vendredi 4 décembre 2009

Les pays européens ne doivent pas devenir esclaves de leur dette

Mercredi 2 décembre, les ministres des finances de l'Union européenne auront à se prononcer sur les recommandations de la Commission pour la réduction des déficits budgétaires dans treize Etats membres. Ces recommandations sont en totale harmonie avec l'engagement des leaders de l'Union à continuer d'aider l'économie à remonter la pente de la croissance, tout en planifiant le retrait des mesures exceptionnelles de crise, notamment le stimulus budgétaire.

Bien orchestrée, cette double stratégie, où l'année 2010 reste expansionniste pour l'ensemble de l'Union mais voit se développer simultanément des plans clairs et crédibles de réduction des déficits publics, nous permettra de soutenir la reprise économique à court terme avec la certitude que les finances publiques seront assainies dans les prochaines années et deviendront soutenables à long terme.

Le déficit budgétaire moyen de l'Union européenne devrait atteindre 6,9 % du PIB en 2009 et augmenter encore l'année prochaine avant d'amorcer une petite décrue en 2011, date à laquelle les mesures de relance devraient expirer pour la plus grande part. La dette publique, devrait, quant à elle, augmenter de plus de 20 points de pourcentage entre 2008 et 2011 pour atteindre près de 84 % du PIB.

Un des grands défis des prochaines années sera de ramener les finances publiques à un niveau soutenable, condition nécessaire pour augmenter le potentiel de croissance qui a été sévèrement et durablement affecté par la crise, afin de donner de l'élan à l'économie et de créer les emplois qui permettront de résorber rapidement un chômage croissant. Celui-ci devrait dépasser les 10 % dans l'UE en 2010, contre 6,7 % au deuxième trimestre de 2008.

La consolidation des finances publiques est indissociable de l'objectif de croissance. Il n'y aura pas de croissance forte, soutenable et équilibrée - comme le souhaitent les Européens et le G20 - si l'on n'enraye pas la spirale de la dette. Et l'on n'arrivera pas à réduire les déficits sans trouver où libérer de nouvelles sources d'activité économique. En ce sens, les objectifs de croissance et d'assainissement des finances publiques sont un seul et même combat.

L'existence de trajectoires claires, crédibles et coordonnées pour la consolidation des finances publiques rassurera les familles et les agents économiques, qui seront alors plus enclins à consommer et à investir. Les banques centrales, dans leur indépendance, seront aussi plus à même de maintenir une politique monétaire accommodante si elles ont confiance dans la stratégie de consolidation des finances publiques des membres de l'Union.

In fine, le choix auquel nous sommes confrontés est le suivant : regagner la maîtrise du budget ou devenir esclaves de la dette. La charge de la dette, dans certains Etats membres, est déjà le principal poste budgétaire ou est en passe de le devenir, devant les dépenses en éducation ou les ressources allouées à la recherche et à l'innovation, ce triangle vertueux de la connaissance qui est la meilleure voie pour stimuler la productivité, la compétitivité internationale et l'emploi.

L'application du pacte de stabilité et de croissance nous permettra d'ancrer l'anticipation d'un retour progressif à des finances saines. Elle nous permettra également de dégager les ressources publiques nécessaires pour promouvoir les activités innovantes et à fort potentiel de croissance comme les énergies renouvelables dans lesquelles l'Union peut aspirer à un rôle de leader.

Une stratégie claire et crédible, c'est une stratégie qui précise non seulement à quelle vitesse le déficit sera résorbé, mais aussi comment il le sera. Dans les Etats membres où les dépenses publiques sont déjà très élevées, dépassant 50 % de la richesse nationale, et où le taux d'imposition est également très supérieur à la moyenne de l'OCDE, l'effort devra venir essentiellement d'aménagements du côté de la dépense.

