter le coût énorme des deux derniers", a-t-il déclaré.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-4917081418589992503?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/4917081418589992503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/economie-la-reprise-americaine-nest.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/4917081418589992503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/4917081418589992503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/economie-la-reprise-americaine-nest.html' title='Economie: la reprise américaine n&apos;est plus très loin, selon Ben Bernanke'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-1965458025763098304</id><published>2009-09-02T22:08:00.000+01:00</published><updated>2009-09-02T22:12:28.935+01:00</updated><title type='text'>Michel Aglietta : "l'épargne collective va être garantie par la puissance publique"</title><content type='html'>&lt;h4 class="articleChapo"&gt;Chaque jour, cet été, nous interrogeons un grand témoin de l'actualité sur sa vision de l'après-crise. Aujourd'hui, l'économiste, Michel Aglietta doute de la capacité des politiques à mener les réformes pour réguler la finance et mise sur un nouveau contre-pouvoir, celui des investisseurs de long terme.&lt;/h4&gt;   &lt;!-- END HEADLINE --&gt;     &lt;!-- RSPEAK_STOP --&gt;         &lt;!-- BEGIN BODY --&gt;       &lt;div class="articleIllustration"&gt;&lt;img src="http://www.latribune.fr/img/26-1018151-150x9999-0/michel-aglietta-economiste.jpg" alt="Michel Aglietta, économiste" title="Michel Aglietta, économiste" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;   &lt;span class="mod"&gt;&lt;!-- RSPEAK_START --&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le monde va-t-il changer après cette crise ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant de guérir, il faut comprendre les racines du mal. C'est une crise profonde, liée à un régime de croissance déséquilibrée dont la dynamique repose, depuis les années 80, sur la dette. La finance a pris un rôle déterminant dans les entreprises, incitées à s'endetter pour maximiser les taux de profit. Les salariés et les Etats ont également été contraints de recourir au crédit pour compenser leur perte d'influence et maintenir à flot un modèle de consommation ou de régulation sociale. Et les pays émergents, anciens débiteurs, ont changé leur modèle de croissance vers les exportations, concentrant ainsi l'essentiel de la dette sur les pays occidentaux, surtout aux Etats-Unis. Toutes ces transformations n'auraient pas été possibles sans l'innovation financière qui a industrialisé l'univers de la dette et transféré les risques aux marchés. D'où l'essor incroyable de la surface financière permettant de distribuer du crédit. Ce mouvement a été encouragé par les régulateurs persuadés que les marchés seraient toujours capables de trouver de la liquidité. Cela s'est traduit par la prise de pouvoir de la banque d'affaires sur la banque commerciale, la transformation du crédit en un outil de spéculation et une solvabilité du système qui a reposé sur la hausse du prix des actifs plutôt que sur les capîtaux propres et les revenus des emprunteurs déterminant leur capacité à honorer leurs dettes. C'est dans la remise en cause de tous ces éléments que résulte le caractère systémique de la crise actuelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'industrie financière a-t-elle, selon vous, tirée les leçons de la crise ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne le pense pas. Les banquiers de Wall Street estiment toujours qu'ils pourront travailler « comme avant ». Et paradoxalement, avec encore plus de pouvoir car les Etats-Unis et le Royaume Uni ont favorisé la concentration du secteur. Les responsables politiques n'ont pas saisi l'opportunité de cette crise pour restructurer en profondeur le système bancaire, changer les réglementations, inventer une nouvelle organisation de la finance qui soit au service de l'économie et non d'elle-même, comme Franklin Roosevelt avait su le faire dans les années 1930 ou le gouvernement suédois en 1992.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant le G20 a clairement appelé à une nouvelle régulation du système bancaire. Est-ce, à vos yeux,  un simple vœu pieux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faudrait pour le moins exiger des banques beaucoup plus de fonds propres et revenir sur certains principes prudentiels de Bâle 2. Un de ses principes considère que la solvabilité de chaque banque, prise individuellement, suffit à sécuriser l'ensemble système parce que le risque était postulé exogène. La crise a démontré au contraire que le risque endogène, dû aux relations de contrepartie entre les banques est celui qui assèche la liquidité. Sur ce point, il faut reconnaître que des avancées notables dans les intentions ont été réalisées par le G 20 Il est affirmé qu'il faut mettre en place une régulation macro prudentielle sous la responsabilité des banques centrales pour maîtriser l'expansion du crédit lorsque l'euphorie s'empare des marchés financiers. Cette régulation sous la forme d'une exigence de capital contra cyclique doit être élargie à tous les acteurs qui se comportent comme des banques. C'est clairement un objectif de stabilité financière qui sera confiée aux banques centrales en sus de la stabilité des prix. La piste est intéressante mais malheureusement pas suffisante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Que faut-il faire de plus ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne faut plus permettre aux banques de déterminer elles-mêmes le niveau de capital requis pour leurs activités. La crise a révélé l'insuffisance, pour ne pas dire plus, de leurs modèles de contrôle interne des risques de crédit appliqués aux produits de la titrisation. Ces modèles sont surtout impuissants à traiter le risque endogène. Il faut donc soumettre les banques à des stress test simultanés, sous le contrôle des superviseurs bancaires, et les contraindre, le cas échéant, à augmenter leurs fonds propres comme prix de l'assurance contre le risque systémique que leur octroie le prêteur en dernier ressort. Vu l'ampleur des pertes que l'on a pu constater, il faudrait au moins doubler le niveau de capital actuellement requis par les règles de Bâle 2. Ce n'est pas gagné car les banques souhaitent traiter leur bilan de manière opaque. Une volonté politique existe, mais sera-t-elle suffisante face au pouvoir des banques ? C'est tout l'enjeu des débats aujourd'hui aux Etats-Unis et dont le Congrès est la principale caisse de résonance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Doit-on revenir à une finance administrée ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non, ce n'est plus possible parce que le financement des retraites requiert une épargne de long terme qui ne peut s'investir que dans les marchés de capitaux. Il est scandaleux, voire absurde de prétendre que les individus puissent gérer les risques de leurs cycles de vie. Les risques de l'investissement long doivent être mutualisés par des investisseurs institutionnels. Les fonds de pension privés sans garantie de revenu et les fonds communs de placement ont échoué dans cette tâche dans la mesure où ils sont les otages passifs des intermédiaires de marché (banques d'affaires, agences de notation et hedge funds). En tant qu'apporteurs de capitaux, il leur revient d'exercer un contre pouvoir pour faire prévaloir les intérêts du long terme sur ceux de la spéculation. Pour ce faire, ils doivent se doter de l'expertise nécessaire pour évaluer eux-mêmes les risques des produits financiers qu'ils achètent et pouir imposer une gouvernance stricte à leurs mandataires délégués. Les fonds publics ou quasi publics sont les mieux armés pour assumer cette mission. Il faut donc s'attendre à un développement des fonds d'investissement d'Etat ou plus ou moins garantis par l'Etat .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce l'amorce d'un nouveau Big Bang de la finance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il va se produire ce qui s'est déjà passé dans la banque après la seconde guerre mondiale : tous les salaires ont alors été payé en monnaie bancaire, ce qui a contraint les Etats à imaginer des systèmes de garantie des dépôts. Le système de paiement est alors devenu un lien social. De même, je suis persuadé qu'un des grands changements de la finance sera la reconnaissance que l'épargne collective relève également du lien social et qu'elle doit être garantie par la puissance publique, même lorsqu'elle reste gérée de façon privée. Ceci devrait profondément bouleverser les rapports de force dans la finance et amener peut être la prise en compte de nouvelles normes de long terme dans les choix financiers. Imaginez alors la force de frappe d'une épargne de long terme, estimée à quelques 30.000 milliards de dollars aujourd'hui, faisant jouer les forces de stabilisation propres aux effets de retour vers la moyenne qui sont caractéristiques du long terme. Les investisseurs institutionnels deviendraient les acteurs prépondérants d'une nouvelle régulation financière.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bio express : &lt;/strong&gt;Michel Aglietta est économiste au Cepii et professeur à l'université Paris X. Il est un des fondateurs de l'école de la régulation en France et il est connu pour ses travaux sur le fonctionnement des marchés financiers. Dans de nombreux ouvrages, il a ainsi souligné les failles et les dérives du système financier. Dernier livre paru : "Crise et rénovation de la finance" (Odile Jacob).&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-1965458025763098304?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/1965458025763098304/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/michel-aglietta-lepargne-collective-va.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/1965458025763098304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/1965458025763098304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/09/michel-aglietta-lepargne-collective-va.html' title='Michel Aglietta : &quot;l&apos;épargne collective va être garantie par la puissance publique&quot;'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-8292430545725071619</id><published>2009-08-09T16:16:00.000+01:00</published><updated>2009-08-09T16:18:22.761+01:00</updated><title type='text'>La finance islamique au secours de la crise internationale</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les banques, les institutions financières, les opérateurs économiques et les hommes d’affaires européens s’intéressent de plus en plus aux produits et aux services de la finance islamique, considérée comme un palliatif et une alternative à la crise financière internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt; C’est ainsi qu’une conférence internationale sur la finance islamique ‘’Euromoney’’ se tiendra dans ce cadre à Paris le 29 septembre prochain. Un important discours y sera prononcé par la ministre française de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde, au cours duquel elle développera les apports de la finance islamique à l’économie française. La ministre présentera également « un plan devant faire de la capitale française, Paris, un pôle majeur des services de la finance islamique ».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;Des responsables de la finance islamique ont récemment organisé une conférence à Alger afin de sensibiliser les entreprises et le monde de la finance sur la nécessité d’opter pour les différents profits prometteurs et attractifs des banques islamiques travaillant selon les préceptes de la religion musulmane et accordant des crédits bancaires sans aucune forme d’intérêt. Selon le site de l’organisateur du séminaire ‘’Euromoney’’, la France a largement contribué au développement et à l’essor du cadre d’application de la finance islamique en encourageant toutes les initiatives allant dans le sens de la dynamisation des relations entre les institutions de la finance islamique et le milieu des affaires. Ainsi, les législateurs et les régulateurs ont déjà apporté des modifications au système fiscal français et sont en passe de modifier le système juridique afin de créer un environnement favorable aux services de la finance islamique.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;De leur côté, les financiers et les banquiers islamiques ont trouvé le terrain idéal pour fructifier leurs activités financières et commerciales dans l’Hexagone. De nombreuses banques islamiques ont déjà demandé des autorisations d’exercer leurs activités sur le territoire français, et des produits financiers islamiques devraient être introduits sur le marché français avant la fin de l’année en cours. Dès l’année 2010, les résultats positifs des banques islamiques vont stimuler davantage les investisseurs et le milieu des affaires à multiplier les contrats et les investissements sachant que des facilités déconcertantes seront accordées aux investisseurs par les banques islamiques dont le credo consiste à assurer la croissance économique et à financer des projets de développement économique avec des crédits sans contrepartie de percevoir des intérêts ou des dividendes, conformément à la charia islamique.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;Au niveau des pays du Maghreb, la finance islamique se propage bien grâce aux apports et au transfert de devises de la communauté émigrée et à la diaspora qui entretient de bonnes relations avec la banque islamique. Rappelons que ‘’Euromoney Seminars’’ est une division d’Euromoney Institutional Investor PLC qui organise plus de 80 conférences dans le monde et se charge également de décerner les distinctions concernant ’’Islamic Finance Awards’’, récompenses reconnues, qui servent d’étalon dans le secteur de la finance islamique à travers le monde.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-8292430545725071619?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/8292430545725071619/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/08/la-finance-islamique-au-secours-de-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/8292430545725071619'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/8292430545725071619'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/08/la-finance-islamique-au-secours-de-la.html' title='La finance islamique au secours de la crise internationale'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-1117186534736933800</id><published>2009-08-09T16:15:00.000+01:00</published><updated>2009-08-09T16:16:53.935+01:00</updated><title type='text'>Crise systémique et mensonges</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Nous vivons décidément une époque formidable. On peut ainsi lire dans le Nouvel Obs : &lt;span style="color: blue;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/economie/20090731.REU7930/le_pire_est_passe_aux_usa_mais_la_reprise_sera_lente_di.html"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;Le pire est passé aux USA mais la reprise sera lente&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;dit le FMI&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; » &lt;span style="border: 0cm none windowtext; padding: 0cm; color: black;"&gt;ou &lt;/span&gt;dans le journal Le Monde :« &lt;a href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/08/01/les-etats-unis-sur-la-voie-de-la-reprise-economique_1224864_3222.html#ens_id=863164"&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;Les Etats-Unis sur la voie de la reprise économique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ». Il s’agit donc de vous informer vraiment et il ne reste plus que le net pour cela. Je vais donc vous faire ici un petit topo de la finance et de l’actualité économique. Attachez votre ceinture car cela va décoiffer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le monde de la finance, des requins pour certains, des escrocs pour d’autres, ici ou là des vampires et même les agents de Lucifer himself, après s’être emparé du monde, ce qui est un secret de polichinelle et n’appartient même plus à la théorie du complot, est en train d’achever notre système économique moribond.&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;En effet, le prestigieux Ludwig Von Mises Institute, qui n’est pas un repaire de méchants communistes, diffuse &lt;span style=""&gt;&lt;a title="publié le 23 Février 2008 sur Mises.org" href="http://mises.org/story/2870"&gt;"Money, Banking, and the Federal Reserve : the Complete Transcript"&lt;/a&gt; qui reprend l’essentiel des théories du complot concernant la FED.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;De plus, pour les sceptiques, les sourds et les aveugles, il existe le fameux livre de Carrol Quigley qui est tout sauf un illuminé car il était professeur d’histoire à l’Université de Georgetown diplômé de Harvard, membre de l’équipe de campagne et mentor de Bill Clinton et surtout consultant au département de la défense des Etats-Unis. Donc quelqu’un de très bien informé. Mr Quigley a ainsi publié « &lt;span style="color: blue;"&gt;&lt;a href="http://sandiego.indymedia.org/media/2006/10/119975.pdf"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;Tragedy and Hope »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; : A History of the World in Our Time’, by Carroll ...&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;” dans lequel on trouve écrit à la page 324 (version originale de 1966 qui a été modifiée en 1975) ce que tout le monde devrait savoir :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;« En addition à ces objectifs pragmatiques, les autorités du capitalisme financier ont &lt;strong&gt;un autre but de grande envergure, rien de moins que celui de &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;créer un système mondial de contrôle financier dans des mains privées&lt;/span&gt;, capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie mondiale dans son ensemble. &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Ce système devant être contrôlé en mode féodal par les banques centrales du monde&lt;/span&gt; agissant de concert, par des accords silencieux&lt;/strong&gt;, a vu le jour lors de fréquentes réunions et conférences privées. Le sommet du système était la Banque des Règlements Internationaux de Bâle en Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales du monde qui sont elles-mêmes des sociétés anonymes. &lt;strong&gt;Chaque banque centrale a cherché à dominer son gouvernement par sa capacité à contrôler les prêts du Ministère des Finances, à manipuler les échanges avec l’étranger, à influencer le niveau d’activité économique dans le pays, et à influencer les hommes politiques coopératifs par des récompenses économiques dans le monde des affaires&lt;/strong&gt;. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;La phrase de Noam Chomsky : « &lt;/span&gt;&lt;span class="citation"&gt;le monde ne récompense pas l’honnêteté et l’indépendance, il récompense l’obéissance et la servilité » s’applique à merveille à nos élites qui n’ont ni honneur, ni dignité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Ou encore, plus fort que tout, à la page 954, pour ceux qui auraient encore des illusions sur notre société du spectacle :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;« On doit bien comprendre que le pouvoir que &lt;strong&gt;ces énergiques militants de gauche ont exercé n’a jamais été leur pouvoir ou un pouvoir communiste mais il était en fait le pouvoir de la coterie financière internationale&lt;/strong&gt;. » &lt;em&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=""&gt;Donc, ayant balayé le problème du contrôle du monde par la finance, je peux désormais vous décrypter l’actualité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Certains financiers sont adeptes de la maxime :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;« pile, je gagne, face tu perds » ou pour parler autrement, privatisation des profits et socialisation des pertes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Par exemple, saviez-vous que 18,6% des sommes allouées (par les contribuables américains) dans le cadre du TARP (&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Troubled Asset Relief Program ou programme de sauvetage de Wall Street) soit 36,2% milliards de dollars ont été utilisés pour payer les bonus de ceux qui sont responsables de la crise ? Une récompense en quelque sorte.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Goldman Sachs bat tous les records en reversant 40% de la somme allouée, un record. Elle mériterait un livre à elle seule et &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;a target="new" href="http://www.nypost.com/seven/07192009/business/good_for_goldman__bad_for_america_180130.htm"&gt;l’article de Terry Kenan dans le New York Post&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; vous donne un aperçu du fonctionnement de la finance.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Saviez-vous par exemple que Goldman Sachs fait partie de la petite liste des banques accréditées pour la vente des bons du trésor US (la dette américaine), touchant une commission sur la dette ? Kenan résume : « &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=""&gt;Ce qui est mauvais pour l’Amérique est bon pour Goldman Sachs ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Après avoir gagné des sommes d’argent colossales en ruinant les USA, elle récolte maintenant la même chose mais sur la dette. Le beurre, l’argent du beurre et la crémière !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Mais, certains vont me rétorquer que ce petit monde va être régulé, contrôlé. Bien sûr, ils seront régulés et contrôlés, par des personnes à leur service.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Et puis, après le marché des dérivés, il est temps de passer à autre chose. On va donc créer une bourse carbone qui permettra de continuer à se remplir les poches : business as usual.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La taille du marché du carbone estimé par la Banque Mondiale à 11 milliards de dollars en 2005 est passé à 126 milliards en 2008 (page 7,&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://wbcarbonfinance.org/docs/State___Trends_of_the_Carbon_Market_2009-FINAL_26_May09.pdf"&gt;The World Bank &lt;em&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;State and Trends of the Carbon Market 2009&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;). En gros, il double chaque année. Il y aura donc un système d’échange de quotas de CO2 car ne l’oublions pas, les financiers nous annoncerons (avec l’aide de leurs médias) que seule l’industrie financière permettra d’organiser et de fluidifier le marché. Quant au « bon peuple », Michel Rocard a prévenu les Français :&lt;strong&gt;&lt;span style=""&gt; "&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;S’ils sont inquiets, c’est légitime parce que la taxe sera lourde&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=""&gt;".&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href="http://www.challenges.fr/depeches/politique_economique/20090728.FAP1789/michel_rocard_la_taxe_carbone_sera_lourde.html"&gt;Michel Rocard : la &lt;em&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;taxe&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; carbone "&lt;em&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;sera lourde&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;" - Politique ...&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=""&gt;Au passage, il faudrait penser à créer une taxe carbone sur Mars, Jupiter, etc, car là-bas aussi nous assistons à un réchauffement global.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href="http://www.generation-nt.com/rechauffement-climatique-planete-mars-global-surveyor-nasa-recherches-scientifiques-actualite-22676.html"&gt;Le &lt;em&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;réchauffement climatique&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; affecterait la &lt;em&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;planète Mars&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.cnrs.fr/Cnrspresse/n42a5.html"&gt;Des pluies de particules qui réchauffent l’atmosphère &lt;em&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;de Jupiter&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;D’autres horreurs, vous en voulez encore, allez on continue. Je vais maintenant vous révéler la vérité sur la fameuse dette du tiers monde.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;/span&gt;P&lt;span style=""&gt;our rester dans « le cadre » il convient de noter que Goldman Sachs (encore !) va distribuer 20 milliards de dollars à ses dirigeants, c’est à dire plus que ce que verse le G8 contre la faim dans le monde.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Plus fort encore, et ceci est un véritable scandale, la dette des pays du sud est passée de 70 milliards en 1970 à 3360 milliards en 2007 (versée aux pays riches du nord).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Pour résumer, en 2007, les pays en voie de développement ont remboursé 18,9 milliards de plus qu’ils ont reçu. Nous nous comportons ainsi comme de véritables pillards comme au bon vieux temps de la colonisation.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Il n’y a pas que les pays en voie de développement, la France (ainsi que le reste du monde) est totalement noyée par la dette. Ainsi, le FMI prévoit que la dette publique de la France sera de 95,5% du PIB en 2014 (&lt;/span&gt;&lt;a href="http://news.google.fr/news/url?sa=t&amp;amp;ct2=fr%2F0_0_s_0_0_t&amp;amp;usg=AFQjCNGN3dzT4q1Lj8PlWDdFAheg71-Fpg&amp;amp;cid=1314431661&amp;amp;ei=6M51Ssll0IWwBuGPl28&amp;amp;rt=SEARCH&amp;amp;vm=STANDARD&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.leparisien.fr%2Feconomie%2Fdette-de-la-france-le-fmi-prevoit-une-fo%20"&gt;Dette de la France : le FMI prévoit une forte hausse&lt;/a&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Pour info, ce ratio sera de 119,7% pour l’ensemble des pays développés. Et encore, ils n’évaluent pas correctement l’ampleur du tsunami à venir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Pour ma part, les 100% seront atteints fin 2011 car le calcul de la dette ne tient pas compte des engagements hors bilan de la France, à savoir la dette de la sécurité sociale qui va exploser et le financement des retraites des fonctionnaires qui sont prélevées directement sur le budget de l’état.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Il y a donc là une véritable bombe à venir et nous allons assister à la reproduction de l’exemple Letton à grande échelle, c’est à dire :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-chômage de masse (plus de 20% partout dans le monde)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-diminution des pensions de retraite de 20 à 30%&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-diminution du salaire des fonctionnaires de 30 à 50%&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-fin de la sécurité sociale&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-fin des aides sociales&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;/span&gt;Bien sûr, la troisième guerre mondiale aura lieu bientôt (fin septembre) et on la rendra responsable d’avoir achevé l’économie mondiale qui commençait à se « redresser »(pétrole à 200 dollars le baril). Ce qui ferait écho aux propos de &lt;strong&gt;Barton Biggs&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;, managing partner chez Traxis Partners, un fond d’investissement de New York, donc un grand banquier américain, nous prévient dans son livre « &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Wealth, War and Wisdom&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; »&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;d’un possible&lt;/span&gt; effondrement de l’infrastructure du monde civilisé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Nous sommes nombreux à tenter de résoudre les problèmes de façon pacifique et proposer des alternatives comme le projet ECCE (&lt;a href="http://www.ecce.name/"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;ecce&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; - home&lt;/a&gt;) mais j’ai bien peur que lorsque le citoyen va se rendre compte qu’il a perdu son travail, sa retraite et sa sécurité sociale au profit de quelques-uns, cela ne se termine très très mal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;  &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;« Le monde est dangereux à vivre. Non pas à cause de ceux qui font le mal, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: black;"&gt; mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. »&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Albert Einstein &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-1117186534736933800?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/1117186534736933800/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/08/crise-systemique-et-mensonges.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/1117186534736933800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/1117186534736933800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/08/crise-systemique-et-mensonges.html' title='Crise systémique et mensonges'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-3614512138360327454</id><published>2009-08-09T16:09:00.000+01:00</published><updated>2009-08-09T16:14:17.589+01:00</updated><title type='text'>L’effet matières premières</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;" class="introductory"&gt;                                                &lt;p&gt;Le pétrole rebondit une fois encore vers le palier des 70 dollars, avec les derniers chiffres sur l’économie américaine. Les gains des places boursières mondiales et le rebond des prix des métaux ont encouragé la demande en devises plus rémunératrices, comme les dollars du Canada et des antipodes (Australie et Nouvelle-Zélande), des pays très dépendants de leurs exportations, notamment de matières premières.&lt;br /&gt;Le rebond des marchés est le reflet de la confiance croissante en une reprise de l'économie ; les investisseurs ont retrouvé le goût du risque, ce qui a pesé sur les valeurs refuges que sont le dollar américain et le yen.&lt;br /&gt;Renouant avec le paradoxe sur la désaffection du dollar comme refuge, l'optimisme sur l'euro - finalement retourné à 1,43 contre billet vert -est revenu vendredi sur un marché des changes attentif au PIB américain pour le second semestre, qui est ressorti encore en recul, mais moins prononcé que prévu par les analystes. Mais la publication la semaine prochaine des chiffres des productions américaine et chinoise et du chômage américain risque d'inverser la vapeur...&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;                                               &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;CHANGES : volatilité... Finalement, l'euro a bondi au dessus de 1,42 dollar vendredi, l'annonce d'un repli moins marqué qu'attendu de l'activité des Etats-Unis au deuxième trimestre encourageant les investisseurs à se détourner de la monnaie américaine, valeur refuge. Vers 18H00 GMT (21H00 à Paris), l'euro s'échangeait à 1,4265 dollar contre 1,4063 jeudi à 21H00 GMT; il montait également face à la monnaie nippone, à 135,14 yens contre 134,33 la veille. Le dollar reculait face à la devise japonaise à 94,73 yens contre 95,51 yens jeudi.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;A SAVOIR: le produit intérieur brut des Etats-Unis a reculé pour le quatrième trimestre consécutif, baissant de 1,0% en rythme annuel au deuxième trimestre. Ce recul est moins prononcé que lors du trimestre précédent (-6,4%) et que ce qu'attendaient les analystes (-1,5%). L'indicateur "était un peu inattendu", et "encourageant", a jugé Nick Bennenbroek, de la banque Wells Fargo. "La plupart des gens pensent que nous aurons une croissance positive au prochain trimestre". Selon l'analyste, il a donc poussé les opérateurs du marché des changes à se détourner du dollar, valeur sûre en temps d'incertitudes économiques, pour se reporter vers les devises plus rémunératrices, dont l'euro. "Et le fait que l'on soit un vendredi d'été explique l'ampleur du mouvement", a-t-il estimé, expliquant qu'un faible volume d'échanges renforce la volatilité. La monnaie unique n'a cependant pas retouché son plus haut depuis deux mois, à 1,4304 dollar, atteint mardi. "L'euro évolue depuis deux mois entre 1,375 et 1,435 dollar", a observé de son côté David Solin, de Foreign Exchange Analytics. "Quand on reste pendant une longue période dans une fourchette, on a tendance à observer des mouvements rapides dans les deux directions à l'intérieur de cette fourchette". Avant les chiffres de la croissance américaine, l'euro avait pâti de la montée du chômage dans la zone euro, à 9,4% en juin, son plus haut niveau depuis juin 1999. En outre, la zone euro a enregistré un recul des prix record en juillet sur un an, de 0,6%, après déjà un premier repli de 0,1% en juin.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;ET AUSSI: les gains des places boursières mondiales et le rebond des prix des métaux ont encouragé la demande en devises plus rémunératrices, comme les dollars du Canada et des antipodes (Australie et Nouvelle-Zélande), des pays très dépendants de leurs exportations. Le rebond des marchés est le "reflet de la confiance croissante en une reprise de l'économie", selon le stratège John Kyriakopoulos, de NAB Capital, dans une note à ses clients. "Les investisseurs ont retrouvé le goût du risque, ce qui a pesé sur les valeurs refuges que sont le dollar américain et le yen", selon lui.&lt;br /&gt;L'aversion au risque a notamment reculé après la remontée de Wall Street, dopée par des résultats d'entreprises meilleurs que prévu et par un relèvement de recommandation de General Electric entraînant le Dow Jones à son plus haut niveau de l'année, malgré une hausse plus élevée qu'attendu des nouvelles inscriptions au chômage la semaine dernière.&lt;br /&gt;Au Japon, le taux de chômage est lui aussi monté, à 5,4% en juin, son plus haut niveau depuis 6 ans, alors que la déflation s'est accrue avec des prix enregistrant une baisse record de 1,7% sur un an.&lt;br /&gt;A NOTER : le petit monde des changes attendait la publication d’un bon chiffre pour le PIB du deuxième trimestre montrant que la récession recule aux Etats Unis. Les propos tenus par la Réserve Fédérale américaine mercredi soir suite à la publication de son livre beige avaient été considérés comme rassurants par les marchés, l'institut ayant notamment indiqué que l'économie américaine se stabilise.&lt;br /&gt;L'attrait des investisseurs pour le risque est renforcé également par des chiffres hebdomadaires du chômage en fait moins mauvais qu'ils pourraient sembler à première vue. Les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage ont certes augmenté de 25.000 aux Etats-Unis lors de la semaine du 25 juillet pour atteindre 584.000, et le chiffre de la semaine précédente a en outre été révisée en hausse de 554.000 à 559.000. Cependant, la moyenne mobile sur quatre semaines - très suivie par les analystes fondamentaux à l’instar des pratiques de l’analyste technique - s'est établie en repli de 8.250 unités, à donc 559.000. De plus, le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a subi la même dynamique, en baisse de 54.000 unités à 6,2 millions, de même que sa moyenne mobile, de 131.750 unités à 6,42 millions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PETROLE : marche avant ! Le baril du pétrole a ouvert vendredi en flirtant à nouveau avec les 68 dollars. Il était de nouveau en hausse jeudi, au lendemain d'une très forte chute provoquée par la hausse surprise des réserves américaines en pétrole brut. Vers 17 heures, le baril de "light sweet crude" regagnait ainsi 2,99 dollars, à 66,34 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). A Londres, sur l'InterContinental Exchange (ICE), le Brent de la mer du nord prenait 3,53 dollars, à 70,04 dollars le baril.&lt;br /&gt;A SAVOIR : ce sont les dernières statistiques sur les réserves qui ont fortement progressé la semaine dernière, se renflouant de 5,15 millions de barils, qui ont relancé le baril vers le haut. Car il s'agit de la plus forte progression hebdomadaire depuis le mois d'avril. Surtout, les marchés avaient au contraire anticipé un repli de 1,5 million de barils. Ce jeudi, outre un rebond technique, les cours du brut ont profité également de la forte progression des Bourses mondiales, dopées par une série de bons résultats d'entreprises et par des statistiques encourageantes. En outre, le repli du dollar rend les matières premières, libellées en billet vert, plus attractives pour les investisseurs.&lt;br /&gt;A NOTER : Les auditions visant la spéculation sur le marché du pétrole ont à peine commencé au Congrès à Washington que le géant Goldman Sachs fait déjà entendre son mécontentement. Ce n’est pas un hasard. La «Firme», comme l’on surnomme le roi de la finance à Wall Street, est l’un des plus gros acteurs au monde sur les marchés à terme des matières premières. Son directeur général, Don Casturo, a mis en garde, mercredi, le gouvernement américain contre les risques de «perturbation» des marchés de l’énergie si l’État venait à mettre en place un système de régulation de la spéculation.&lt;br /&gt;La flambée des cours de l’or noir, qui avaient atteint 147,70 dollars à New York en juillet 2008, a suscité une controverse sur le rôle de banques comme Goldman Sachs. Mi-juillet, le G8 de L’Aquila s’est engagé à limiter la spéculation sur les marchés à terme des matières premières. Les États-Unis sont en pointe sur le sujet. En mai, une commission a été créée afin de décider d’une possible limitation de l’activité des plus gros intervenants sur les marchés des hydrocarbures. Les premières auditions, effectuées par l’agence gouvernementale pour la surveillance des marchés des matières premières (CFTC) se sont déroulées cette semaine à Washington. Elles doivent se poursuivre jusqu’au 5 août et s’achever par la publication d’un rapport décisif pour la future législation.&lt;br /&gt;Si Goldman Sachs ne publie pas son chiffre d’affaires réalisé sur le marché des matières premières, la division qui englobe ce secteur a généré 6,8 milliards de dollars au deuxième trimestre 2009. Un record. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que la banque d’affaires cherche à influencer le débat. «Certaines mesures proposées vont non seulement passer à côté des problèmes perçus, mais aussi provoquer des conséquences inattendues sur la liquidité et les marchés en général», a prévenu Don Casturo. Pourtant le président de la CFTC, Gary Gensler, un ancien employé de Goldman Sachs, a lancé un avertissement très clair. «La question n’est pas tant de savoir si mais comment» on va imposer des nouvelles limites, a-t-il affirmé cette semaine, bien décidé à imposer de nouvelles règles du jeu.&lt;br /&gt;Malgré la critique, Goldman Sachs ne semble pas prête à plier devant les injonctions de la Maison-Blanche. Après avoir remboursé une aide de l’État de 10 milliards de dollars, l’institution refuse de plafonner les rémunérations de ses employés. Elle a mis de côté 11,4 milliards de dollars pour payer les bonus en fin d’année. Cette attitude jugée arrogante en pleine crise économique ne place pas la banque en honneur de sainteté à Washington. Surtout depuis qu’elle a publié des résultats stupéfiants : 3,44 milliards de dollars de bénéfice trimestriel au deuxième trimestre 2009. Cette semaine, le magazine New York titrait en couverture : «Goldman Sachs est-elle diabolique ?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MATIERES PREMIERES : rebond.  A l’attaque de la barre des 1000 dollars l’once, les cours de l'or - et dans la foulée ceux de l'argent -  bénéficient des prévisions d'inflation revues à la hausse et de la baisse du dollar.&lt;br /&gt;A SAVOIR : ce mouvement pourrait néanmoins souffrir du regain d'appétit pour le risque. Bill Bonner déclare dans Agora : « quasiment tout le monde s'attend à une hausse de l'inflation. La base monétaire ajustée des Etats-Unis a plus que doublé au cours de l'année passée. Les déficits sont vertigineux. Le pétrole nous dit que les pressions inflationnistes n'ont pas disparu. L'or aussi semble murmurer - mais non crier - un avertissement». Et ce spécialiste conseille : soyez prudent... car pour l'or, le grand jour est peut-être encore loin dans le futur. Alors si on cherche des profits rapides, l'or n'est probablement pas un bon achat. C'est un métal monétaire. Fondamentalement, c'est une protection contre l'argent papier et la détresse financière, non un véritable investissement... ni même une spéculation. Dans la mesure où nous considérons que le risque de détresse financière est très élevé, nous achetons de l'or comme assurance. Mais nous n'attendons pas de sitôt un marché haussier majeur de l'or. Plus tard, lorsque la déflation et la dépression auront surpris les investisseurs et éliminé toutes les attentes inflationnistes, nous achèterons l'or en tant que position spéculative. Les investisseurs seront alors surpris par la vitesse à laquelle l'inflation revient.&lt;br /&gt;A NOTER : le cuivre constituerait aussi un repère dans l'évolution de la conjoncture économique. Le rebond des prix du cuivre s'explique notamment par l'amélioration du climat du marché face à la hausse significative des importations chinoises de cuivre raffiné ayant entraîné un effondrement des stocks. Les prix ont ainsi progressé d'environ 70 % depuis le début de l'année, sous l'effet de la stabilisation de l'économie mondiale et des marchés financiers.&lt;br /&gt;« Un repli jusqu'à 4 000 dollars la tonne (soit 181 cents la livre) a de bonnes chances de se produire au cours des prochains mois dans la mesure où les prochains indicateurs macroéconomiques pourraient être décevants et compte tenu également du ralentissement de la demande au cours de l'été, ce qui entraînerait une augmentation des stocks, » expliquent les économistes du Crédit Agricole.&lt;br /&gt;Inversement, dans le cas d'une reprise de la croissance économique et d'une demande soutenue, les prix pourraient atteindre 6 000 dollars la tonne (ou 272 cents la livre).&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-3614512138360327454?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/3614512138360327454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/08/leffet-matieres-premieres.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3614512138360327454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3614512138360327454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/08/leffet-matieres-premieres.html' title='L’effet matières premières'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-3830483466154296835</id><published>2009-08-09T16:04:00.002+01:00</published><updated>2009-08-09T16:08:24.515+01:00</updated><title type='text'>Banques : pourquoi on ne régule rien du tout</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: georgia;" class="chapeau"&gt;     &lt;h3 class="access"&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;La crise financière a eu le mérite de révéler au monde que les règles prudentielles encadrant les activités des banques n’étaient clairement pas assez prudentes. Mais où placer la barre aujourd’hui ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;    &lt;/div&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;div id="para_1" class="para_1061857 resize"&gt;     &lt;div class="photo top" style="margin-bottom: 10px;"&gt;      &lt;a href="javascript:void(0)" rel="http://www.marianne2.fr/photo/grande-898366-1061857.jpg?ibox" title="(photo: designmilk - Flickr - cc)"&gt;&lt;img src="http://www.marianne2.fr/photo/898366-1061857.jpg?v=1248168218" alt="(photo: designmilk - Flickr - cc)" title="(photo: designmilk - Flickr - cc)" /&gt;&lt;/a&gt;      &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="intertitre before_left resize" style="margin-bottom: 10px;"&gt;&lt;h3 class="access"&gt;Un manque de réglementation&lt;/h3&gt;    &lt;/div&gt;         &lt;div class="texte"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="access"&gt; Le montant minimum de capitaux propres dont doit disposer une banque est fixé depuis 1988 par le comité Bâle, qui regroupe les patrons des banques centrales. Les premières règles (ratio Cooke de 8% de fonds propres sur l’ensemble des engagements de crédit) ont été remplacées en 2004 par les accords Bâle 2, dont l’idée est de prendre en compte le risque potentiel des différents engagements. Il faut donc noter que les hommes politiques ont abandonné la réglementation de la finance à leurs banques centrales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et clairement, l’automne 2008 a montré que les exigences de fonds propres étaient insuffisantes pour affronter la tempête financière que nous avons connue. Cette faiblesse est d’autant plus inexcusable que le monde a connu récemment de nombreuses graves crises financières qui auraient du permettre de fixer des règles suffisantes pour éviter que les Etats ne soient appelés au chevet de banques trop imprudentes. C’est dans ce contexte-là que &lt;em&gt;The Economist &lt;/em&gt;étudie le niveau des ratios prudentiels.&lt;br /&gt;&lt;h3 class="access"&gt;Quel niveau pour les ratios prudentiels?&lt;/h3&gt;&lt;div id="para_3" class="para_1061859 resize"&gt;     &lt;div class="texte"&gt;      &lt;div class="access"&gt; Première nouvelle, l’hebdomadaire anglais affirme que les règles de Bâle autorisent les banques à un ratio de capitaux propres sur actifs de seulement 2%, sachant que les gouvernements anglais et étasuniens demandent en général 4%, pondéré par le risque des actifs. Cela amène deux réflexions. Tout d’abord, le choix d’un mécanisme qui prend en compte le risque est extrêmement dangereux puisque ce même risque était largement sous-estimé avant la crise, ce qui aboutit à des ratios trop faibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, il n’y a pas besoin d’être un Mozart de la finance pour comprendre qu’avoir des capitaux propres de l’ordre de 2 ou 4% des actifs est complètement insuffisant pour affronter une baisse des cours de bourse de 50% en moins d’un an, même si les actifs des banques sont diversifiés. Bloomberg a ainsi estimé qu’il aurait fallu des ratios de 10%, voir 12% pour que les banques n’aient pas besoin de l’intervention publique, ce qui reviendrait à limiter sérieusement l’effet de levier des banques. &lt;/div&gt;     &lt;/div&gt;         &lt;/div&gt;    &lt;div class="intertitre before_left resize" style="margin-bottom: 10px;"&gt;     &lt;h3 class="access"&gt;Quelques pistes pour la réforme de la finance&lt;/h3&gt;    &lt;/div&gt;                Mais la réforme des ratios prudentiels n’est qu’un élément parmi d’autres pour remettre la finance au service de l’économie réelle, et non l’inverse. Elle est importante car elle limitera l’effet de levier, qui a joué un puissant rôle démultiplicateur de la crise et qu’il convient donc d’encadrer au maximum. Imposer aux banques de détenir 10 à 15% de capitaux propres sur leurs actifs serait un moyen très sûr pour réduire la taille des bilans des institutions financières et donc le risque qu’elles font peser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cela ne sera possible qu’en interdisant totalement le hors bilan, qui permet de tricher avec les règles (à un point les engagements hors bilan de Citigroup atteignait 1200 milliards de dollars, la moitié du bilan de la banque étasunienne). Ensuite, il faudra sans doute renoncer à la prise en compte du risque, qui n’est qu’un moyen de jouer avec les règles. De plus, il faudra encadrer la rémunération des banquiers pour limiter les comportements dangereux. Enfin, une taxe Tobin permettrait à la fois de limiter la spéculation et de faire davantage contribuer le monde financier à la collectivité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, il est peu probable qu’un tel changement ait lieu : aucun des grands dirigeants de la planète ne semble être intéressé par une profonde remise en question. La réforme sera malheureusement a minima, ne nous prémunissant donc pas d’une nouvelle crise…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-3830483466154296835?