Mais en raison du trou budgétaire creusé par la crise économique et financière et du fait que les recettes de l'Etat ne retrouveront pas de sitôt les niveaux d'avant-crise, l'ajustement ne pourra pas, bien souvent, se faire uniquement en diminuant la dépense. Il importe, dans les deux cas, de protéger les couches de la société les plus défavorisées, ainsi que celles qui sont exposées à la crise et à la concurrence internationale, au moyen de politiques actives de formation et de recherche d'emploi, pour éviter que le chômage ne devienne chronique.

Les choix sont loin d'être faciles. Mais pour que la confiance revienne à court terme et remette la croissance fermement sur les rails, il nous faut une visibilité rassurante sur le moyen et le long terme. Il nous faut faire plus et mieux avec le même niveau de dépenses. L'expérience prouve qu'à un niveau de dépenses similaire les résultats atteints en matière d'éducation, par exemple, peuvent être différents entre Etats membres.

Je crois profondément que les trajectoires d'ajustement budgétaires proposées par la Commission début novembre sont adéquates, combinant l'ambition et le réalisme nécessaires en tenant compte des positions budgétaires individuelles de départ et des marges de manoeuvre respectives. Ce faisant, les recommandations soumises à la considération des ministres au prochain Ecofin permettent à certains de continuer à jouer le rôle de locomotives de la croissance, afin que d'autres prennent le chemin de la consolidation.

A travers ces recommandations, conjuguées à une stratégie de promotion de la croissance et de réformes, c'est de la coordination des politiques économiques qu'il s'agit en définitive, dans l'intérêt commun de l'Union et de ses citoyens.


Retour sur le krach obligataire de 1994

Nouvel élément à la rubrique simplement consacrée a la présentation d’articles TRADUITS en français issus du WALL STREET JOURNAL….Si comme moi vous appréciez un angle et un point de vue différents sur les marchés financiers et boursiers mondiaux vous y verrez la l’occasion d’enrichir et vos connaissances, et votre suivi des marchés et je vous le souhaite aussi une manière de booster ou de protéger vos investissements…et de vous assurer une retraite complémentaire, vous en aurez besoin….

Une inflation contenue. Un redémarrage de l’économie plutôt timide. Et des marchés convaincus que les taux d’intérêt ne sont pas près de remonter pour ne pas étouffer la reprise dans l’oeuf.

Cette fin d’année 2009 n’est pas sans présenter un certain nombre de similitudes avec le début de 1994, quand la Fed s’était lancée dans une série de tours de vis monétaires imprévus afin de contenir tout risque d’inflation, faisant des ravages sur les marchés obligataires mondiaux…..

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

La Fed a bien en mémoire ce triste précédent. Quelles sont les chances d’éviter cette fois-ci ce type de scénario?

Le krach obligataire de 1994 a pris la plupart des observateurs par surprise. Selon une enquête du Wall Street Journal réalisée en janvier 1994 auprès d’une douzaine de courtiers, les investisseurs tablaient alors sur un rendement de l’ordre de 5% à 7% de leurs obligations et sur une hausse limitée des taux de la Fed, car la croissance était alors trop faible pour alimenter l’inflation. En réalité, le rendement global des emprunts publics américains toutes maturités confondues a été négatif de 3,35% cette année-là, et les autres marchés obligataires ne se sont guère mieux comportés.

Rares sont ceux qui s’attendent aujourd’hui à une réaction d’une telle violence lors du débouclage des mesures de politique monétaire exceptionnellement accomodantes mises en place pour faire face à la crise financière.

Après tout, les marchés sont bien conscients du fait que ces mesures prendront fin un jour et les banques centrales ont d’ores et déjà donné quelques indications sur la forme que pourrait prendre le scénario de sortie.

Il y a aussi un autre précédent plus récent et plus rassurant: celui de 2004, qui a vu la Fed remonter progressivement ses taux d’intérêt de 1% à 5,25%, sans susciter de réelles tensions sur la partie longue de la courbe des taux.

Par ailleurs, les investisseurs ont déjà subi une forme de correction sur la partie longue de la courbe des taux, alors que le mouvement de fuite vers la qualité observé après la faillite de Lehman s’est graduellement estompé.

Depuis le début de l’année, le rendement de l’emprunt du Trésor américain à 10 ans a gagné 1,2 point de pourcentage.