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/3830483466154296835/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/08/banques-pourquoi-on-ne-regule-rien-du.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3830483466154296835'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3830483466154296835'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/08/banques-pourquoi-on-ne-regule-rien-du.html' title='Banques : pourquoi on ne régule rien du tout'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-7263914464940216117</id><published>2009-08-09T15:57:00.001+01:00</published><updated>2009-08-09T16:03:50.258+01:00</updated><title type='text'>Goldman Sachs — La grande machine à bulles</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Des actions technologiques au prix élevés de l’essence, Goldman Sachs a fabriqué toutes les manipulations du marché depuis la Grande Dépression – et elle s’apprête à recommencer.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;table vspace="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;     &lt;tbody&gt;         &lt;tr&gt;             &lt;td&gt; &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;     &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;/div&gt; La première chose qu’il faut que vous sachiez sur Goldman Sachs, c’est qu’elle est partout. La banque d’investissement la plus puissante du monde est une formidable pieuvre vampire enroulée autour de l’humanité, enfonçant implacablement son suçoir partout où il y a de l’argent. En fait, l’histoire de la récente crise financière, qui est aussi l’histoire de la chute de l’Empire américain ruiné par des escrocs, se lit comme le &lt;i&gt;Who’s Who&lt;/i&gt; des diplômés de Goldman Sachs.&lt;div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Aujourd’hui, la plupart d’entre-nous connaît les principaux acteurs. En tant que dernier ministre des finances de George Bush, l’ancien PDG de Goldman Henri Paulson a été l’architecte du renflouage, un plan louche pour détourner des milliers de milliards de VOS dollars vers une poignée de ses vieux copains de Wall Street. Robert Rubin, ex-ministre des finances de Bill Clinton, passa 26 ans chez Goldman avant de devenir président de &lt;i&gt;Citigroup&lt;/i&gt; – banque qui, en retour, reçut de Paulson 300 milliards de dollars d’argent public. Il y a John Thain, cet enfoiré de patron de &lt;i&gt;Merryl Lynch&lt;/i&gt;, qui s’offrit un tapis à 87.000 $ pour son bureau alors que sa société implosait. Ancien de chez Goldman, Thain bénéficia d’un don de plusieurs milliards de dollars de Paulson, lequel utilisa aussi des milliards d’argent public pour aider &lt;i&gt;Bank of America&lt;/i&gt; à sauver la société sinistrée de Thain. Il y a Robert Steel, ancien de Goldman et patron de &lt;i&gt;Wachovia&lt;/i&gt;, qui s’est accordé 225 millions de dollars de parachutes dorés, pour lui et ses cadres dirigeants, tandis que sa banque s’autodétruisait. Il y a Joshua Bolten, directeur de cabinet de Bush durant le renflouage, et Mark Patterson, en charge des finances dans le cabinet de Bush, qui était encore un lobbyiste de Goldman un an avant. Et Ed Liddy, un ancien directeur de Goldman que Paulson a chargé du renflouage du géant de l’assurance &lt;i&gt;AIG&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;b&gt;[1]&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Après l’arrivée de Liddy, AIG a versé 13 milliards de dollars à Goldman. Les directeurs des banques centrales du Canada et d’Italie sont des anciens de Goldman, comme le sont le directeur de la Banque Mondiale, le directeur du &lt;i&gt;New York Stock Exchange&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;&lt;b&gt;[2]&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, les deux derniers directeurs de la Réserve Fédérale de New York – laquelle est, à propos, maintenant chargée du contrôle de Goldman – sans parler de…&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Mais toute tentative de construire la narration autour de tous les anciens de Goldman qui occupent des positions influentes devient un exercice absurde et sans objet, un peu comme essayer d’établir la liste de toutes les choses sur Terre. Ce que vous devez voir est le plan d’ensemble : si l’Amérique est aspirée par un siphon, Goldman Sachs a trouvé le moyen d’être ce siphon – une lacune extrêmement malheureuse dans le système capitaliste occidental, qui n’a jamais prévu que, dans une société qui se laisse passivement gouverner par le Marché libre et des élections libres, la rapacité organisée gagne toujours sur la démocratie désorganisée.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;La puissance et le pouvoir sans précédent de la banque lui ont permis de transformer l’Amérique en une pompe à fric géante, manipulant pendant des années des secteurs économiques entiers, déplaçant ses pions quand tel ou tel marché s’effondre, et tout le temps se gorgeant de coûts cachés qui brisent des familles partout – prix du pétrole, taux des crédits à la consommation, fonds de pension à moitié mangés, licenciements massifs, futurs impôts pour rembourser les renflouages. Tout cet argent que vous perdez, il va quelque part et, au sens propre comme au figuré, il va à Goldman Sachs. Cette banque est une immense machine, hautement sophistiquée, pour convertir la richesse utile en la substance la moins utile, la plus gâchée qui soit – le pur profit d’individus déjà riches.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Ils réalisent cela en utilisant encore et toujours le même protocole. La formule est relativement simple : Goldman se place au milieu d’une bulle spéculative, vendant des investissements qu’ils savent être de la merde. Ils aspirent alors de vastes sommes des classes moyennes et basses de la société, avec l’aide d’un État invalide et corrompu qui leur permet de réécrire les règles en échange de quelques pourboires que la banque jette aux politiciens. À la fin, quand la bulle éclate, laissant des millions de citoyens ordinaires sur le carreau, ils recommencent tout le processus, venant à notre rescousse pour nous prêter avec intérêt notre propre argent, tout en se présentant comme des hommes désintéressés, juste une bande de chics types qui sont là pour aider la machine à tourner. Ils nous ont fait le même coup encore et encore depuis les années 1920 – et aujourd’hui, ils se préparent à le faire encore en créant ce qui pourrait bien être la plus grande et plus impudente bulle de tous les temps.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Si vous voulez comprendre comment nous sommes entrés dans cette crise financière, vous devez d’abord comprendre où tout l’argent est allé – et pour comprendre ça, vous devez comprendre comment Goldman s’est débrouillé dans le passé. C’est une histoire longue de cinq bulles exactement – y compris le pic du prix du pétrole l’an dernier, étrange et apparemment inexplicable. Il y eut beaucoup de perdants dans chacune de ces bulles, ainsi que dans le renflouage qui suivit. Mais Goldman n’était pas parmi eux.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;b&gt;Bulle n° 1 &lt;/b&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;b&gt;La grande Dépression&lt;/b&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;table style="text-align: left; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" vspace="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;     &lt;tbody&gt;         &lt;tr&gt;             &lt;td&gt; &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;     &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Goldman n’a pas toujours été le colosse de Wall Street, trop-gros-pour-faire-faillite, qu’il est devenu depuis longtemps. La banque a été fondée en 1869 par un immigrant allemand du nom de Marcus Goldman, qui l’a développée avec son gendre Samuel Sachs. Ils ont été les pionniers de l’utilisation du « papier commercial », ce qui est juste une façon chic de dire qu’ils ont fait de l’argent en prêtant à court terme à des emprunteurs occasionnels de Manhattan.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Vous pouvez probablement deviner l’évolution de Goldman dans ses 100 premières années : la courageuse banque, dirigée par des immigrants, gagne ses paris, se développe et se fait des tonnes de fric. Dans cette histoire ancienne, il n’y a vraiment qu’un épisode qui mérite l’intérêt, à la lumière des récents événements : la désastreuse incursion de Goldman dans la folie spéculative de Wall Street durant les années 1920, avant le crash.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Ce grand Hindenburg de l’histoire financière a quelques caractéristiques qui semblent familières. À l’époque, le principal instrument financier utilisé pour traire les investisseurs s’appelait un « &lt;i&gt;investment trust&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;&lt;b&gt;[3]&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; ». Semblables aux actuels fonds mutualisés, les trusts prenaient l’argent liquide des investisseurs, petits et grands, et (au moins en théorie) l’investissaient dans une palette de valeurs de Wall Street, mais les valeurs et leur montant étaient souvent cachés du public. Ainsi, un type normal pouvait investir 10 ou 100 $ dans un trust et se sentir comme un grand joueur. A peu près comme dans les années 1990, quand de nouveaux instruments tels que la spéculation &lt;i&gt;intraday&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn4" name="_ftnref4" title=""&gt;&lt;b&gt;[4]&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; ou la spéculation en ligne attirèrent des wagons de nouveaux pigeons qui s’imaginaient des caïds de la finance, les &lt;i&gt;investment trusts&lt;/i&gt; attirèrent une nouvelle génération de types normaux dans le jeu spéculatif.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Débutant un processus qui se répètera encore et toujours, Goldman entra dans le jeu de l’&lt;i&gt;investment trust&lt;/i&gt; tardivement, puis y plongea à fond et se goinfra. La première étape fut la &lt;i&gt;Goldman Sachs Trading Corporation&lt;/i&gt; ; la banque émit un million d’actions à 100 $ pièce, acheta toutes ces actions avec son propre argent, puis en revendit 90 % à 104 $ à un public affamé. La &lt;i&gt;Trading Corporation&lt;/i&gt; acheta alors sans relâche des actions, faisant monter les prix toujours plus haut. Finalement, elle se débarrassa d’une partie de ses avoirs et finança un nouveau trust, la &lt;i&gt;Shenandoah Corporation&lt;/i&gt;, émettant des actions de ce fonds pour des millions de dollars – lequel à son tour finança encore un nouveau trust, la &lt;i&gt;Blue Ridge Corporation&lt;/i&gt;. De cette façon, chaque &lt;i&gt;investment trust&lt;/i&gt; servait de façade à une pyramide infinie d’investissements : Goldman se cachant derrière Goldman se cachant derrière Goldman. Sur les 7.250.000 actions initiales de Blue Ridge, 6.250.000 étaient en fait détenues par Shenandoah – laquelle, bien sûr, était en grande partie détenue par Goldman Trading.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Le résultat final (ça ne vous rappelle pas quelque chose ?) était une guirlande d’argent emprunté, du genre délicieusement vulnérable à une baisse de performance en n’importe quel point de la chaîne. L’idée de base n’est pas difficile à voir : vous apportez un dollar et en empruntez neuf ; puis vous utilisez ces 10 $ pour en emprunter 90 ; puis ces 100 $ servent à emprunter et investir 900 $, tant que le public continue à prêter. Si le dernier trust de la chaîne commence à perdre de la valeur, vous n’avez plus l’argent nécessaire pour rembourser vos investisseurs et tout le monde est massacré.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Dans un chapitre intitulé « En Goldman Sachs nous croyons » de son livre &lt;i&gt;The Great Crash, 1929&lt;/i&gt;, le célèbre économiste John Kenneth Galbraith prend les trusts Blue Ridge et Shenandoah comme des exemples classiques de la folie de l’endettement par effet de levier&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn5" name="_ftnref5" title=""&gt;[5]&lt;/a&gt;. Les trusts, écrit-il, ont été une cause majeure du crack historique ; en dollars d’aujourd’hui, les pertes des banques s’élevèrent à 475 milliards. « On ne peut s’empêcher de s’émerveiller de l’inventivité qui a conduit à cette gargantuesque folie », observe Galbraith, comme un Keith Olbermann en tenue de soirée&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn6" name="_ftnref6" title=""&gt;[6]&lt;/a&gt;. « Dans le domaine de la folie, l’échelle de celle-ci relève de l’Épopée. »&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;b&gt;Bulle n° 2&lt;/b&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;b&gt;Les valeurs technologiques (la bulle de l’Internet)&lt;/b&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;table style="text-align: left; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" vspace="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;     &lt;tbody&gt;         &lt;tr&gt;             &lt;td&gt; &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;     &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Avance rapide d’environ 65 ans. Non seulement Goldman survécut au Crack [NdT : de 1929] qui balaya tant d’investisseurs qu’elle avait grugés, mais elle est devenue la principale mandatrice&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn7" name="_ftnref7" title=""&gt;[7]&lt;/a&gt; des plus riches et puissantes compagnies du pays. Grâce à Sidney Weinberg, qui s’éleva du rang de concierge jusqu’à la tête de la firme, Goldman a été pionnière de l’introduction en bourse des sociétés, un des principaux et plus efficace moyen par lequel les sociétés lèvent de l’argent. Durant les décennies 1970 et 1980, Goldman n’était peut-être pas encore l’Etoile de la Mort dévoreuse de planètes, politiquement influente, qu’elle est devenue aujourd’hui, mais elle était déjà dans le haut du panier, avec la réputation d’attirer les plus brillants talents de Wall Street.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Étrangement, la banque avait la réputation de respecter la déontologie bancaire et d’avoir une approche patiente de l’investissement excluant le profit rapide ; ses cadres étaient entraînés à intégrer le mantra de la firme : « avide de long terme ». Un ancien banquier de Goldman qui a quitté la firme au début des années 1990, se souvient d’avoir vu ses supérieurs renoncer à une affaire très profitable sur la base qu’elle serait perdante sur le long terme. « Il nous est arrivé de rendre de l’argent à des grandes sociétés adultes qui voulaient mener des opérations non éthiques avec nous », dit-il. « Tout ce que nous avions fait était légal et honnête – mais notre crédo ``avide de long terme’’ nous imposait de ne pas faire tel profit si le prix collectif à payer était de nuire à la place financière. »&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;À cette époque, quelque chose se passa. Il est difficile de dire quoi exactement ; c’est peut-être le fait que le co-président de Goldman au début des années 1990, Robert Rubin, suivit Bill Clinton à la Maison Blanche où il dirigea le Conseil économique national et devint finalement le ministre des Finances&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn8" name="_ftnref8" title=""&gt;[8]&lt;/a&gt;. Tandis que les médias américains tombaient amoureux de la paire de &lt;i&gt;baby-boomers &lt;/i&gt;nichant à la Maison Blanche, des &lt;i&gt;yuppies&lt;/i&gt; ayant eu 20 ansdans les années 60, il y eut aussi un franc béguin pour Rubin, qui fut présenté comme la plus brillante personne qui ait jamais existé, sans l’ombre d’un doute laissant Newton, Einstein, Mozart et Kant loin derrière.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Rubin était l’archétype même du banquier de Goldman. Il était probablement né dans un complet à 4.000 $, il avait sur le visage une expression qui semblait signifier « pardon d’être tellement plus intelligent que vous » et, tel un monsieur Spock, il ne semblait éprouver aucune émotion. Le seul sentiment humain qu’on aurait pu lui attribuer serait le cauchemar d’avoir à voyager en classe touriste. Il devint un cliché national que tout ce que Rubin pensait était le mieux pour l’économie – un phénomène qui atteint son apogée en 1999, quand Rubin fit la couverture du &lt;i&gt;Time&lt;/i&gt; avec son adjoint aux Finances Larry Summers et le patron de la Fed&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn9" name="_ftnref9" title=""&gt;[9]&lt;/a&gt;, Alan Greenspan, sous le titre &lt;i&gt;LE ComitÉ POUR SAUVER LE MONDE&lt;/i&gt;. Et « ce que pensait Rubin » essentiellement, c’était que l’économie américaine et en particulier les marchés financiers, étaient sur-règlementés et avaient besoin d’être libérés. Durant son passage aux Finances, la Maison Blanche de Clinton prit une série de mesures qui eurent des conséquences radicales sur l’économie mondiale – à commencer par l’échec complet de Rubin à contrôler son ancienne firme quand elle se lança dans sa première course folle aux profits immédiats et obscènes.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Le principe de l’escroquerie de la bulle Internet est très facile à comprendre, même pour les nuls en finance. Des sociétés, qui ne valaient guère plus que des idées trouvées sous l’influence du cannabis et écrites sur un coin de nappe par des fumeurs de joints attardés, furent introduites en bourse&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn10" name="_ftnref10" title=""&gt;[10]&lt;/a&gt;, leur promotion assurée par les médias et vendues au public pour des milliards. C’était comme si les banques, dont Goldman, avaient emballé dans un joli papier-cadeau des pastèques, les avaient lâchées du 50e étage tout en décrochant les téléphones pour les mettre aux enchères. Dans ce jeu, vous ne gagnez que si vous récupérez votre argent avant que la pastèque n’atteigne le trottoir.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Ça semble évident maintenant, mais ce que l’investisseur moyen ne savait pas à ce moment-là, c’est que les banques avaient changé les règles du jeu pour améliorer l’apparence de ces affaires. Elles avaient mis au point un système d’investissement à deux classes – une pour les initiés qui connaissaient les vrais chiffres et l’autre pour les profanes qui étaient invités à suivre des prix gonflés que les banques elles-mêmes savaient être irrationnels. Alors que l’ancien fonctionnement de Goldman était de profiter des changements législatifs, son innovation clé durant les années Internet a consisté à abandonner ses propres normes de contrôle de qualité.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;« Depuis la Grande Dépression, il existait de strictes règles de mandatement financier que Wall Street suivait lors de l’introduction en bourse », dit le gérant d’un des premiers &lt;i&gt;hedge-funds&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn11" name="_ftnref11" title=""&gt;&lt;b&gt;[11]&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. « La société doit exister depuis au moins 5 ans et elle doit avoir dégagé un bénéfice pendant au moins 3 années consécutives. Mais Wall Street a jeté ces règles à la poubelle ». Goldman a complété le rideau de fumée en gonflant les actions contrefaites : « leurs analystes disaient partout que &lt;i&gt;Connerie.com&lt;/i&gt; valait 100 $ l’action ».&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Le problème c’est que personne n’avait dit aux investisseurs que les règles avaient changé. « Tout le monde dans les banques savait », dit le gérant. « Il est absolument sûr que Bob Rubin connaissait les règles de l’introduction en bourse. Elles n’avaient pas bougé depuis les années 1930 ».&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Jay Ritter, professeur de finances à l’Université de Floride, spécialiste des introductions en bourse, dit que les banques comme Goldman savaient parfaitement que de nombreuses sociétés qu’elles introduisaient en bourse ne feraient jamais un centime de bénéfice. « Au début des années 1980, les plus grandes banques exigeaient 3 années bénéficiaires. Puis, ça a été un an, puis un trimestre. Au moment de la bulle Internet, les banques ne demandaient même pas une prévision de rentabilité ».&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Goldman a nié avoir changé les normes de l’introduction en bourse durant les années Internet, mais ses propres statistiques démentent son affirmation. Comme elle avait fait pour les &lt;i&gt;investment trusts&lt;/i&gt; dans les années 1920, Goldman commença doucement les années Internet et finit surexcité. Après avoir introduit en bourse en 1996 une société peu connue, &lt;i&gt;Yahoo !&lt;/i&gt;, Goldman devint ensuite rapidement le roi de l’introduction en bourse de l’ère Internet. Parmi les 24 sociétés que la banque introduisit en bourse en 1997, un tiers perdaient de l’argent au moment de l’introduction. En 1999, au sommet de la bulle, la banque introduisit en bourse 47 sociétés, parmi elles des mort-nées comme &lt;i&gt;Webvan&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;eToys&lt;/i&gt;, des offres d’investissement qui ressemblaient beaucoup à Blue Ridge et Shenandoah. Dans les quatre premiers mois de l’année suivante, Goldman introduisit en bourse 18 sociétés dont 14 perdaient de l’argent à ce moment-là. Comme premier mandataire des actions Internet durant la bulle, Goldman produisit un résultat beaucoup plus volatile que ses concurrents : en 1999, les actions des sociétés introduites en bourse par Goldman montèrent de 281 % au dessus de leur prix d’introduction, comparé à une moyenne de 181 % pour Wall Street.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Comment Goldman réalisa-t-elle des résultats aussi extraordinaires ? Une réponse est qu’ils utilisèrent une pratique appelée « &lt;i&gt;laddering&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn12" name="_ftnref12" title=""&gt;&lt;b&gt;[12]&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; », ce qui n’est qu’un mot chic pour dire qu’ils ont manipulé les prix des actions offertes. Voici comment ça marche : disons que vous êtes Goldman Sachs et que la société &lt;i&gt;Connerie.com&lt;/i&gt; vient vous voir pour vous demander de l’introduire en bourse. Vous vous mettez d’accord sur les conditions habituelles : vous évaluez l’entreprise, déterminez le nombre d’actions offertes au public et embarquez le PDG de Connerie.com en tournée pour papoter avec les investisseurs, tout ça pour une commission substantielle (typiquement 6 à 7 % du capital récolté). Vous promettez alors à vos meilleurs clients le droit d’acheter de gros paquets d’actions au prix d’introduction – disons que Connerie.com débute à un prix de 15 $ l’action – en échange de la promesse que ces clients achèteront encore d’autres actions plus tard, sur le marché. Cette exigence, apparemment innocente, vous donne une connaissance d’initié de l’évolution du prix de l’action, connaissance qui n’était pas partagée avec les couillons de traders banals, lesquels n’avaient que le prospectus pour se faire une idée. Vous savez que certains de vos clients qui ont acheté X actions à 15 $ vont aussi en acheter Y de plus à 20 ou 25 $, ce qui garantit pratiquement que le prix va monter jusqu’à 25 $ et au-delà. De cette façon, Goldman pouvait faire monter artificiellement le prix de l’action, ce qui, évidemment, profitait à la banque – une commission de 6 % sur 500 millions de dollars, c’est de l’argent.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Goldman fut poursuivi plusieurs fois par des actionnaires pour s’être livré au &lt;i&gt;laddering&lt;/i&gt; à l’occasion de l’introduction en bourse de plusieurs sociétés Internet, dont &lt;i&gt;Webvan&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;NetZero&lt;/i&gt;. Ces manœuvres frauduleuses attirèrent aussi l’attention de Nicholas Maier, manager de &lt;i&gt;Cramer &amp;amp; Co&lt;/i&gt;., le hedge fund dirigé à l’époque par le maintenant célèbre animateur de télévision, cet enfoiré de Jim Cramer, lui-même un ancien de Goldman. Maier dit à la &lt;i&gt;SEC&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn13" name="_ftnref13" title=""&gt;&lt;b&gt;[13]&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; que, quand il travaillait pour Cramer entre 1996 et 1998, il a été forcé à plusieurs reprises de participer à des opérations de &lt;i&gt;laddering&lt;/i&gt; pour les introductions en bourse de Goldman.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;« D’après ce dont j’ai été témoin, Goldman était la pire délinquante », dit Maier. « Ils ont complètement nourri la bulle. Et c’est précisément ce genre de comportement qui a causé l’effondrement du marché. Ils ont bâti ces actions sur une base illégale – ont manipulé le prix à la hausse – et, vers la fin, ce sont les petits qui ont fini par acheter ». En 2005, Goldman accepta de payer 40 millions de dollars pour ses fraudes de &lt;i&gt;laddering&lt;/i&gt; – une amende ridicule comparée aux énormes profits que la banque a réalisés. (Goldman, qui a nié avoir mal agi dans tous les procès qu’elle a arrêtés par une négociation, a refusé de répondre aux questions concernant cette histoire.)&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Une autre pratique à laquelle Goldman s’est livrée durant la bulle Internet était le « &lt;i&gt;spinning&lt;/i&gt; », mieux connu sous le nom de corruption. Dans ce cas, la banque offrait aux cadres dirigeants de la société mise en bourse des actions à un prix très préférentiel, en échange de leur clientèle future. Les banques qui pratiquaient le &lt;i&gt;spinning&lt;/i&gt; sous-estimaient le prix initial d’introduction, s’assurant ainsi que ce prix bas, dont elles faisaient profiter les initiés, allait très probablement monter rapidement, apportant ainsi des gains immédiats aux cadres favorisés. Ainsi, au lieu de Connerie.com offert à 20 $, la banque approchait le PDG de Connerie.com et lui offrait un millions d’actions de sa propre société à 18 $ en échange de sa clientèle – avec comme effet de voler tous les nouveaux actionnaires de Connerie.com en détournant vers le compte privé du PDG des liquidités qui, sinon, seraient allées sur le compte de la société.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Dans un cas, on prétend que Goldman aurait ainsi offert plusieurs millions de dollars au PDG d’&lt;i&gt;eBay&lt;/i&gt; Meg Whitman, lequel rejoignit plus tard le directoire de Goldman, en échange de la clientèle future d’eBay. D’après un rapport du comité des services financiers de la Chambre des représentants, Goldman a fait cette offre spéciale aux cadres dirigeants de 21 sociétés qu’elle a introduites en bourse, y compris le cofondateur de &lt;i&gt;Yahoo !&lt;/i&gt; Jerry Yang et deux des plus grands gredins de l’âge des scandales financiers – Dennis Kozlowski de Tyco et Ken Lay d’Enron. Goldman dénonça avec colère le rapport, le qualifiant de « flagrante distorsion des faits » - peu de temps avant de payer 110 millions de dollars pour mettre fin à une enquête sur le &lt;i&gt;spinning&lt;/i&gt; et autres malversations lancée par les autorités de l’État de New York. « Le spinning lors des introductions en bourse n’était pas une peccadille sans importance », dit le procureur général de l’époque, Eliot Spitzer. « Au contraire, c’était une partie intégrante d’un schéma frauduleux destiné à gagner des parts du marché de la banque d’affaires. »&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;De telles pratiques ont contribué à faire de la bulle Internet un des plus grands désastres de l’histoire : quelques cinq mille milliards de dollars de richesse furent effacés sur le NASDAQ seulement. Mais le vrai problème n’est pas l’argent perdu par les actionnaires, c’est l’argent gagné par les banquiers d’affaires, qui reçurent de copieuses primes pour avoir faussé le marché. Au lieu d’avoir appris à Wall Street que les bulles finissent toujours par dégonfler, les années Internet ont démontré aux banquiers que, à l’âge du capital circulant librement et des sociétés financières privées, les bulles sont incroyablement faciles à créer et les primes individuelles sont en fait plus grosses quand la folie et l’irrationalité l’emportent.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Nulle part ceci n’a été plus vrai que chez Goldman. Entre 1999 et 2002, la firme a versé 28,5 milliards de dollars de primes – en gros une moyenne de 350.000 $ par an et par employé. Ces montants sont importants parce que l’héritage clé de la bulle Internet est que l’économie est maintenant conduite en grande partie par le maintien des énormes salaires et bonus que de telles bulles rendent possibles. Le mantra de Goldman, « avide de long terme », s’est évanoui quand le jeu est devenu toucher son chèque avant que la pastèque ne touche le trottoir.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Le marché n’était plus un lieu gouverné par la raison pour développer des entreprises rentables : il était devenu l’immense océan de l’argent des autres où les banquiers attiraient de vastes sommes par tous les moyens imaginables, pour essayer de convertir cet argent en bonus et salaires le plus vite possible. Vous avez fait du &lt;i&gt;laddering&lt;/i&gt; et du &lt;i&gt;spinning&lt;/i&gt; avec 50 introductions de sociétés Internet, et alors ? Le temps que la SEC vienne vous mettre une amende de 110 millions de dollars, le yacht que vous avez acheté avec vos bonus avait déjà 6 ans. De plus, vous n’étiez probablement plus chez Goldman à ce moment-là, en charge des finances du pays ou de l’État du New Jersey. (Un des moments vraiment comiques de l’histoire de l’effondrement de la bulle Internet fut quand le gouverneur du New Jersey Jon Corzine, qui dirigea Goldman de 1994 à 1999 et partit avec 320 millions de dollars grâce aux introductions en bourse, affirma en 2002 : « Je n’avais jamais entendu le terme &lt;i&gt;laddering&lt;/i&gt; jusqu’à aujourd’hui. »)&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Pour une banque qui paye 7 milliards de dollars par an en salaires, 110 millions d’amendes à payer 5 ans plus tard étaient rien moins que dissuasives – c’était une plaisanterie. Une fois que la bulle Internet avait éclaté, Goldman n’avait aucune incitation à réexaminer sa nouvelle stratégie de recherche du profit ; la banque chercha juste une autre bulle à gonfler. Il s’avéra que, en grande partie grâce à Rubin, une autre était prête.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;b&gt;Bulle n° 3&lt;/b&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;b&gt;La vogue de l’immobilier&lt;/b&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;table style="text-align: left; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" vspace="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;     &lt;tbody&gt;         &lt;tr&gt;             &lt;td&gt; &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;     &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Le rôle de Goldman dans le désastre absolu que fut la bulle immobilière n’est pas difficile à retracer. Là aussi, la combine de base fut une dégradation des règles bancaires, bien que dans ce cas il ne s’agissait pas des règles d’introduction en bourse, mais de celles des prêts immobiliers. Maintenant, presque tout le monde sait que, pendant des décennies, les prêteurs exigeaient des emprunteurs qu’ils soient capables de fournir au moins 10 % d’apport personnel, qu’ils aient des revenus réguliers, une bonne côte de crédit ainsi qu’un vrai prénom et patronyme. Mais, à l’aube du nouveau millénaire, les prêteurs jetèrent subitement tout ce caca par la fenêtre et commencèrent à signer des prêts sur des serviettes en papier à des serveuses et d’ex-taulards ayant en poche cinq balles et une barre de Mars&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn14" name="_ftnref14" title=""&gt;[14]&lt;/a&gt;.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Rien de cela n’aurait été possible sans les banquiers d’affaires comme Goldman, qui créèrent des véhicules pour emballer ces adorables prêts et les vendre en masse à des compagnies d’assurance et des fonds de pension sans défiance. Ceci créa un marché de masse pour la dette toxique qui n’aurait jamais existé avant. Dans l’ancien temps, aucune banque n’aurait voulu avoir en portefeuille le prêt d’un quelconque ex-taulard camé, sachant la probabilité qu’il ne soit pas remboursé. En d’autres mots, vous ne pouvez signer de tels prêts que si vous avez quelqu’un à qui les vendre, quelqu’un qui ignore ce qu’ils sont en réalité.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Goldman utilisa deux méthodes pour dissimuler la saleté qu’ils vendaient. En premier lieu, ils ont fait des liasses de centaines de différents prêts immobiliers dans des instruments appelés &lt;i&gt;CDO&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn15" name="_ftnref15" title=""&gt;&lt;b&gt;[15]&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Ensuite, ils ont vendus aux investisseurs l’idée que, parce qu’une liasse de ces prêts se comporterait bien dans l’ensemble, il n’y avait pas de raison de s’inquiéter trop des « adorables&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn16" name="_ftnref16" title=""&gt;[16]&lt;/a&gt; ». Le CDO, dans son ensemble, était solide. Ainsi, les prêts notés comme des déchets ont été transformés en investissements notés AAA&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn17" name="_ftnref17" title=""&gt;[17]&lt;/a&gt;. En second lieu, pour se couvrir contre le risque sur ses propres paris, Goldman obtint une assurance de compagnies comme AIG&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn18" name="_ftnref18" title=""&gt;[18]&lt;/a&gt; – assurance connue sous le nom de &lt;i&gt;CDS&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn19" name="_ftnref19" title=""&gt;&lt;b&gt;[19]&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; &lt;/i&gt;– sur les CDO. Les CDS étaient fondamentalement un pari sur une course de chevaux entre AIG et Goldman : Goldman parie que les ex-taulards vont faire défaut sur leur prêt, AIG parie qu’ils le rembourseront.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Il y avait un seul problème avec ces affaires : toute leur mécanique était exactement le genre de spéculation dangereuse que les agences fédérales sont supposées refréner. Les produits financiers dérivés comme les CDO et les CDS avaient déjà provoqué une série de catastrophes financières : &lt;i&gt;Procter &amp;amp; Gamble&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Gibson Greetings&lt;/i&gt; y perdirent tous deux des fortunes. En Californie, le comté d’Orange fut forcé de se déclarer en cessation de paiement en 1994. Cette année-là, un rapport du bureau de comptabilité du Gouvernement&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn20" name="_ftnref20" title=""&gt;[20]&lt;/a&gt; recommandait de réglementer strictement ce type d’instruments financiers – et, en 1998, la présidente de la commission des transactions à terme sur les matières premières&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn21" name="_ftnref21" title=""&gt;[21]&lt;/a&gt; [&lt;i&gt;CFTC&lt;/i&gt;], Brooksley Born, confirma cette recommandation. En mai 1998, elle écrivit une lettre à l’administration Clinton et aux dirigeants économiques suggérant que les banques soient tenues de fournir plus de détails sur le négoce des dérivés et qu’elles soient aussi tenues de faire des provisions pour amortir les pertes.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Plus de règlementation n’était pas exactement ce que Goldman avait en tête. « Les banques sont furieuses – elles veulent bloquer la réforme », dit Michael Greenberger, qui travaillait pour Born comme directeur des marchés et des transactions financières à la CFTC et qui est maintenant professeur de droit à l’université du Maryland. « Greenspan, Summers, Rubin et [le patron de la SEC Arthur] Levitt veulent aussi la bloquer. »&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Cette bande des quatre de Clinton régnant sur l’économie – « spécialement Rubin », selon Greenberger – convoqua Born pour une réunion et ils plaidèrent leur cause. Malgré cela, Born refusa de faire machine arrière et continua à demander une meilleure règlementation des dérivés. Aussi, en juin 1998, Rubin dénonça publiquement la position de Born, recommandant finalement que la CFTC soit privée de son pouvoir de règlementation. En 2000, le dernier jour de sa législature, le Congrès adopta la – maintenant fameuse – loi de modernisation des transactions à terme sur les matières premières&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn22" name="_ftnref22" title=""&gt;[22]&lt;/a&gt;, loi qui fut insérée à la dernière minute dans un collectif budgetaire de plus de 1000 pages, avec presqu’aucun débat au Sénat. Les banques étaient maintenant libres d’échanger des CDS en toute impunité.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Mais l’histoire ne se termina pas là. En 2000, AIG, le principal fournisseur de CDS, approcha le département des assurances de l’État de New York pour lui demander si les CDS seraient règlementés en tant qu’assurances. À l’époque, le bureau des assurances était dirigé par Neil Levin, un ancien vice-président de Goldman. Celui-ci décida que les CDS ne seraient pas règlementés. Devenue libre d’émettre des CDO et d’acheter des CDS autant qu’elle voulait, Goldman se jeta frénétiquement dans le marché du prêt immobilier. En 2006, à l’apogée de la bulle, Goldman avait émis pour 76,5 milliards de dollars de produits dérivés basés sur des prêts immobiliers – un tiers de ces prêts étant des &lt;i&gt;subprime&lt;/i&gt; -, la plus grande part de ces produits étant vendue à des investisseurs institutionnels comme des fonds de pension et des compagnies d’assurance. Et, dans ces émissions massives, il y avait de vastes marécages de merde.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Prenons une émission de cette année-là, GSAMP Trust 2006-S3 pour 494 millions de dollars. De nombreux prêts correspondaient à un second emprunt par les emprunteurs et leur capital moyen ne valait que 0,71 % de leur emprunt. De plus, 58 % des prêts étaient peu ou pas documentés – pas de nom de l’emprunteur, pas d’adresse, juste le code postal. Malgré cela, les deux principales agences de notation, &lt;i&gt;Moody’s&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Standard &amp;amp; Poor’s&lt;/i&gt;, donnèrent à 93 % de l’émission la note « qualité pour investisseur »&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn23" name="_ftnref23" title=""&gt;[23]&lt;/a&gt;. Moody’s prédisait que moins de 10 % des prêts feraient défaut. En réalité, 18 % furent en défaut de paiement &lt;i&gt;dans les 18 mois&lt;/i&gt;.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Mais Goldman n’était pas exposée au risque. La banque pouvait acheter ces prêts affreux, complètement irresponsables, à des firmes pires que des gangsters comme &lt;i&gt;Countrywide&lt;/i&gt; et les revendre à des municipalités et des retraités – des vieux, bon sang ! – en affirmant que ce n’était pas la pire bouse de vache qu’on ait jamais vue. Mais tout en faisant cela, la banque prenait des positions à la baisse sur ce marché. En clair, elle pariait contre la merde qu’elle-même vendait. Pire encore, Goldman s’en félicitait publiquement. « Le secteur du prêt immobilier continue à être faible », se vantait David Viniar, responsable financier de la banque, « en conséquence, nous avons subi des pertes sur nos positions acheteuses… Cependant, notre gestion du risque sur ce marché consistait à être baissier et &lt;i&gt;notre position nette vendeuse a été bénéficiaire&lt;/i&gt; ». En d’autres termes, les dérivés de prêts immobiliers que Goldman vendait étaient pour les crétins. On ne pouvait gagner de l’argent qu’en pariant &lt;i&gt;contre&lt;/i&gt; ces mêmes prêts immobiliers.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;« Voilà jusqu’où ces salopards ont osé aller », dit le gérant d’un hedge fund. « Au moins, avec les autres banques, vous pouviez dire qu’elles étaient seulement stupides – elles croyaient à ce qu’elles vendaient et elles ont implosé avec la bulle. Goldman savait ce qu’elle faisait ». Je demande au gérant comment il se peut que vendre quelque chose et parier contre – surtout si vous en savez plus sur les faiblesses des produits que le client – ne soit pas considéré à un délit d’initié.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;« C’est exactement un délit d’initié », dit-il, « c’est le &lt;i&gt;cœur&lt;/i&gt; même du délit d’initié ».&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Finalement, de nombreux investisseurs fâchés se sont regroupés. Après l’éclatement de la bulle immobilière, comme une répétition virtuelle de la bulle Internet, Goldman fut touché par une vague de procès, dans lesquels la banque fut accusée d’avoir caché l’information pertinente sur la qualité des prêts immobiliers qu’elle émettait. Les autorités de l’État de New York poursuivent Goldman ainsi que 25 autres courtiers pour avoir vendu des liasses des prêts merdeux de Countrywide à des fonds de pension de fonctionnaires, lesquels ont perdu 100 millions de dollars sur leur investissement. Le Massachusetts aussi a enquêté sur Goldman pour les mêmes raisons, agissant au nom de 714 détenteurs de prêts prédateurs. Mais cette fois encore, Goldman s’en est sortie pratiquement indemne, écartant les menaces en acceptant de payer une somme dérisoire, 60 millions de dollars – environ ce que son département des CDO gagnait en un jour et demi pendant le boom immobilier.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Les conséquences de la bulle immobilière sont toutes bien connues – elle a conduit, plus ou moins directement, à l’effondrement de &lt;i&gt;Bear Stearns&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Lehman Brothers&lt;/i&gt; et AIG, dont le portefeuille toxique de CDS était composé, pour une part significative, d’assurances que des banques comme Goldman avaient achetées pour couvrir le risque de leur propre portefeuille immobilier. En fait, au moins 13 milliards de dollars d’argent public, donnés à AIG pour son renflouage, sont allés à Goldman, ce qui signifie que la banque a gagné deux fois sur la bulle immobilière : elle a d’abord arnaqué les investisseurs qui ont acheté ses CDO pourris en pariant contre ses propres produits merdeux, puis elle s’est retournée et a arnaqué le contribuable en le faisant payer ces mêmes paris.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Et de nouveau, tandis que le monde s’effondrait autour de la banque, Goldman s’assura que tout irait très bien du côté des rémunérations. En 2006, le montant des rémunérations grimpa à 16,5 milliards de dollars – une moyenne de 622.000 $ par employé. Comme l’expliqua un porte-parole de Goldman, « Nous travaillons très dur ici ».&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Mais le meilleur était encore à venir. Tandis que l’effondrement de la bulle immobilière expédia la plupart du monde financier vers la sortie ou la prison, Goldman doubla la mise – et, presque seul, créa encore une autre bulle, une dont le monde ignore encore que la firme y est impliquée.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;b&gt;Bulle n° 4&lt;/b&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;b&gt;4 $ le gallon&lt;/b&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;table style="text-align: left; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" vspace="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;     &lt;tbody&gt;         &lt;tr&gt;             &lt;td&gt; &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;     &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Au début de 2008, le monde financier était en plein désarroi. Wall Street avait passé les 25 dernières années à provoquer un scandale après l’autre, ce qui ne laissait pas grand-chose à vendre qui ne fût avarié. Les termes &lt;i&gt;junk bond&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn24" name="_ftnref24" title=""&gt;&lt;b&gt;[24]&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;IPO&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;subprime&lt;/i&gt; &lt;i&gt;mortgage&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn25" name="_ftnref25" title=""&gt;&lt;b&gt;[25]&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et autres mets financiers qui furent en vogue un temps, étaient maintenant fermement associés à des escroqueries dans l’esprit du public. Les termes &lt;i&gt;CDS&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;CDO&lt;/i&gt; allaient bientôt les rejoindre. Les marchés de crédit étaient en crise et le mantra qui avait sous-tendu l’économie fantasmatique des années Bush – la croyance que les prix de l’immobilier ne baissent jamais – n‘était plus qu’un mythe effondré, laissant Wall Street réclamer à grand cris un nouveau paradigme de connerie à lancer.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Où aller ? Avec un public réticent à mettre de l’argent dans quoi que ce soit qui ressemble à un investissement papier, la &lt;i&gt;Street&lt;/i&gt; déménagea en douce le casino vers le marché des matières premières &lt;i&gt;physiques&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn26" name="_ftnref26" title=""&gt;&lt;b&gt;[26]&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; – les trucs que vous pouvez toucher : maïs, café, cacao, blé et, avant tout, les matières premières énergétiques, surtout le pétrole. En conjonction avec la baisse du dollar, la restriction du crédit&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn27" name="_ftnref27" title=""&gt;[27]&lt;/a&gt; et l’effondrement de l’immobilier provoquèrent une « fuite vers les matières premières »&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn28" name="_ftnref28" title=""&gt;[28]&lt;/a&gt;. En particulier, le prix du pétrole à terme&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn29" name="_ftnref29" title=""&gt;[29]&lt;/a&gt; est monté en flèche, le baril passant de 60 $ mi-2007 à un plus haut de 147 $ à l’été 2008.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Cet été là, tandis que la campagne présidentielle montait en puissance, la raison donnée pour expliquer la montée du prix de l’essence jusqu’à 4,11 $ le gallon&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn30" name="_ftnref30" title=""&gt;[30]&lt;/a&gt; était que le monde faisait face à un problème d’approvisionnement en pétrole. Dans un classique exemple de la façon dont Républicains et Démocrates répondent aux crises par de féroces polémiques sur des points stupides et hors-sujet, John McCain prétendait que mettre fin au moratoire sur l’exploitation en mer&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn31" name="_ftnref31" title=""&gt;[31]&lt;/a&gt; serait « très utile à court terme », tandis qu’Obama, en bon yuppie libéral, défendait l’idée qu’un investissement fédéral dans la voiture hybride était la solution.