De nouvelles hausses semblent probables.Citigroup estime que le rendement des emprunts du Trésor américains et de la zone euro pourrait s’apprécier de 0,45 à 0,50 point de pourcentage, tandis que celui des gilts britanniques pourrait gagner jusqu’à 0,75 point à la faveur du retrait des mesures d’assouplissement quantitatif. Dans le même temps, les investisseurs prennent des paris sur des rendements plus élevés, ce qui semble suggérer qu’ils ne sont pas aussi complaisants qu’ils ne l’étaient en 1994.

Malgré tout, la perspective de la fin des politiques d’assouplissement quantitatif et le retrait des mesures de liquidité exceptionnelles en faveur des banques suscitent l’incertitude. La partie courte de la courbe des taux semble la plus vulnérable.

Les banques centrales semblent déterminées à ne pas créer de mauvaises surprises. Les relèvements de taux devraient être signalés aux marchés longtemps à l’avance, contrairement à ce qui s’est passé en 1994.

Mais l’expérience douloureuse de 1994 montre que les marchés obligataires peuvent se tromper. L’abaissement d’une note de crédit, un sursaut de l’économie ou encore une perte de confiance dans les responsables politiques pourraient mettre le feu aux poudres.

Plutôt qu’un à épisode semblable à celui de 1994 ou de 2004, les investisseurs feraient bien de se préparer à une tendance durablement baissière sur les marchés obligataires, ce qui ne sera pas moins éprouvant.

-Richard Barley, The Wall Street Journal nov09

Les LBO face à la crise (Baromètre AFIC-Opinion Way)

L’AFIC vient de finaliser avec Opinion Way sa deuxième enquête auprès des sociétés de capitalinvestissement dont tout ou partie de l’activité porte sur le LBO. 86 sociétés membres de l’AFIC ont répondu à l’enquête, représentant 968 entreprises et 73 % des montants investis en LBO depuis 2003.


Quels enseignements peut-on tirer de cette enquête ?
Les résultats de l’enquête confirment et affinent les résultats de l’étude précédente, conduite en avril dernier : la grande majorité des entreprises sous LBO (77%), au 30 juin 2009, ne connaît pas de problème particulier. Sur les 23 % qui rencontrent des difficultés, soit 220 entreprises, il faut établir une distinction entre :
- 85 entreprises qui font face à leurs obligations de remboursement bien qu’elles ne parviennent pas à respecter un ou plusieurs « covenants » (1) des contrats de prêts,
- 118 entreprises qui ont pu négocier un nouvel échéancier de remboursement avec leurs banques
. 46 entreprises sans apports de fonds propres nouveaux
. 72 entreprises avec un soutien en fonds propres par les fonds d’investissement
- 17 entreprises qui font face à des difficultés non encore résolues, soit 1,8% des entreprises couverte par l’enquête.

On doit enfin noter que 14 sociétés, ont fait l’objet, depuis le 1er octobre 2008, d’une procédure collective entraînant la cessation de leur activité et leur sortie des portefeuilles.

Pour Jean-Louis de Bernardy Président de l’Afic « Ces résultats montrent que les fonds d’investissement et les banques créancières gèrent cette période difficile de manière particulièrement responsable, en privilégiant la sauvegarde des sociétés opérationnelles, comme l’Afic l’a préconisé dans son code de bonnes pratiques. Contrairement à certaines idées reçues, les entreprises sous LBO ne sont pas plus affectées par la crise économique que les autres et bénéficient par ailleurs, d’une forte mobilisation de l’ensemble de la profession. Par rapport aux résultats que nous avions présentés il y a 6 mois, nous pouvons maintenant nous appuyer sur un taux de réponse beaucoup plus conséquent. La situation peut-elle encore se détériorer ? Rien à ce stade ne le laisse penser, mais la situation demande que l’ensemble des acteurs continue de faire preuve de vigilance et s’implique avec détermination pour rechercher les meilleures solutions, en préservant l’entreprise sous-jacente et ses salariés. Je remercie l’ensemble des professionnels du capital-investissement qui se sont fortement mobilisés pour cette 2eme enquête, démontrant ainsi leur volonté de transparence.»