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Mais tout était mensonger. Il est vrai que la production pétrolière globale va finir par s’épuiser, mais la production à court terme était en fait en augmentation. Selon l’administration pour l’information sur l’énergie&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn32" name="_ftnref32" title=""&gt;[32]&lt;/a&gt;, dans les six mois qui ont précédé l’envolée des prix, l’&lt;i&gt;offre&lt;/i&gt; mondiale de pétrole était passée de 85,24 millions de barils par jour à 85,72 millions. Sur la même période, la &lt;i&gt;demande&lt;/i&gt; avait chuté de 86,82 millions de barils par jour à 86,07 millions. Non seulement l’offre à court-terme avait augmenté, mais la demande avait baissé – ce qui, en termes économiques classiques, aurait dû faire baisser les prix à la pompe.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Alors d’où provenait l’énorme hausse des prix du pétrole ? Devinez. Évidemment, Goldman a été aidé – il y avait d’autres joueurs dans le marché des matières premières physiques - mais la cause initiale a tout à voir avec le comportement d’un petit nombre de puissants acteurs déterminés à transformer en casino spéculatif ce marché qui avait été, jusque-là, sérieux. Goldman procéda en convaincant des fonds de pension et d’autres grands investisseurs institutionnels d’investir dans le marché à terme du pétrole&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn33" name="_ftnref33" title=""&gt;[33]&lt;/a&gt; – en acceptant d’acheter du pétrole à un certain prix à une date fixée à l’avance. L’initiative transforma la nature du pétrole : d’une matière première rigidement soumise à la loi de l’offre et de la demande, il devint un objet de paris, comme les actions. Entre 2003 et 2008, le volume d’argent spéculatif dans les matières premières passa de 13 milliards à 317 milliards de dollars, un accroissement de 2.300 %. En 2008, un baril de pétrole changeait de main, sur le papier, 27 fois en moyenne avant d’être livré et consommé.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Comme c’est souvent le cas, il existait une loi, datant de la Grande Dépression, pour empêcher spécifiquement ce genre de choses. Le marché des matières premières était d’abord destiné à aider les agriculteurs. Un cultivateur préoccupé par une éventuelle future baisse des prix pouvait signer un contrat de vente de son maïs à un certain prix, pour une livraison plus tard ; grâce à cela, il lui était moins utile de stocker lui-même sa récolte. Quand personne n’achetait du maïs, l’agriculteur pouvait vendre à un intermédiaire appelé « spéculateur traditionnel », lequel stockait le grain pour le vendre plus tard, quand la demande était plus forte. De cette façon, il y avait toujours quelqu’un pour acheter à l’agriculteur, même quand le marché n’avait pas besoin, temporairement, de sa récolte. &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Cependant, en 1936, le Congrès reconnu qu’il ne devait jamais il y avoir plus de spéculateurs dans ce marché que de producteurs et de consommateurs. Si cela arrivait, les prix seraient alors affectés par autre chose que l’offre et la demande et la manipulation des cours s’ensuivrait. Une nouvelle loi donna le pouvoir à la CFTC&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn34" name="_ftnref34" title=""&gt;[34]&lt;/a&gt; – le même organisme qui tenta vainement plus tard de règlementer les CDS – d’imposer des limites aux opérations spéculatives sur les matières premières. Grâce à la supervision de la CFTC, la paix et l’harmonie régna sur les marchés de matières premières pendant plus de 50 années.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Tout cela changea en 1991 quand, à l’insu de presque tout le monde, &lt;i&gt;J. Aron&lt;/i&gt;, une filiale de Goldman spécialisée dans le négoce des matières premières, écrivit à la CFTC en utilisant un argument inhabituel. Les agriculteurs possédant de gros stocks de maïs, argumentait Goldman, n’étaient pas les seuls qui avaient besoin de se couvrir contre le risque de baisse des prix – les négociants de Wall Street qui font de gros paris sur le prix du pétrole avaient, eux aussi, besoin de se couvrir contre leur risque, parce que, eh bien, eux aussi risquaient de perdre beaucoup d’argent.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;C’était vraiment n’importe quoi – la loi de 1936, rappelez-vous, avait été écrite pour faire spécifiquement la distinction entre les négociants qui achetaient et vendaient une marchandise réelle, tangible et ceux qui traitaient seulement du papier. Mais la CFTC, étonnamment, accepta l’argument. Elle donna à la banque un laissez-passer, appelé « exemption pour couverture de bonne foi »&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn35" name="_ftnref35" title=""&gt;[35]&lt;/a&gt;, permettant à la filiale de Goldman de se prétendre négociant de matières premières réelles et d’échapper ainsi à toutes les limites imposées aux spéculateurs. Dans les années qui ont suivi, la commission accorda discrètement des exemptions à 14 autres compagnies.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Goldman et d’autres banques étaient alors devenues libres d’attirer plus d’investisseurs dans les marchés de matières premières, permettant aux spéculateurs de faire des paris de plus en plus gros. Cette lettre de Goldman en 1991 conduisit plus ou moins directement à la bulle pétrolière de 2008, quand le nombre des spéculateurs sur le marché – motivés par la crainte de la chute du dollar et l’effondrement de l’immobilier – submergea finalement producteurs et consommateurs. En 2008, les trois quarts au moins de l’activité sur les marchés de matières premières était spéculative, selon un employé du Congrès qui a étudié les chiffres – et ce chiffre est probablement sous-évalué. Vers le milieu de l’été 2008, malgré une offre en hausse et une demande en baisse, nous payions 4 $ le gallon chaque fois que nous nous arrêtions à la pompe.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Ce qui est encore plus stupéfiant c’est que la lettre d’exemption à Goldman, ainsi que la plupart de celles qui ont suivi, furent données plus ou moins en secret. « J’étais le chef de la division des marchés et Brooksey Born était la patronne de la CFTC », dit Greenberger, « et ni elle ni moi ne connaissions l’existence de cette lettre ». En fait, les lettres ne furent connues que par accident. L’année dernière, un employé du comité pour l’énergie et le commerce de la Chambre&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn36" name="_ftnref36" title=""&gt;[36]&lt;/a&gt; se trouvait à une réunion quand des officiels de la CFTC firent une référence impromptue aux exemptions.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;« J’avais été invité à une réunion que la commission organisait sur l’énergie », raconte l’employé, « et, soudain, au milieu de la réunion, ils commencent à dire ``Ouais, nous écrivons ces lettres depuis des années maintenant’’. J’ai levé la main et dit ``Vraiment ? Vous avez écris une lettre ? Puis-je la voir ?’’ Ils firent des ``Hum, hum’’ d’embarras, la discussion tourna en rond un moment et à la fin, ils ont dit ``Il nous faut l’accord de Goldman Sachs’’. J’ai demandé ``Qu’est-ce que vous voulez dire par `demander l’accord de Goldman Sachs ?’’’ »&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;La CFTC cita un règlement qui interdisait de communiquer toute information concernant la position courante d’une société sur le marché. Mais la demande de l’employé concernait une lettre écrite &lt;i&gt;17 ans&lt;/i&gt; plus tôt. Elle n’avait plus aucun rapport avec la position courante de Goldman. De plus, l’article 7 de la loi de 1936 sur les matières premières donne au Congrès le droit d’obtenir de la CFTC toute l’information qu’il veut. Pourtant, dans une parfaite illustration de la mainmise totale de Goldman sur le gouvernement, la CFTC attendit l’accord de la banque avant de transmettre la lettre.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Armée de son exemption à moitié secrète conférée par le gouvernement, Goldman était devenu l’architecte en chef d’une gigantesque salle de paris. Son &lt;i&gt;Goldman Sachs Commodities Index&lt;/i&gt; – indice qui suit les prix des 24 principales matières premières, mais dans lequel le pétrole est surpondéré – devint le lieu où les fonds de pension, les compagnies d’assurance et d’autres investisseurs institutionnels pouvaient placer des paris massifs à long terme sur les prix des matières premières. Tout aurait été très bien s’il n’y avait eu quelques petits problèmes. L’un de ces problèmes était que les spéculateurs sur indice font surtout des paris à la hausse&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn37" name="_ftnref37" title=""&gt;[37]&lt;/a&gt; et rarement sur la baisse&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn38" name="_ftnref38" title=""&gt;[38]&lt;/a&gt;. Si ce type de comportement est bon pour un marché d’actions, il est désastreux pour les matières premières, parce qu’il fait continuellement monter les prix. « Si les spéculateurs sur l’indice avaient aussi pris des positions à la baisse comme à la hausse, vous auriez vu les prix monter et descendre », dit Michael Masters, gérant d’un hedge fund qui a contribué à révéler le rôle des banques d’affaires dans la manipulation du prix du pétrole. « Mais ils poussent les prix dans une seule direction : vers le haut. »&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Pour aggraver encore le problème, Goldman elle-même a utilisé toute sa puissance pour encourager la hausse du prix du pétrole. Arjun Murti, un analyste de Goldman, salué comme un « oracle du pétrole » par le &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt;, prédit un « super pic », pronostiquant un prix du baril à 200 $. Dans le même temps, Goldman était lourdement investie dans le pétrole, à travers sa filiale J. Aron ; la banque possédait aussi une part d’une des plus grandes raffineries dans le Kansas, où elle stockait le brut qu’elle achetait et vendait. Bien que l’offre de pétrole suivît la demande, Murti lançait en permanence des alertes de pénurie mondiale de pétrole, allant jusqu’à révéler publiquement qu’il possédait deux voitures hybrides. Le prix élevé, prétendait la banque, est d’une certaine façon la faute de ce cochon de consommateur américain. En 2005, les analystes de Goldman répétaient qu’on ne saurait pas quand le prix allait cesser de monter tant qu’on ne saurait pas « quand les consommateurs américains arrêteront d’acheter des SUV&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn39" name="_ftnref39" title=""&gt;[39]&lt;/a&gt; gouffres à essence et chercheront des alternatives moins gourmandes. »&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Mais ce n’était pas la consommation réelle de pétrole qui faisait monter les prix – c’était le négoce du pétrole papier. À l’été 2008, les spéculateurs sur les matières premières avaient acheté et empilé assez d’options sur le pétrole&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn40" name="_ftnref40" title=""&gt;[40]&lt;/a&gt; pour remplir 1,1 milliards de barils de pétrole ; ce qui signifie que les spéculateurs possédaient plus de pétrole à terme, sous forme papier, qu’il n’y avait de pétrole physique stocké dans toutes les cuves de stockage du pays, y compris celles de la Réserve Stratégique&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn41" name="_ftnref41" title=""&gt;[41]&lt;/a&gt;. C’était une répétition à la fois de la bulle Internet et de la bulle immobilière, quand Wall Street faisait exploser les profits du jour en vendant à des idiots des parts d’un avenir fantasmatique où les prix monteraient éternellement.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Dans ce qui était devenu un processus douloureusement familier, la pastèque du pétrole frappa brutalement le trottoir durant l’été 2008, causant une perte massive de richesse ; le prix du brut plongea de 147 $ à 33 $&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn42" name="_ftnref42" title=""&gt;[42]&lt;/a&gt;. À nouveau, les grands perdants étaient des gens ordinaires. Les retraités, dont les fonds de pension avaient investi dans cette merde, furent massacrés : &lt;i&gt;CalPERS&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn43" name="_ftnref43" title=""&gt;&lt;b&gt;[43]&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, le fonds de pension des fonctionnaires de Californie, avait 1,1 milliard de dollars investi dans les matières premières quand la chute arriva. Et les dégâts ne provenaient pas que du pétrole. Gonflés par la bulle des matières premières, les prix alimentaires provoquèrent des catastrophes sur toute la planète, réduisant à la famine environ 100 millions de personnes et allumant des émeutes de la faim dans tout le tiers-monde.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Aujourd’hui, le prix du pétrole monte à nouveau : il a pris 20 % au mois de mai et a, jusqu’à présent, doublé cette année. À nouveau, le problème n’est pas l’offre et la demande. « L’offre de pétrole est au plus haut des 20 dernières années », dit Bart Stupak, député démocrate du Michigan, membre du comité sur l’énergie de la Chambre. « La demande est au plus bas des 10 dernières années. Et pourtant, le prix est à la hausse. »&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Quand on lui demande pourquoi les politiciens continuent à rabâcher des choses comme forer de nouveaux puits ou les voitures hybrides, alors que l’offre et la demande ne sont pas la cause du prix élevé, Stupak secoue la tête. « Je pense qu’ils ne comprennent pas très bien le problème », dit-il. « Vous ne pouvez pas l’expliquer en 30 secondes, donc les politiciens l’ignorent. »&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;b&gt;Bulle n° 5&lt;/b&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;b&gt;La magouille du renflouage&lt;/b&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;table style="text-align: left; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" vspace="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;     &lt;tbody&gt;         &lt;tr&gt;             &lt;td&gt; &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;     &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Après l’implosion de la bulle pétrolière à l’automne 2008, il n’y avait plus de nouvelle bulle pour faire ronronner la machine – cette fois, l’argent semble vraiment parti, comme dans une dépression mondiale. Le safari financier a donc déménagé ailleurs et le gros gibier de la chasse a été le seul tas de capital restant, bête et non gardé : l’argent des impôts. C’est ici, dans le plus grand renflouage de l’Histoire, que Goldman Sachs a vraiment commencé à montrer ses muscles.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Ça a débuté en septembre 2008, quand le ministre des finances d’alors, Paulson, prit une série de décisions essentielles. Bien qu’il ait déjà organisé le renflouage de &lt;i&gt;Bear Stearns&lt;/i&gt; quelques mois auparavant et qu’il ait aussi renfloué les prêteurs quasi-privés &lt;i&gt;Fannie Mae&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Freddie Mac&lt;/i&gt;, Paulson choisit de laisser &lt;i&gt;Lehman Brothers&lt;/i&gt; – un des derniers concurrents réels de Goldman – s’effondrer sans intervention. (« Le statut de super héros de Goldman resta intact », dit l’analyste du marché Eric Salzman, « et un concurrent dans la banque d’affaires, Lehman, disparaissait. ») Le lendemain même, Paulson donna le feu vert au renflouage massif – 85 milliards de dollars – d’AIG, lequel se retourna immédiatement et paya à Goldman 13 milliards de dollars qu’il lui devait&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn44" name="_ftnref44" title=""&gt;[44]&lt;/a&gt;. Grâce au sauvetage, la banque finit donc par être payée en totalité pour ses mauvais paris. Par contraste, les retraités de l’industrie automobile qui attendent le renflouage de Chrysler auront de la chance s’ils reçoivent 50 cents sur chaque dollar qui leur est dû.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Immédiatement après le renflouage d’AIG, Paulson annonça le sauvetage de l’industrie financière par le gouvernement fédéral, un plan de 700 milliards de dollars appelé le &lt;i&gt;TARP&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn45" name="_ftnref45" title=""&gt;&lt;b&gt;[45]&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, « programme de soulagement des avoirs en déshérence » et plaça un banquier de Goldman, Neel Kashkari, âgé de 35 ans et jusqu’alors inconnu, en charge de gérer ce fonds. Afin de profiter de l’argent du sauvetage, Goldman annonça qu’elle se transformait en une holding bancaire, cette conversion lui donnait accès non seulement à 10 milliards de dollars du TARP, mais aussi à toute une galaxie de financements publics moins voyants – notamment des prêts à taux réduits de la Réserve Fédérale. Fin mars 2009, la Fed aura prêté ou garanti au moins 8.700 milliards de dollars, pour une série de nouveaux renflouages – et grâce à une obscure loi autorisant la Fed à refuser la plupart des audits du Congrès, les montants versés et leurs bénéficiaires demeurent presqu’entièrement secrets.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Se convertir en holding bancaire présente également d’autres avantages : l’organisme chargé du contrôle de Goldman est maintenant la Réserve fédérale de New York, dont le président au moment de l’annonce de la conversion était Stephen Friedman, un ancien co-président de Goldman Sachs. Friedman violait les principes de la Réserve fédérale en conservant son poste chez Goldman alors qu’il était supposé contrôler la banque. Pour régler le problème, il demanda et obtint du gouvernement une exonération pour conflit d’intérêts. Friedman devait aussi se débarrasser de ses actions de Goldman après que la banque soit devenue une holding&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn46" name="_ftnref46" title=""&gt;[46]&lt;/a&gt;, mais, grâce à l’exonération, il fut autorisé à acquérir 52.000 actions &lt;i&gt;supplémentaires&lt;/i&gt; de son ancienne banque, ce qui le rendit plus riche de 3 millions de dollars. Friedman quitta son poste en mai 2009, mais l’homme qui est maintenant responsable du contrôle de Goldman – le président de la Fed de New York William Dudley – est encore un ancien de Goldman.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Le message global de tout ceci – le renflouage d’AIG, l’approbation immédiate de la conversion en holding bancaire, les fonds du TARP – est que quand il s’agit de Goldman Sachs, il n’est plus question de marché libre. Le gouvernement pourrait laisser d’autres joueurs du marché mourir, mais il ne laissera tout simplement pas Goldman échouer, en aucun cas. Son emprise sur le Marché est soudain devenue une déclaration publique de privilège suprême. « Dans le passé, c’était un avantage implicite », dit Simon Johnson, professeur d’économie au MIT&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn47" name="_ftnref47" title=""&gt;[47]&lt;/a&gt; et ancien officiel du Fonds monétaire, qui compare le renflouage au capitalisme de copinage qu’il a vu dans les pays du tiers-monde. « Maintenant, c’est plus un avantage explicite. »&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Une fois les renflouages en place, Goldman retourna immédiatement aux affaires habituelles, rêvant à des schémas toujours plus alambiqués pour nettoyer la carcasse américaine de son capital mal gardé. Un de ses premiers actes de la période d’après renflouage a été de repousser discrètement le calendrier qu’elle suit pour annoncer ses résultats, essentiellement pour effacer de ses comptes décembre 2008 et ses pertes de 1,3 milliard de dollars avant impôt. En même temps, la banque annonça un profit hautement suspect de 1,8 milliards de dollars pour le premier trimestre 2009 – profit qui incluait apparemment une grosse part d’argent payé par les contribuables &lt;i&gt;via&lt;/i&gt; le renflouage d’AIG. « Ils ont complètement truqué les résultats du premier trimestre », dit un gérant de hedge fund. « Ils ont caché les pertes dans le mois orphelin et appelé bénéfice l’argent du renflouage. »&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Deux chiffres de plus ressortent de ce stupéfiant retournement au premier trimestre 2009. La banque a payé la somme incroyable de 4,7 milliards de dollars en bonus et primes, soit une augmentation de 18 % par rapport au premier trimestre 2008. Elle a aussi levé 5 milliards de dollars par émission de nouvelles actions juste après avoir publié son résultat trimestriel. Considérés ensemble, ces deux chiffres montrent que, au bout du compte, Goldman a emprunté pour payer 5 milliards de dollars de primes à ses cadres, et cela au beau milieu d’une crise économique mondiale qu’elle a contribué à provoquer, usant d’artifices comptables douteux pour embobiner des investisseurs, quelques mois à peine après avoir reçu des milliards des contribuables.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Encore plus stupéfiant, Goldman fit tout ça juste avant que le gouvernement n’annonce les résultats de son nouveau « test de stress » pour les banques cherchant à rembourser l’argent du TARP – ce qui suggère que Goldman savait exactement ce qui allait arriver. Le gouvernement essayait de planifier soigneusement les remboursements pour tenter de prévenir de futurs problèmes dans les banques qui ne pourraient pas rembourser immédiatement. Mais Goldman balaya ces préoccupations, étalant effrontément son statut d’initié. « Ils semblaient connaître tout ce dont ils avaient besoin avant que le test de stress ne sorte, contrairement à tous les autres qui devaient attendre la sortie du test », dit Michael Hecht, directeur de gestion chez JMP Securities. « Le gouvernement vint déclarer ``Pour rembourser le TARP, vous devez avoir émis de la dette à 5 ans qui ne soit pas assurée par le &lt;i&gt;FDIC&lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn48" name="_ftnref48" title=""&gt;[48]&lt;/a&gt; – ce que Goldman venait de faire une semaine ou deux plus tôt. »&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Et voici le coup de grâce. Après avoir joué un rôle central dans quatre bulles catastrophiques, après avoir contribué à faire disparaître du NASDAQ 5.000 milliards de dollars de richesse, après avoir refilé des milliers de prêts immobiliers toxiques à des retraités et des municipalités, après avoir contribué à pousser le prix de l’essence jusqu’à 4 $ le gallon et provoqué la faim de 100 millions de personnes dans le monde, après avoir mis la main sur des dizaines de milliards de dollars des contribuables à travers une série de renflouages gérés par son ancien PDG, combien Goldman Sachs rendit au peuple des États-Unis en 2008 ?&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Quatorze millions de dollars.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;C’est ce que la firme a payé en 2008, un taux effectif d’imposition d’exactement un, vous lisez bien, un pourcent. La banque a payé 10 milliards de dollars en primes et bonus la même année et a fait un bénéfice de plus de 2 milliards de dollars – pourtant, elle a payé au Trésor moins d’un tiers de ce qu’elle a casqué à son PDG Lloyd Blankfein, qui a reçu 42,9 millions de dollars l’année dernière.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Comment est-ce possible ? Selon le rapport annuel de Goldman, le faible niveau d’impôts est dû en grande partie à des changements dans la « répartition géographique des profits ». En d’autres mots, la banque a déplacé son argent de manière à ce que ses profits soient situés dans des pays étrangers ayant de faibles taux d’imposition. Parce que notre système d’imposition des grandes sociétés est complètement foutu, des sociétés comme Goldman peuvent expédier leurs revenus dans des paradis fiscaux et reporter indéfiniment les impôts sur ces revenus, même si elles réclament par avance des déductions sur ces mêmes revenus non imposés. C’est pourquoi n’importe quelle grande société avec un expert-comptable qui soit à jeun au moins de temps en temps, peut, en général, trouver une façon de réduire à zéro ses impôts. En fait, un rapport du bureau de Comptabilité du gouvernement&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn49" name="_ftnref49" title=""&gt;[49]&lt;/a&gt; a trouvé qu’entre 1998 et 2005, environ deux tiers de toutes les grandes sociétés opérant aux États-Unis n’y ont payé aucun impôt.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;C’est un scandale qui justifierait une levée de fourches – mais je ne sais comment, quand Goldman publia son imposition d’après le renflouage, c’est à peine si quelqu’un le commenta. Un des peu nombreux qui remarquèrent le scandale fut le représentant Llyod Doggett, un Démocrate du Texas qui siégea au comité des moyens et solutions&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn50" name="_ftnref50" title=""&gt;[50]&lt;/a&gt; de la Chambre. « Tandis que la main droite mendie l’argent du renflouage », dit-il, « la gauche le cache dans des paradis fiscaux ».&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;b&gt;Bulle n° 6&lt;/b&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;b&gt;Le réchauffement global&lt;/b&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;table style="text-align: left; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" vspace="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;     &lt;tbody&gt;         &lt;tr&gt;             &lt;td&gt; &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;     &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Avance rapide jusqu’à aujourd’hui. Nous sommes début juin à Washington D.C., Barack Obama, un jeune politicien populaire dont le plus important contributeur privé à sa campagne électorale fut une banque d’affaires du nom de Goldman Sachs – ses employés ont donné quelques 981.000 $ pour sa campagne – occupe la Maison Blanche. Ayant navigué sans encombre dans le champ de mines politique de l’ère du renflouage, Goldman est à nouveau retournée à ses affaires habituelles, cherchant des failles dans un nouveau marché créé par le gouvernement, avec l’aide d’un nouveau groupe d’anciens de la banque occupant des positions clé au gouvernement.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Hank Paulson et Neel KashKari sont partis ; à leur place se trouvent le directeur du cabinet des Finances Mark Patterson et le patron du CFTC Gary Gensler, tous deux anciens de Goldman (Gensler était le co-directeur financier de la firme). Et à la place des dérivés de crédit ou des CDO ou des options sur le pétrole, les crédits de carbone sont le nouveau jeu à la mode – un marché de mille milliards de dollars en plein essor, qui existe encore à peine, mais qui existera si le Parti Démocrate, qui a reçu 4.452.585 $ de ce marché lors de la dernière élection, se débrouille pour créer une nouvelle bulle de matières premières qui fera trembler la Terre, déguisée en « plan environnemental » appelé &lt;i&gt;cap-and-trade&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn51" name="_ftnref51" title=""&gt;&lt;b&gt;[51]&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Le nouveau marché des crédits de carbone est une répétition virtuelle du casino des matières premières qui a été si bon pour Goldman, sauf qu’il a une savoureuse nouvelle particularité : si le plan avance comme attendu, la montée des prix sera imposée par le gouvernement. Goldman n’aura même pas à truquer le jeu. Il le sera dès le départ.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Voici comment ça marche : si la loi passe, pour les usines et installations fonctionnant au charbon, les distributeurs de gaz naturel et de nombreuses autres industries, il y aura des limites sur les émissions de carbone (dioxyde de carbone, gaz à effet de serre) qu’elles peuvent produire chaque année. Si une société dépasse son quota, elle pourra acheter des « allocations » ou crédits à d’autres sociétés qui ont produit moins d’émissions de carbone. Le président Obama estime qu’au minimum 646 milliards de dollars de crédits de carbone seront mis aux enchères dans les sept premières années. Un de ses principaux conseillers économiques prédit que le chiffre réel sera deux, voire trois fois plus élevé.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;La particularité de ce plan qui lui confère un attrait spécial pour les spéculateurs, c’est que le contingent&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn52" name="_ftnref52" title=""&gt;[52]&lt;/a&gt; sera continuellement diminué par le gouvernement, ce qui signifie que les crédits de carbone deviendront, année après année, de plus en plus rares. Il s’agit donc d’un marché tout à fait inédit, où il est garanti que la matière première négociable verra son prix monter au cours du temps. Le volume en valeur de ce nouveau marché s’élèvera jusqu’à dépasser mille milliards de dollars par an. Pour comparaison, le chiffre d’affaires combiné de toutes les compagnies d’électricité aux États-Unis est de 320 milliards de dollars par an.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Goldman veut cette loi. Le plan est (1) d’entrer sur terrain d’une législation qui change de paradigme, (2) de s’assurer que la banque aura bien la part rentable de cette législation et (3) de s’assurer que cette part sera une grosse part. Goldman a commencé à faire pression pour l’adoption du &lt;i&gt;cap-and-trade&lt;/i&gt; il y a longtemps, mais les choses n’ont vraiment décollé que l’année dernière, quand la firme a dépensé 3,5 millions de dollars pour du lobbying sur les questions climatiques (un de leurs lobbyistes à ce moment était Patterson, maintenant directeur du cabinet des Finances). En 2005, quand Hank Paulson était PDG de Goldman, il participa personnellement à la rédaction de la politique environnementale de la banque, un document qui contient des éléments surprenants pour une firme qui, dans tous les autres domaines, a été constamment opposée à toute règlementation gouvernementale. Le rapport de Paulson défendait l’idée que « l’action volontaire seule ne peut résoudre le problème du changement climatique ». Quelques années plus tard, le chef du secteur carbone de la banque, Ken Newcombe, soutenait que le &lt;i&gt;cap-and-trade&lt;/i&gt; seul ne serait pas suffisant pour régler le problème du climat et demandait des investissements publics en recherche et développement. Ce qui est pratique si l’on considère que Goldman a investi tôt dans l’énergie éolienne (elle a acquis une filiale du nom de &lt;i&gt;Horizon Wind Energy&lt;/i&gt;), le biodiesel (elle a investi dans une société appelée &lt;i&gt;Changing World Technologies&lt;/i&gt;) et l’énergie solaire (elle a un accord de partenariat avec &lt;i&gt;BP Solar&lt;/i&gt;), exactement le genre d’affaires qui vont prospérer si le gouvernement force les producteurs d’énergie à utiliser de l’énergie plus propre. Comme Paulson l’avait dit à l’époque, « nous ne faisons pas ces investissements pour perdre de l’argent. »&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Goldman possède une part de 10 % dans la bourse d’échange de carbone de Chicago&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn53" name="_ftnref53" title=""&gt;[53]&lt;/a&gt;, où les crédits de carbone seront négociés. De plus, la banque possède une part minoritaire dans &lt;i&gt;Blue Source LLC&lt;/i&gt;, une société de l’Utah qui vend le type de crédits de carbone qui sera très recherché si la loi passe. Le lauréat du prix Nobel Al Gore, qui est intimement impliqué dans la programmation du &lt;i&gt;cap-and-trade&lt;/i&gt;, a cofondé une société du nom de &lt;i&gt;Generation Investment Management&lt;/i&gt; avec trois anciennes huiles de &lt;i&gt;Goldman Sachs Asset Management&lt;/i&gt;, David Blood, Mark Ferguson et Peter Harris. Leur domaine ? Investir dans les crédits de carbone. Il y a aussi un fonds de 500 millions de dollars, &lt;i&gt;Green Growth Fund&lt;/i&gt;, créé par un ancien de Goldman pour investir dans les technologies vertes… La liste peut continuer ainsi indéfiniment. Goldman est à nouveau en avance des annonces, attendant juste que quelqu’un fasse pleuvoir au bon endroit. Ce marché sera-t-il plus gros que le marché à terme sur l’énergie&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn54" name="_ftnref54" title=""&gt;[54]&lt;/a&gt; ?&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;« Oh, il va le dépasser de plusieurs têtes », dit un ancien membre du comité sur l’énergie de la Chambre&lt;a href="http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles_versions&amp;amp;id_article=59168&amp;amp;id_version=1#_ftn55" name="_ftnref55" title=""&gt;[55]&lt;/a&gt;.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Bon, vous pourriez dire, quelle importance ? Si le &lt;i&gt;cap-and-trade&lt;/i&gt; réussit, ne serons-nous pas tous sauvés de la catastrophe du réchauffement global ? Peut-être – mais le &lt;i&gt;cap-and-trade&lt;/i&gt;, vu par Goldman, est juste un impôt sur le carbone bâti de telle façon que des intérêts privés en collectent le produit. Au lieu d’imposer simplement une taxe gouvernementale fixe sur la pollution par le carbone et obliger les producteurs d’énergie sale à payer pour la pollution qu’ils engendrent, le &lt;i&gt;cap-and-trade&lt;/i&gt; va permettre à une petite tribu de Wall Street de se goinfrer comme des porcs en transformant encore un autre marché de matière première en système de collecte privée d’un impôt. Ceci est pire que le renflouage : ça permet à la banque de capter l’argent du contribuable &lt;i&gt;avant même qu’il soit collecté&lt;/i&gt;.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;« Si ça doit être une taxe, je préfèrerais que Washington la mette en place et la collecte », dit Michael Masters, le directeur de hedge fund qui a dénoncé la spéculation sur le marché à terme du pétrole, « mais nous sommes en train de parler de Wall Street déterminant la taxe et Wall Street la collectant. C’est la dernière chose au monde que je veuille. C’est complètement dingue. »&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Le &lt;i&gt;cap-and-trade&lt;/i&gt; va arriver. Ou, sinon, quelque chose du même genre arrivera. La morale est la même que pour toutes les autres bulles que Goldman a contribué à créer, de 1929 à 2009. Dans presque tous les cas, la même banque qui s’est comportée de manière irresponsable pendant des années, surchargeant le système par des prêts toxiques et de la dette mortelle, ne produisant rien d’autre que des bonus énormes pour quelques patrons, cette même banque donc a été récompensée par des montagnes d’argent pratiquement donné et la garantie du gouvernement – tandis que les vraies victimes de ce désordre, les contribuables ordinaires, sont ceux qui payent pour lui.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;Il n’est pas toujours facile d’accepter la réalité de ce que nous laissons faire impunément à ces gens ; il y a une sorte de déni collectif qui s’enclenche quand un pays traverse ce que l’Amérique a subi ces derniers temps, quand un peuple perd autant de son prestige et de son statut que nous ces dernières années. Vous ne pouvez pas vraiment prendre acte du fait que vous n’êtes plus un citoyen d’une démocratie prospère de premier plan, que vous n’êtes plus à l’abri de vous faire voler en plein jour ; parce que, tel un amputé, vous pouvez encore sentir des choses qui ne sont plus là.&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais c’est ainsi. C’est le monde dans lequel nous vivons maintenant. Et dans ce monde, certains doivent jouer suivant les règles, tandis que d’autres obtiennent un mot du Principal les dispensant de faire leur travail jusqu’à la fin des temps, plus 10 milliards de dollars dans un sac en papier pour s’acheter leur déjeuner. C’est un État gangster, vivant sur une économie de gangster où même les prix ne signifient plus rien : dans chaque dollar que vous payez se cachent des taxes. Et peut-être bien que nous ne pouvons plus l’arrêter, mais nous devons au moins savoir où tout cela nous conduit.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Matt Taibbi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-7263914464940216117?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/7263914464940216117/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/08/goldman-sachs-la-grande-machine-bulles.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/7263914464940216117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/7263914464940216117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/08/goldman-sachs-la-grande-machine-bulles.html' title='Goldman Sachs — La grande machine à bulles'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-660354208457327518</id><published>2009-08-09T15:52:00.000+01:00</published><updated>2009-08-09T15:57:54.269+01:00</updated><title type='text'>L’Afrique au secours du développement ?</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;Et si l’Afrique nous venait en aide, au moment où une crise majeure s’abat sur le monde ? Ce scénario est loin d’être impossible. Réserve incroyable de matières premières, l’Afrique pourrait bien, à l’avenir, nous donner des leçons sur l’emploi, l’endettement public et l’environnement.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;De la fin de la seconde guerre mondiale au début des années 1970, les pays industrialisés, particulièrement ceux membres de l’OCDE, ont connu une période de très forte croissance économique. Cette création de richesse a été financée par des crédits accordés selon les conditions et modalités définies dans les accords de Bretton Woods signés en juillet 1944. Avec le dollar élevé au statut de monnaie de réserve mondiale, les États-Unis s’endettèrent massivement pour financer leurs différentes activités. Il s’est ensuivi une explosion de la masse monétaire américaine et l’incapacité des États-Unis d’honorer la parité or-dollar. Deux options leur étaient offertes : dévaluer le dollar ou abolir l’étalon or. Le président Richard Nixon opta pour l’abolition en 1972. Cela a consacré l’ère d’une économie d’endettement et d’une création monétaire totalement assujettie au volume des crédits levés par les banques, les États, les entreprises et les particuliers. Les pays se sont dotés de réserves internationales de devises pour se prémunir contre les chocs macroéconomiques et les désordres monétaires inhérents à cet usage généralisé de « monnaie papier ». Toutefois, le fait que ces réserves soient dénommées à 62% en dollars, et que les autres devises internationales (euro, yen, livre sterling, et autres) obéissent aux mêmes règles d’émission que le dollar, limite leur portée.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;La levée de toutes les mesures de régulation et de sécurisation des transactions financières lors du big-bang des années 1980 a fini de parachever le processus de dérégulation des marchés des capitaux. Cela a donné naissance à la financiarisation accélérée des économies des pays industrialisés, principalement celles des États-Unis et des pays européens. Les investissements productifs ont cédé le pas aux opérations spéculatives : « produits dérivés », « titrisation », « ventes à découvert de titres », etc. Les spéculations portent sur le niveau des taux d’intérêt, le prix du baril de pétrole, les prix agricoles, les cours des devises, des matières premières, des actions, etc.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;Dans un tel système, les crédits sont adossés à d’autres crédits qui leur servent de garantie et non à des actifs réels comme de coutume. En matière de « titrisation » par exemple, les banques transforment leurs portefeuilles de crédits immobiliers en titres financiers qu’elles revendent aux investisseurs. Les risques inhérents à ces produits financiers sont énormes. Les banquiers n’en ont cure, dès l’instant que les bénéfices astronomiques qu’ils engrangent servent de base de calcul aux bonus reversés qui représentent 60% de leurs émoluments. Ces pratiques spéculatives, non seulement privent l’économie réelle d’investissements productifs et de créations d’emplois, mais elles contribuent, de surcroît, à l’instabilité du système monétaire international et à la fragilisation de l’ordre économique et des pouvoirs publics.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;La crise des « subprimes »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;L’édifice s’est donc tout naturellement effondré lorsque des millions de ménages américains ont été incapables de rembourser leurs crédits immobiliers. Les banques ont enregistré des pertes énormes. Pire, l’étendue des créances douteuses et la valeur réelle des « titres toxiques » adossés à ces crédits immobiliers rebaptisés « subprimes » ne sont pas quantifiables. Confrontées à une telle situation, les banques ont réduit leurs opérations. Une contraction de crédits qui alimente à son tour le déclin de l’investissement et de la demande de biens de consommation, une baisse de la production, l’érosion de la rentabilité des entreprises, la sous utilisation de leurs capacités productives, les faillites, et les licenciements. Les États occidentaux sont intervenus pour renflouer les banques avec des plans de sauvetage estimés à des centaines de milliards de dollars afin d’éviter leur déconfiture et pour les inciter à reprendre leurs activités. Pour se faire, ils recourent à l’endettement et à l’utilisation de la planche à billets comme en Angleterre et aux États-Unis au risque de créer de l’inflation qui frappera d’abord les couches les plus fragiles de la population : ceux qui sont sans revenus réguliers ou ont des revenus non indexés, et les chômeurs qui seront légions. Quelle que soit la portée de telles mesures, l’architecture du nouveau système monétaire qui va émerger de cette crise devra, pour être viable, assujettir l’émission monétaire à un étalon, restaurer la fixité des taux d’intérêt, des taux de changes, des commissions et des prix, sécuriser et réguler les activités du marché des capitaux et des paradis fiscaux. La restauration de la compétence socio-économique des États, laminée par les politiques néolibérales de la mondialisation, est un préalable à la prise et à la mise en place de telles mesures.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;Les États-Unis et la Grande Bretagne ont été les principaux protagonistes de la conférence de Bretton Woods durant laquelle ont été élaborées les grandes lignes du système financier international qui vit le jour en 1944. Dans la géopolitique mondiale actuelle, les États-Unis et la Chine seront les acteurs majeurs du nouvel ordre qui est en négociation au sein du G20 élargi à l’Union africaine. Le monde aura toujours besoin de foyers de développement pour servir de « locomotives » de croissance à ses activités économiques. Les pays du BRIC : Brésil, Russie, Inde, et plus particulièrement la Chine ont joué ce rôle ces dernières décennies. Mais, leurs appareils productifs alimentés par un usage inconsidéré d’énergies polluantes n’ont, en rien, différé de ceux des pays occidentaux. Dans la nouvelle division internationale du travail qui va naître de la crise actuelle, il est probable que pour limiter les dégâts environnementaux inhérents à leurs modèles de développement, ces pays vont remodeler leurs appareils productifs. La formation première de leur richesse devrait provenir, d’avantage de leurs industries de service, de haute technologie et de production de produits de substitution à leurs importations, que de leurs exportations de produits manufacturés. Dans une telle configuration, il restera l’Afrique comme candidate potentielle pour servir d’ « usine » et de moteur à la reprise mondiale.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Appelé l’Afrique à l’aide ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;En ce qui concerne le continent africain, les médias font état des famines, des guerres, de la corruption, du sida et des dettes qui le minent. Il est toutefois bon de rappeler que pour financer leur développement, les pays d’Afrique sub-saharienne, à l’exclusion de l’Afrique du sud, n’ont pas eu accès aux marchés des capitaux. À leur accession à l’indépendance, ils ont hérité des dettes que leurs colonisateurs anglais et français avaient contractées pour les exploiter. Ceci les plaçait dans une position d’insolvabilité selon les agences de notation qui détiennent le sésame d’accès aux marchés des capitaux. Ils ont donc été contraints de recourir à l’aide pour financer leur développement. Les prêts et les dons alloués au titre de l’Aide publique au développement (APD) par les Institutions financières internationales (IFI), essentiellement la Banque mondiale et le FMI, et par les pays occidentaux sont utilisés pour rémunérer les biens et services liés à l’exécution de projets et de programmes qui répondent davantage aux impératifs d’exportation des pays développés qu’aux besoins réels des pays emprunteurs. Les sommes accordées peuvent aussi servir à rembourser des arriérés de paiement. L’« aide » sert également à financer des opérations humanitaires, des projets d’assistance technique et des annulations de dettes publiques. Les budgets de l’APD incluent aussi une enveloppe « sécurité » qui sert à financer des achats d’armes et des opérations militaires. Les centaines de millions de dollars dépensés par les États-Unis dans sa croisade contre Al-Qaïda en Afrique sont prélevés sur le budget de l’USAID . De même, le Fonds européen de développement (FED) finance une partie du budget annuel de plus de 400 millions d’euros alloué aux forces européennes de maintien de la paix en Afrique. Les prêts de l’APD sont également assujettis aux conditions du consensus de Washington : libéralisation du commerce, dérégulation des circuits financiers, privatisation des actifs publics et austérité budgétaire.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;La construction de l’Afrique comme nouveau moteur économique peut donner naissance à la création des millions d’emplois dont le monde a besoin dans les décennies à venir pour restaurer ses équilibres. Cet objectif doit constituer les fondations d’un nouveau partenariat entre l’Union africaine, ses États membres et la communauté internationale. L’environnement économique dans la région est favorable à cette révision radicale. Les conditions requises pour une industrialisation florissante et un décollage économique sont remplies, à savoir : une croissance continue du PIB, un niveau faible d’endettement, la solvabilité, des taux de profits élevés, une sécurité des investissements, une main-d’œuvre qualifiée et une abondance de sources d’énergies renouvelables. En matière de croissance, en dépit du piège des IFI et de l’APD combiné à la modicité des Investissements directs à l’étranger (IDE), l’Afrique sub-saharienne n’a quasiment pas connu de récession depuis un demi-siècle si on s’en tient au PIB hors démographie. En revanche, le PIB par habitant a été faible, voir négatif sur certaines périodes&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;L’Afrique, nouvel El Dorado ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;Plusieurs facteurs ont contribué à alimenter cette croissance ces dernières années. Il y a eu, d’abord, la remontée des cours des matières premières. Alors que les prix de ces dernières avaient fait l’objet de spéculation à la baisse de la part des pays occidentaux pendant des décennies, la forte demande en provenance de la Chine et d’autres pays émergents a impulsé un mouvement de hausse à ces prix. Une autre source de croissance économique africaine est liée à l’exode rural et à l’urbanisation qui en a résulté. Cela a renforcé un secteur informel dynamique qui contribue à la création de 90% des emplois contre 5% pour le secteur public et 5% pour le secteur privé. L’augmentation de la production vivrière et du commerce intra-régional, un accroissement des investissements américains et chinois dans l’exploitation pétrolière, un volume d’échanges en perpétuelle croissance avec la Chine, les transferts des migrants dont on estime le montant supérieur à celui de l’aide, constituent les autres facteurs de croissance des économies africaines.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;S’agissant de la dette publique africaine qui soulève tant de débats, il serait opportun de rappeler qu’elle se monte à 300 milliards de dollars, soit seulement 0,6% de l’endettement public mondial comparée à 90% pour les pays occidentaux et 8% pour l’Asie. C’est dire, l’étendue de la marge de manœuvre dont disposent les pays africains pour s’écarter de l’industrie de l’aide et privilégier la mobilisation de l’épargne intérieure et nationale dans les bourses nationales et régionales. Des dizaines de ces dernières sont opérationnelles sur le continent. Elles ont servi à des établissements comme la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et la Sonatel pour émettre des emprunts en monnaies locales africaines. Ces opérations de mobilisation de l’épargne interne ont été largement couronnées de succès. De surcroît, pour leur accès aux marchés des capitaux, plusieurs pays ont désormais reçu des notations financières qui se sont révélées supérieures ou égales à celles de nations aussi industrialisées que la Turquie, le Brésil ou l’Argentine. En septembre 2007, le Gabon et le Ghana ont levé respectivement 1 milliard et 750 millions de dollars sur le marché des capitaux. La tendance devrait se poursuivre et s’amplifier, surtout si l’on considère la solvabilité des pays de la région. La valeur financière des gisements africains de matières premières, connus à ce jour, s’élève à 46 200 milliards de dollars. Ce patrimoine gigantesque de ressources naturelles est capable d’assurer la solvabilité des pays africains bien au-delà de leurs besoins pour peu que leurs dirigeants fassent preuve d’une bonne gestion politique et économique dans leur valorisation .&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;L’Afrique, continent d’un nouveau développement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;S’agissant de la profitabilité des investissements c’est en Afrique, selon le Bureau d’analyse économique du département d’état des États-Unis, où l’on réalise, en règle générale, les profits les plus élevés. Le taux de rentabilité interne sur les investissements directs étrangers a été en moyenne en 2000, de 19,4% en Afrique, comparés à 18,9% au Moyen-Orient, 15,1% en Asie-Pacifique, 8,3% en Amérique Latine et 10,9% en Europe. Mais, en dépit de la supériorité de ses marges bénéficiaires, l’Afrique n’a attiré que 1,1 milliards de dollars d’investissements directs étrangers en 2000, contre 1,9 milliards de dollars au Proche-Orient, 21 milliards de dollars à l’Asie-Pacifique, 19,9 milliards de dollars à l’Amérique Latine et 76,9 milliards de dollars à l’Europe .&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;La part des investissements réservée à l’Afrique est non seulement modique, mais elle est également restreinte au secteur primaire et aux hydrocarbures. Cette situation perpétue l’asservissement de la région et à son appauvrissement dus à l’exploitation systématique de ses ressources sans contrepartie d’investissements productifs, de créations d’emplois et d’exportations de biens manufacturés. Autre facteur qui incite à investir en Afrique : l’existence avérée d’une main-d’œuvre qualifiée. Selon la Commission économique des nations unies pour l’Afrique (CEA) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) 23 000 universitaires et 50 000 cadres supérieurs et intermédiaires quittent chaque année le continent africain tandis que 40 000 africains titulaires d’un doctorat vivent déjà hors du continent.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;Les deux tiers des étudiants restent dans les pays d’accueil après leur formation, faute de perspectives dans leurs pays d’origine. En ce qui concerne l’environnement, les émissions de gaz carbonique qui sont à l’origine du réchauffement climatique résultent, en grande partie, du modèle de développement de l’Occident basé sur l’exploitation démesurée des ressources naturelles du patrimoine mondial. La crise financière qui affecte le monde se double d’une crise écologique. Sa résolution passera par la restauration d’un environnement écologique mondiale viable. D’où l’urgence de substituer aux énergies fossiles des énergies propres. Sur ce chapitre, il convient de noter la richesse de l’Afrique noire en énergie hydraulique avec des réserves estimées à des milliers de milliards de kilowatts/heure, représentent environ la moitié des réserves mondiales.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;Les pertes importantes qui étaient liées au transport de l’électricité sur un réseau de courant alternatif étant désormais maîtrisées grâce aux percées technologiques réalisées en matière de courant continu à haute tension, l’exploitation de l’énergie hydroélectrique du seul fleuve Congo avec l’aménagement des barrages d’Inga et de Kisangani pourrait suffire à satisfaire les besoins en électricité du continent noir, et même ceux des pays d’Europe du sud. Mieux encore, quelle que soit l’ampleur des ressources hydroélectriques que recèle l’Afrique, elles sont négligeables comparées à celles qu’offre l’énergie solaire. Le soleil déverse sur la terre tous les ans l’équivalent de 1,5 millions de barils d’énergie pétrolière au kilomètre carré. Grâce à la technologie d’« énergie solaire concentrée », il suffirait de concentrer l’énergie solaire sur une superficie équivalente à 0,5% des déserts chauds, en l’occurrence celui du Sahara pour couvrir les besoins du monde en énergie.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;Comme on le voit l’Afrique serait prête à chausser les bottes de la Chine comme « atelier » du monde. Cela nécessiterait, toutefois, une véritable révolution sociale, culturelle, et éducationnelle. En effet, des traumatismes engendrés par les pesanteurs de l’histoire qu’ont été l’esclavage et la colonisation ont résulté en la déstructuration de la personnalité des Noirs. Les complexes d’infériorité, l’absence de conscience historique, le manque de confiance et de foi en soi, ont conduit à un comportement empreint de mimétisme, de soumission et de dépendance. Le système de domination institué par l’Occident se perpétue en se métamorphosant en « forces internes », à travers les pratiques sociales des dirigeants, des élites, des groupes et des classes locales qui servent les intérêts étrangers. S’il ne fait pas de doute que l’Afrique constituerait un des foyers de croissance de l’ère post-crise, il faudrait cependant deux préalables pour que cela profite à ses populations.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;Tout d’abord, il faut que l’Occident cesse de piller les ressources du continent, d’y fomenter des désordres et de s’en servir comme prétexte pour y justifier le déploiement de ses forces militaires afin de perpétuer, en toute impunité, une politique d’occupation qui date de plusieurs siècles. En parallèle, le continent doit s’embarquer dans un vaste programme d’éducation afin de susciter l’émergence d’une culture de solidarité et d’indépendance, une transformation radicale des mentalités, une restructuration de la personnalité de l’homme noir, une modernisation des sociétés africaines et une révision de la culture prédatrice de l’exercice du pouvoir des dirigeants et des élites.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Sanou MBAYE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-660354208457327518?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/660354208457327518/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/08/lafrique-au-secours-du-developpement.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/660354208457327518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/660354208457327518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/08/lafrique-au-secours-du-developpement.html' title='L’Afrique au secours du développement ?'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-3145262336785945286</id><published>2009-07-15T08:35:00.000+01:00</published><updated>2009-07-15T08:36:10.694+01:00</updated><title type='text'>Trichet: il faut accélérer le nettoyage du bilan des banques</title><content type='html'>Les banques européennes doivent accélérer leurs efforts pour nettoyer leur bilan et rouvrir les vannes du crédit, a déclaré lundi Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne.&lt;br /&gt;Les banques commerciales et les autorités de régulation "doivent accélérer au maximum" le processus de recapitalisation et de nettoyage du bilan des banques, après les mesures radicales mises en place par la BCE et les gouvernements des pays membres de la zone euro ces 18 derniers mois, a martelé le patron de la BCE.&lt;br /&gt;"Ces décisions ont été prises. Il s'agit de les appliquer aussi activement que possible! Le temps est compté!" a déclaré J.-C. Trichet devant un public d'étudiants et d'universitaires à Munich.&lt;br /&gt;Le patron de la BCE a déclaré que les banques européennes, qui ont avalé ces dernières semaines des liquidités illimitées mises à leur disposition par la BCE, avaient utilisé à peine la moitié des mesures de soutien mises en place par leurs gouvernements respectifs. Plus de 100 milliards d'euros de fonds prévus pour les programmes de recapitalisation bancaire n'ont pas encore été utilisés, a-t-il affirmé.&lt;br /&gt;Pénalisées par leurs actifs toxiques, les banques commerciales de la zone euro ont semblé ces derniers mois dépendre de plus en plus de la BCE pour leur financement, et réduire parallèlement de façon prononcée l'octroi de crédits à l'économie réelle.&lt;br /&gt;Les statistiques de la BCE sur la masse monétaire M3 montrent que la croissance du crédit au secteur privé a ralenti pour atteindre seulement 1,8% sur les cinq premiers mois de l'année, son taux le plus bas depuis l'introduction de la monnaie unique en 1999.&lt;br /&gt;Le patron de la BCE a admis qu'il faudrait sans doute du temps pour que l'apport de liquidités se transforme en crédit, mais il a également rappelé aux banques qu'il était de leur responsabilité de "continuer à prêter aux entreprises et aux ménages à des taux appropriés et dans des volumes adéquats".&lt;br /&gt;J.-C. Trichet a affirmé avoir bon espoir que les mesures déjà prises par la BCE, notamment un programme d'achat d'obligations sécurisées pour un montant de 60 milliards d'euros, "contribueront à soutenir les marchés financiers".&lt;br /&gt;   -Geoffrey T. Smith, Dow Jones Newswires&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-3145262336785945286?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/3145262336785945286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/07/trichet-il-faut-accelerer-le-nettoyage.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3145262336785945286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3145262336785945286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/07/trichet-il-faut-accelerer-le-nettoyage.html' title='Trichet: il faut accélérer le nettoyage du bilan des banques'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-3467617647472392943</id><published>2009-07-15T08:34:00.000+01:00</published><updated>2009-07-15T08:35:32.194+01:00</updated><title type='text'>Chine : la presse met en garde contre les "risques financiers latents"</title><content type='html'>&lt;div class="texte"&gt;&lt;p&gt;L'organe du parti communiste a mis en garde lundi contre "les risques financiers" cachés dans la politique économique expansionniste actuelle en Chine.&lt;br /&gt;"Tout en maintenant une politique monétaire souple et modérée, la Chine devrait (veiller à) une croissance raisonnable de la monnaie et du crédit, optimiser la structure du crédit (...) et prévenir les risques financiers latents", écrit le Quotidien du Peuple en Une.&lt;br /&gt;La Banque centrale a annoncé la semaine dernière que les crédits octroyés par les instituts financiers chinois avaient gonflé de 1.530 milliards de yuans en juin (161 milliards d'euros), retrouvant quasiment des niveaux de début d'année, après être redescendus à 664,5 milliards en mai et 591,8 milliards en avril.&lt;br /&gt;Sur les cinq premiers mois de l'année, les institutions financières avaient déjà dépassé l'objectif annuel de 5.000 milliards de nouveaux prêts, avec 5.840 milliards de yuans octroyés.&lt;br /&gt;Sur les six mois, le nouveau crédit se monte donc à 7.370 milliards de yuans (775 mds euros), selon les calculs de l'AFP.&lt;br /&gt;"Vu le rythme, si aucun fléchissement n'est imposé plus tard dans l'année, le total des nouveaux prêts en 2009 pourrait aisément dépasser 10.000 milliards de yuans. On s'inquiète de plus en plus de voir la croissance du crédit devenir incontrôlable", a commenté dans une note Sherman Chan, de Moody's Economy.com.&lt;br /&gt;"Le torrent d'expansion du crédit a continué en juin (...) L'inflation et d'autres statistiques pourraient accélérer les changements de politique monétaire", a de son côté souligné Ken Peng, économiste de Citi.&lt;br /&gt;Les autorités chinoises ont favorisé depuis fin 2008 la croissance du crédit pour financer les investissements nécessaires à la relance de l'économie, et arriver à l'objectif de 8% de croissance du produit intérieur brut sur l'année.&lt;br /&gt;Certains analystes ont toutefois exprimé la crainte que cette rapide croissance du crédit n'amène notamment une hausse des créances douteuses des banques, plaie des années 90 dont le gouvernement avait fini par les débarrasser à force de restructuration.&lt;br /&gt;Le gouvernement devrait publier jeudi ses statistiques pour l'ensemble du premier semestre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="clear"&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ART-SIGN" align="right"&gt;&lt;img src="http://www.lesechos.fr/images/afp_logo.gif" alt="Copyright © 2005 AFP. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) (dépêches, logo) sont protégées pas des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune des informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.&amp;quot;" align="absbottom" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-3467617647472392943?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/3467617647472392943/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/07/chine-la-presse-met-en-garde-contre-les.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3467617647472392943'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/3467617647472392943'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/07/chine-la-presse-met-en-garde-contre-les.html' title='Chine : la presse met en garde contre les &quot;risques financiers latents&quot;'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-4140392779670216615</id><published>2009-07-15T08:32:00.000+01:00</published><updated>2009-07-15T08:34:13.221+01:00</updated><title type='text'>"L'économie a besoin de forums multilatéraux plus représentatifs"</title><content type='html'>&lt;span class="dropcap"&gt;L&lt;/span&gt;uiz &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/2d31/inacio-lula.html" class="listLink"&gt;Inacio Lula&lt;/a&gt; da Silva, président du Brésil, est venu à Paris pour s'entretenir avec &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/6ba2/nicolas-sarkozy.html" class="listLink"&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/a&gt; à la veille du sommet du G8, en Italie, et pour recevoir, à l'Unesco, le prix Félix-Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. Il a reçu &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;, lundi 6 juillet, pour un entretien exclusif.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment jugez-vous la réponse internationale à la crise ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis satisfait. Le crédit revient ; sans cela, il n'y a pas de dynamisme économique. Mais nous ne connaissons pas encore la dimension, ni la durée de la crise. Au Brésil, nous avons consacré une partie de nos réserves au financement des exportations. L'économie redonne des signes de croissance. L'exportation reste fragile ; c'est un secteur qui dépend de quelques grands acheteurs. Je souhaite le rétablissement le plus rapide des pays les plus développés : cela profitera aux émergents. Mais le Brésil n'est pas totalement dépendant de ses exportations ; elles représentent 13 % du PIB &lt;em&gt;(produit intérieur brut)&lt;/em&gt;. Comme la Chine ou l'Inde, nous avons un marché intérieur appréciable. Le Brésil devrait renouer avec une croissance raisonnable en 2010.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mesures adoptées au G20 de Londres en avril vont dans le bon sens : rendre plus flexible le FMI &lt;em&gt;(Fonds monétaire international)&lt;/em&gt;, augmenter ses ressources et celles de la Banque mondiale, aider les pays pauvres, sans leur imposer les conditions des périodes précédentes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faut-il remplacer le G8, le groupe des huit pays les plus industrialisés, par le G20, qui comprend aussi les émergents ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Brésil a été invité par &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/fbe2/jacques-chirac.html" class="listLink"&gt;Jacques Chirac&lt;/a&gt; au sommet du G8 pour la première fois à Evian, en 2003. Les pays riches s'étaient rendu compte qu'ils ne pouvaient débattre des questions économiques sans prendre en compte la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud, le Brésil, le Mexique. Mais il n'était plus possible de continuer à nous inviter au sommet pour prendre le café - le café le plus cher au monde ! - et pour la photo. Les pays émergents devaient prendre une part plus importante aux délibérations, ce qui sera le cas en Italie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le G20 est plus important que le G8, plus représentatif, donc plus proche des réalités de la crise que nous traversons. En avril, Londres avait été le premier sommet où tout le monde avait été placé sur un pied d'égalité. Avant, le FMI et la Banque mondiale avaient des solutions toutes faites, péremptoirement assénées tant que la crise touchait les pays pauvres. Mais, cette fois, à Londres, il n'y avait plus de proposition dès lors que la crise touchait aussi les riches... Il n'y avait plus de certitudes, de recettes toutes faites. Cela a rendu tout le monde beaucoup plus humble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La discussion a été plus sereine et objective. Nous sommes parvenus à nous mettre d'accord sur la surveillance des paradis fiscaux, la démocratisation du FMI et l'augmentation des ressources des institutions multilatérales de financement. Le FMI et la Banque mondiale auront un rôle accru, pourront prêter aux pays pauvres, sans bâillonner leurs économies comme auparavant, tout en respectant leur souveraineté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le G8 n'a plus de raison d'être, à moins que ce soit pour débattre d'autres sujets que les grands équilibres internationaux. L'économie mondiale a besoin de forums multilatéraux, comprenant les BRIC &lt;em&gt;(Brésil, Russie, Inde, Chine), &lt;/em&gt;l'Indonésie, l'Afrique du Sud, le Mexique, les pays arabes. Leur impact dépendra de leur représentativité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Croyez-vous à l'instauration durable de nouvelles règles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le défi consiste à éviter que le G20 de Londres n'ait été qu'une opération chirurgicale sans lendemain. Ma crainte est que certains pays riches ne veuillent du G20 que pour surmonter cette crise. Le G20 doit fonctionner de manière permanente. Il ne doit pas impliquer uniquement les chefs d'Etat, mais aussi se réunir au niveau des ministres de l'économie, des banques centrales, des ministres des affaires étrangères. En attendant que nous parvenions à adopter une réforme des Nations unies qui permette à une ONU plus représentative de coordonner les discussions économiques avec la participation des petits pays. Car ces derniers sont les principales victimes de la crise, qui a commencé par les pays riches. Les dirigeants politiques doivent faire un saut qualitatif et ne plus répéter les erreurs du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. La démocratie a besoin de forums multilatéraux renforcés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nombreux sont ceux qui ont défendu le consensus de Washington hier &lt;em&gt;(sur la libéralisation des marchés)&lt;/em&gt; et qui, aujourd'hui, prônent le protectionnisme ou ne souhaitent pas conclure les négociations du cycle de Doha &lt;em&gt;(dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur une nouvelle phase de libéralisation des échanges).&lt;/em&gt; Mais comment croire à un monde plus juste sans autoriser l'accès des produits agricoles des pays pauvres sur les marchés des pays riches ? Sur quelle base un pays comme les Etats-Unis décide-il de produire de l'éthanol de maïs - c'est-à-dire utilisant un aliment de base pour le bétail ou pour les hommes - coûtant trois fois plus que l'éthanol de canne à sucre ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle confiance accorder dans l'avenir du dollar ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le dollar sera encore important pendant des décennies. Son remplacement dans le commerce mondial n'est pas simple. Mais le Brésil croit à la possibilité de nouvelles relations commerciales sans subordination au dollar. Nos échanges avec l'Argentine peuvent être réalisés dans nos monnaies respectives. Nous avons évoqué le sujet au récent sommet des BRIC, nous en avons parlé avec la Chine. Lors de la chute de &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/c431/lehmann-brothers.html" class="listLink"&gt;Lehmann Brothers&lt;/a&gt;, le monde a découvert qu'il n'y avait plus de crédit et que la dépendance à l'égard d'une seule monnaie n'est pas une bonne affaire. Il faut trouver des alternatives. Le débat est lancé et il ne s'arrêtera pas de sitôt.&lt;/p&gt;&lt;div class="lien"&gt;&lt;div class="author"&gt;&lt;b&gt;Propos recueillis par Alain Frachon et Paulo A. Paranagua&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-4140392779670216615?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/4140392779670216615/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/07/leconomie-besoin-de-forums.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/4140392779670216615'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/4140392779670216615'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/07/leconomie-besoin-de-forums.html' title='&quot;L&apos;économie a besoin de forums multilatéraux plus représentatifs&quot;'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-4449753241072549278</id><published>2009-07-15T08:18:00.001+01:00</published><updated>2009-07-15T08:32:46.247+01:00</updated><title type='text'>Et si la crise économique ne faisait que commencer ?</title><content type='html'>&lt;span class="dropcap"&gt;S&lt;/span&gt;ilvio Berlusconi aurait voulu envoyer un message subliminal au reste de la planète qu'il n'aurait pas trouvé mieux. Dévasté par un tremblement de terre, L'Aquila est effectivement le meilleur endroit pour réunir cette semaine les dirigeants du G8. Rien n'illustre mieux l'état du monde actuel que des ruines rafistolées de bric et de broc.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;C'est vrai : il y a aux Etats-Unis, notamment dans la finance, quelques voix pour expliquer que le pire est passé. Que la crise de 2008 n'était que l'éclatement d'une bulle du crédit. Que la purge est désormais faite et que les choses vont repartir comme avant. Les banques n'ont-elles pas déjà remboursé les aides publiques ? Les bonus ne sont-ils pas de retour ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les cent cinquante intervenants (dont une soixantaine d'étrangers) qui se sont exprimés les 4, 5 et 6 juillet lors des 9e &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/ac7b/rencontres-d-aix-en.html" class="listLink"&gt;Rencontres d'Aix-en&lt;/a&gt;-Provence, organisées par le Cercle des économistes, ont, dans leur immense majorité, tenu des propos plus alarmistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a d'abord ces chiffres, terrifiants, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). D'avril 2008 à avril 2009, le chômage a crû de 40 % dans les pays les plus riches. De 2007 à 2010, il devrait même y avoir 26 millions de chômeurs en plus, un bond de 80 %, sans précédent en si peu de temps. &lt;em&gt;"Le plus gros de la détérioration reste à venir"&lt;/em&gt;, a mis en garde &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/c700/martine-durand.html" class="listLink"&gt;Martine Durand&lt;/a&gt;, responsable de l'emploi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, selon &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/344b/patrick-artus.html" class="listLink"&gt;Patrick Artus&lt;/a&gt; (banque Natixis), &lt;em&gt;"les emplois perdus le sont de façon irréversible". "On fabriquera moins de voitures et moins de biens durables. Où seront créés les emplois de demain&lt;/em&gt;&lt;em&gt; ? On ne&lt;/em&gt; &lt;em&gt;sait pas"&lt;/em&gt;, reconnaît-il. Même &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/69b4/jean-claude-trichet.html" class="listLink"&gt;Jean-Claude Trichet&lt;/a&gt;, président de la Banque centrale européenne, doute : &lt;em&gt;"Nous avons créé une entité nouvelle, l'économie mondialisée, dont nous découvrons la fragilité.&lt;/em&gt; (...) &lt;em&gt;L'avenir n'est écrit nulle part en ce moment."&lt;/em&gt; Selon le scénario de Patrick Artus, dans trois ou quatre ans, la dette des pays de l'OCDE va dépasser leur produit intérieur brut (PIB). Résultat : &lt;em&gt;"Il va falloir diminuer la protection sociale, le nombre de fonctionnaires et augmenter&lt;/em&gt; &lt;em&gt;les impôts"&lt;/em&gt;, prévient-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Personne n'a défendu l'idée d'un grand emprunt public comme la France s'apprête à le faire. &lt;em&gt;"Autant boire un pastis pour &lt;/em&gt;&lt;em&gt;guérir une gueule de bois"&lt;/em&gt;, tranche l'assureur &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/623c/denis-kessler.html" class="listLink"&gt;Denis Kessler&lt;/a&gt;, ancien numéro deux du Medef. Alors qu'&lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/b538/angela-merkel.html" class="listLink"&gt;Angela Merkel&lt;/a&gt; promet de baisser les impôts tout en réduisant les déficits publics allemands, qu'au contraire &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/6ba2/nicolas-sarkozy.html" class="listLink"&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/a&gt; s'efforce de théoriser les bienfaits du surendettement et que, dans les pays industrialisés, la petite musique du protectionnisme se fait de plus en plus insistante, le président de la BCE met en garde les gouvernements comme il ne l'a jamais fait jusqu'ici : &lt;em&gt;"Nous avons créé une économie financière mondialisée, il faut évidemment une gouvernance mondiale. Mais le G20 ne suffit pas. Chaque pays doit internaliser les effets de sa politique sur ce bien supérieur collectif qu'est &lt;/em&gt;&lt;em&gt;l'économie mondiale."&lt;/em&gt; En clair, par leurs excédents excessifs (Chine aujourd'hui, Allemagne demain) ou des déficits qui le sont tout autant (Etats-Unis aujourd'hui, France demain), les gouvernements sapent une mondialisation dont ils ne se sentent pas responsables mais dont chacun profite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si solution il y a, elle ne peut être que collective. Or rien n'est moins sûr. On l'a vu au second semestre 2008 : sans Europe volontariste, pas de coopération mondiale possible. &lt;em&gt;"Il y a une demande d'Europe, y compris en Chine. Car, depuis cinquante ans, l'Europe porte la régula&lt;/em&gt;&lt;em&gt;tion"&lt;/em&gt;, analyse l'ancien commissaire européen &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/2383/mario-monti.html" class="listLink"&gt;Mario Monti&lt;/a&gt;. &lt;em&gt;"Mais je ne suis pas sûr &lt;/em&gt;&lt;em&gt;qu'il y ait une offre d'Europe"&lt;/em&gt;, rajoute-t-il aussitôt. Entre la France et l'Allemagne, qui se tournent le dos, la Commission aux abonnés absents et les Britanniques qui pensent avant tout à sauver la City et tuer dans l'oeuf toute tentative de régulation, l'Europe a déjà perdu l'influence qui était la sienne, en novembre 2008, au G20 de Washington.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceci explique-t-il cela ? Alors que le G20 de Pittsburgh, en septembre, sera déterminant, notamment pour juger de la capacité des politiques à réguler une finance à nouveau folle, &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/ef79/christine-lagarde.html" class="listLink"&gt;Christine Lagarde&lt;/a&gt; s'est montrée étonnamment peu ambitieuse. &lt;em&gt;"Le G20 de Pittsburgh sera surtout l'occasion de dresser le procès-verbal de ce qui&lt;/em&gt; &lt;em&gt;aura été mis en oeuvre"&lt;/em&gt;, estime la ministre française de l'économie. De quoi donner raison à &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/b9f0/robert-reich.html" class="listLink"&gt;Robert Reich&lt;/a&gt;, l'ancien secrétaire au travail de &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/3c97/bill-clinton.html" class="listLink"&gt;Bill Clinton&lt;/a&gt;, qui juge que le poids des lobbies est sans doute trop puissant pour que &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/d309/barack-obama.html" class="listLink"&gt;Barack Obama&lt;/a&gt; puisse vraiment gagner contre &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/25b4/wall-street.html" class="listLink"&gt;Wall Street&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce serait une très mauvaise nouvelle. Certains imaginent déjà un scénario catastrophe : échec de Pittsburgh suivi, au début de l'année 2010, par l'annonce de bonus record dans la finance et une augmentation inédite du nombre des faillites et des licenciements. Denis Kessler, pour lequel &lt;em&gt;"les troisièmes années de crise se caractérisent souvent par du populisme, du protectionnisme et du patriotisme"&lt;/em&gt;, aurait alors vu juste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N'y a-t-il donc aucune raison d'être optimiste ? Si. Trois. L'Asie émergente ne résiste pas si mal, les besoins sont immenses pour accueillir trois milliards d'habitants supplémentaires d'ici à 2050 et, surtout, les économistes sont loin d'être infaillibles.&lt;/p&gt;&lt;h1&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Frédéric Lemaître&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-4449753241072549278?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/4449753241072549278/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/07/et-si-la-crise-economique-ne-faisait.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/4449753241072549278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/4449753241072549278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/07/et-si-la-crise-economique-ne-faisait.html' title='Et si la crise économique ne faisait que commencer ?'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-901121868451238147</id><published>2009-07-06T07:27:00.000+01:00</published><updated>2009-07-06T07:28:07.122+01:00</updated><title type='text'>Économie mondiale Un léger redressement se profilerait Regain progressif du dynamisme de l'activité à partir de 2010</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); font-size: 12px; line-height: 20px; "&gt;L'économie mondiale connaîtrait une légère reprise de 1,9% en 2010, après la forte récession en 2009, marquée par une baisse de l'activité économique de 1,3% au lieu d'une hausse de 3,2% en 2008. Un redressement de l'économie mondiale «a commencé à se matérialiser avec un peu plus de vigueur qu'on ne le pensait», a estimé le directeur du FMI pour l'hémisphère occidental, Nicolas Eyzaguirre. En marge d'une réunion des ministres des Finances de l'Amérique et des Caraïbes, le responsable de l'organisme financier international, rapporte une publication québécoise, a estimé que cette tendance, mais aussi «un premier et un deuxième trimestre pires que ce à quoi l'on s'attendait», vont amener le FMI à réviser «à la baisse» les perspectives de croissance pour 2009, «mais améliorer celles de 2010». L'année 2009 serait caractérisée par une croissance contrariée dans les économies développées de moins de 3,8% et un net ralentissement des économies émergentes et en développement, engendrant une détérioration des équilibres internes et externes. Les déficits de la balance des paiements et des finances publiques sont en train de s'accentuer dans la majorité des pays, notamment ceux de l'OCDE (Organisation de la coopération et de développement économique). De même, les indicateurs d'endettement et de chômage empruntent une tendance haussière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour redresser leurs situations économiques, les Etats ont entrepris un ensemble de mesures de politique visant à stabiliser les marchés financiers, à stimuler la demande des biens et services et à relancer l'activité des marchés de l'emploi. Dans ce cadre, on s'attend à des interventions publiques sur les marchés financiers à travers les injections de capitaux nécessaires pour permettre aux établissements de crédit de continuer à accorder des prêts, tout en procédant à des mécanismes de traitement des actifs en difficultés détenus par certaines banques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce sillage, on prévoit l'abaissement des taux directeurs des banques centrales à des niveaux proches de zéro dans le cadre de l'assouplissement des politiques monétaires pour relancer la demande globale et lutter contre la déflation. La relance de l'activité économique pourrait se faire à travers les mesures de politique budgétaire dans les pays où les marges de manœuvre le permettent encore, notamment la hausse des dépenses d'investissement public et l'octroi des incitations fiscales en faveur des ménages et des entreprises.&lt;br /&gt;Des politiques actives d'emploi et de solidarité sociale seraient appliquées pour éviter que le chômage conjoncturel élevé ne prenne un caractère structurel. Il s'agit, en particulier, des aides publiques aux entreprises qui maintiennent leurs effectifs et le renforcement d'un filet de protection sociale en faveur des catégories les plus vulnérables. Les plans de relance, ainsi engagés, cherchent à réinstaurer la confiance dans le système financier international et à mobiliser les capitaux en faveur des activités touchées par la récession économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces conditions, les perspectives établies par les institutions internationales présentent un regain progressif du dynamisme de l'activité économique mondiale à partir de 2010, particulièrement dans les économies émergentes et en développement. Selon certains conjoncturistes, la reprise de l'économie mondiale attendue en 2010 proviendrait, essentiellement, des économies émergentes et en développement, alors que les économies avancées seraient en stagnation, après leur récession de 2009. L'économie américaine, en récession aigüe depuis la fin de l'année 2008, enregistrerait une croissance négative, d'environ 2,8% en 2009, avant de connaître une stagnation en 2010. La crise financière, éclatée dans le pays, a entraîné l'instabilité des marchés financiers et par la suite la réduction des possibilités de financement en faveur des ménages et des entreprises, et ce, malgré la baisse significative des taux d'intérêts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, les grands plans de relance entrepris par l'Etat ont permis de stabiliser l'activité financière et d'éviter une aggravation de la situation de l'économie réelle, mais leurs effets de leviers sur la croissance n'auraient lieu qu'en 2010. Ainsi, la demande intérieure américaine dégagerait une contribution négative de 2,9 points à la croissance du PIB en 2009.&lt;br /&gt;&lt;h4&gt;Émission d'obligations par le FMI&lt;/h4&gt;Le Conseil d'administration du FMI vient d'approuver le dispositif autorisant l'émission d'obligations dont la souscription est ouverte aux États membres et à leur banque centrale.&lt;br /&gt;Au titre du dispositif, les États membres peuvent conclure des accords de souscription d'obligations du FMI jusqu'à un montant donné pour chaque État membre. Plusieurs pays ont d'ores et déjà manifesté leur intérêt à cet égard, la Chine ayant fait part de son intention de souscrire jusqu'à 50 milliards de dollars EU, le Brésil et la Russie jusqu'à 10 milliards chacun L'émission obligataire pourrait être lancée après la signature du premier accord de souscription avec un État membre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le FMI procèderait ensuite à des émissions ponctuelles lorsque des décaissements de prêts sont effectués en faveur de pays membres bénéficiant de l'assistance financière du FMI. Une fois souscrites par les États membres ou leur banque centrale, les obligations seraient négociables au sein du secteur public international qui comprend tous les États membres du FMI, leur banque centrale et quinze institutions multilatérales, c'est-à-dire celles qui ont le statut de dépositaires des droits de tirage spéciaux.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-901121868451238147?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/901121868451238147/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/07/economie-mondiale-un-leger-redressement.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/901121868451238147'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/901121868451238147'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/07/economie-mondiale-un-leger-redressement.html' title='Économie mondiale Un léger redressement se profilerait Regain progressif du dynamisme de l&apos;activité à partir de 2010'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-5691806219263228601</id><published>2009-07-06T07:26:00.001+01:00</published><updated>2009-07-06T07:26:58.669+01:00</updated><title type='text'>Trichet exhorte les banques commerciales à octroyer du crédit</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial; font-size: 13px; line-height: 15px; "&gt;&lt;span id="midArticle_start"&gt;&lt;div class="inlineRelatedContent" style="float: left; margin-right: 12px; width: 192px; "&gt;&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" border="0" style="float: left; "&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td id="articlePhoto" valign="middle" align="center" class="articlePhoto" style="width: 192px; height: 155px; background-image: initial; background-repeat: initial; background-attachment: initial; -webkit-background-clip: initial; -webkit-background-origin: initial; background-color: rgb(240, 240, 240); background-position: initial initial; "&gt;&lt;a href="javascript:launchArticleSlideshow();" style="color: rgb(0, 90, 132); text-decoration: none; "&gt;&lt;img src="http://fr.reuters.com/resources/r/?m=02&amp;amp;d=20090705&amp;amp;t=2&amp;amp;i=10746555&amp;amp;w=192&amp;amp;r=2009-07-05T134503Z_01_APAE564127600_RTROPTP_0_OFRBS-FRANCE-TRICHET-BCE-BANQUE-20090705" border="0" alt="Photo" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="inlineSlideControls" style="float: left; background-image: initial; background-repeat: initial; background-attachment: initial; -webkit-background-clip: initial; -webkit-background-origin: initial; background-color: rgb(229, 242, 251); padding-top: 2px; padding-right: 0px; padding-bottom: 2px; padding-left: 0px; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 20px; margin-left: 0px; width: 192px; border-top-width: 1px; border-top-style: solid; border-top-color: rgb(204, 204, 204); position: relative; background-position: initial initial; "&gt;&lt;span id="slideshowStatus" style="display: inline; position: relative; float: left; font-size: 10px; margin-top: 4px; margin-right: 2px; margin-bottom: 4px; margin-left: 4px; line-height: 0.8; color: rgb(51, 51, 51); "&gt;1 / 1&lt;/span&gt;&lt;span id="slideshowLaunch" style="display: inline; position: relative; float: right; font-size: 11px; font-weight: bold; font-family: arial, helvetica, sans; margin-top: 3px; margin-right: 3px; margin-bottom: 3px; margin-left: 3px; line-height: 0.8; "&gt;&lt;a href="javascript:launchArticleSlideshow();" style="color: rgb(0, 90, 132); text-decoration: none; "&gt;Plein écran&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="font-family: verdana, helvetica, sans; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;AIX-EN-PROVENCE (Bouches-du-Rhône) (Reuters) - Les banques commerciales doivent transférer au reste de l'économie la liquidité à laquelle elles ont eu accès grâce à la Banque centrale européenne (BCE), déclare dimanche Jean-Claude Trichet, le président de la BCE.&lt;span id="midArticle_byline"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span id="midArticle_0"&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="font-family: verdana, helvetica, sans; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;S'exprimant en marge des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, il a appelé les banques commerciales à se restructurer si nécessaire et indiqué que les gouvernements avaient encore d'importants niveaux de capitaux pour aider les banques à prêter en cas de besoin.&lt;/p&gt;&lt;span id="midArticle_1"&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="font-family: verdana, helvetica, sans; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;"Nous avons fait beaucoup pour les banques commerciales", a fait savoir Jean-Claude Trichet à des journalistes, en référence aux 442 millions d'euros alloués fin juin lors de sa première opération de refinancement à un an, la plus grosse injection de liquidités jamais effectuée par la BCE.&lt;/p&gt;&lt;span id="midArticle_2"&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="font-family: verdana, helvetica, sans; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;"Bien entendu, nous faisons cela avec en tête que les banques commerciales continuent de financer l'économie réelle", a-t-il ajouté.&lt;/p&gt;&lt;span id="midArticle_3"&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="font-family: verdana, helvetica, sans; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;Jean-Claude Trichet a également appelé les banques commerciales à se restructurer "autant que possible" et estimé qu'une recapitalisation "par des moyens privés" était préférable.&lt;/p&gt;&lt;span id="midArticle_4"&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="font-family: verdana, helvetica, sans; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;Il a toutefois rappelé que les gouvernements avaient encore suffisamment de capitaux de côté pour procéder si besoin à des "recapitalisations publiques" de banques en Europe.&lt;/p&gt;&lt;span id="midArticle_5"&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="font-family: verdana, helvetica, sans; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;b&gt;Anna Willard et Matthieu Protard&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6801422337935745636-5691806219263228601?l=bqtn.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bqtn.blogspot.com/feeds/5691806219263228601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/07/trichet-exhorte-les-banques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/5691806219263228601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6801422337935745636/posts/default/5691806219263228601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bqtn.blogspot.com/2009/07/trichet-exhorte-les-banques.html' title='Trichet exhorte les banques commerciales à octroyer du crédit'/><author><name>LAZAGNE KORDA</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6801422337935745636.post-3636838776907934725</id><published>2009-07-06T07:25:00.000+01:00</published><updated>2009-07-06T07:26:12.617+01:00</updated><title type='text'>Au coeur de la crise : les inégalités</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana; font-size: 13px; line-height: 16px; "&gt;&lt;strong&gt;Le creusement des inégalités résulte de l’exigence d’une rentabilité excessive du capital, qui est elle-même à l’origine de la crise. Le point de vue de Jean-Luc Gaffard, directeur du département innovation et concurrence de l’OFCE. Extrait du magazine Alternatives Economiques.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;L’histoire de la crise financière et économique actuelle est d’abord une histoire américaine. Après un moment de choc, le coupable a vite été trouvé : la Réserve fédérale, la banque centrale des Etats Unis, et sa politique de faible taux d’intérêt sont présentées comme les responsables de cette crise qui secoue la planète depuis août 2007. Une fois encore, il est ainsi suggéré que l’économie réelle serait saine et que c’est l’Etat, fût-ce par l’intermédiaire d’une banque centrale indépendante, qui serait le seul coupable. Tout au plus, certaines asymétries d’information, certaines incitations perverses, notamment en matière immobilière, auraient échappé à la vigilance des régulateurs. Une telle représentation du monde n’est que le dernier avatar d’une idée que l’on croyait remisée depuis longtemps : celle de la dichotomie entre la sphère réelle de l’économie et sa sphère monétaire et financière.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; font-weight: 800; "&gt;Taux moyen d’imposition du 0,01 % les plus riches aux Etats-Unis, 1960-2004,en %&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;span class="spip_document_878 spip_documents spip_documents_center" style="text-align: center; clear: both; width: 700px; margin-top: 1em; margin-right: auto; margin-bottom: auto; margin-left: auto; display: block; "&gt;&lt;img src="http://www.inegalites.fr/IMG/gif/taux_imposition.gif" width="264" height="306" alt="" style="margin-top: 5px; margin-right: 5px; margin-bottom: 5px; margin-left: 5px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; border-top-style: none; border-right-style: none; border-bottom-style: none; border-left-style: none; border-width: initial; border-color: initial; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Pourtant à y regarder de plus près, il n’est pas difficile de comprendre les causes réelles de la débâcle financière : elle n’est que la contrepartie d’exigences initiales excessives de rentabilité financière, devenues sans rapport avec le rythme de croissance de l’économie réelle. En fait, c’est au coeur de ce qui a été appelé à la fin des années 1990 la "nouvelle économie" - au sens d’une économie prétendument engagée dans une croissance définitivement forte et sans à-coups - qu’il faut rechercher les causes de la crise.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Cette économie reposait tout simplement sur un malentendu. Des institutions et des règles financières présumées optimales étaient censées fournir aux différents acteurs les incitations propres à accélérer la croissance sans qu’il n’y ait plus de difficultés de coordination entraînant des crises et des fluctuations. Dans ce contexte, des taux de rentabilité du capital, qui auraient été jadis considérés comme extraordinaires, ont été considérés comme normaux.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Comment, alors, ne pas rapporter la crise financière aux changements drastiques intervenus dans la répartition des revenus et des richesses, singulièrement aux Etats-Unis qui en sont l’épicentre ? Les mécanismes sont en effet simpl