A propos de l’AFIC
Créée en 1984, l’Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC), avec plus de 280 membres actifs, regroupe l’ensemble des structures de Capital Investissement installées en France : Sociétés de Capital Risque (SCR), Fonds Communs de Placement à Risque (FCPR), Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI), Fonds d’Investissement de Proximité (FIP), sociétés de gestion, sociétés de conseil, fonds de fonds, sociétés d’investissement…. En outre, l’AFIC compte 200 membres associés issus de tous les métiers – avocats, experts-comptables et auditeurs, conseils, banquiers... – qui accompagnent et conseillent les investisseurs et les entrepreneurs dans le montage et la gestion de leurs partenariats.

L’AFIC, à travers sa mission de déontologie, de contrôle et de développement de pratiques de place est une des deux associations, reconnues par l’AMF, auxquelles les sociétés de capital investissement doivent adhérer dans le cadre de la procédure d’agrément en qualité de société de gestion. C’est la seule association professionnelle spécialisée sur le métier du Capital Investissement.

Outre les services qu’elle rend à ses adhérents (veille juridique, règlementaire et fiscale ; études économiques et statistiques ; formation ; développement et communication…), la vocation de l’AFIC est de fédérer, représenter et promouvoir la profession du Capital Investissement auprès des investisseurs institutionnels, des entrepreneurs, des leaders d’opinion et des pouvoirs publics. Elle contribue, dans le cadre d’un dialogue permanent, à l’amélioration du financement de l’économie, en particulier à destination des PME-PMI, à la stimulation de la croissance et la promotion de l’esprit d’entreprise.

En 2008, les membres de l’AFIC ont investi dans près de 1 600 entreprises. Avec plus de 20% du marché européen, l’industrie du Capital Investissement française se classe au 1er rang d’Europe Continentale et au 3ème rang mondial.
www.afic.asso.fr

(1) Un « covenant » est une clause des contrats de prêt au terme de laquelle l’entreprise prend vis-à-vis des prêteurs des engagements à caractère qualitatif, notamment de respecter certains ratios financiers. Lorsque les covenants ne sont pas respectés, les banques peuvent dans certains cas demander l’exigibilité anticipée du prêt.
En pratique elles examinent ces situations avec un grand pragmatisme et, si la rupture de covenant n’est pas le signe annonciateur de difficultés plus graves, accordent généralement une dérogation ou « waiver ».

Tunisie : La BCT poursuit ses efforts

L’environnement international a été marqué, au cours du mois de novembre 2009, par la poursuite de l’apparition d’indicateurs qui confirment la reprise de l’activité économique dans la majorité des pays industrialisés et l’amélioration de son rythme dans les pays émergents, notamment ceux asiatiques. Toutefois, les instances financières mondiales ont continué à insister sur la nécessité de poursuivre les plans de relance

et de soutien financier jusqu’au retour de l’économie mondiale à son rythme de croissance habituel, ainsi que d’engager les préparatifs et la programmation judicieuse pour retirer les mesures exceptionnelles prises au cours de la crise et rétablir les équilibres financiers et monétaires. En outre, les marchés des changes ont connu un accroissement de la demande sur les devises les plus rentables et les indices des principales bourses mondiales se sont améliorés. Egalement, les prix de la plupart des produits de base ont augmenté.
En ce qui concerne l’économie nationale, la production agricole a progressé, notamment pour les céréales et la production de l’arboriculture, et les secteurs énergétique et minier ont connu une reprise au cours de la même période. A l’inverse, l’indice de la production des industries manufacturières a diminué en comparaison avec l’année précédente, mais à un rythme moins accentué durant les derniers mois, et le secteur touristique a enregistré une certaine baisse au niveau des entrées et des nuitées globales.
Par ailleurs, la contraction des échanges commerciaux avec l’extérieur s’est poursuivie, sous l’effet du fléchissement de la demande extérieure et des prix sur les marchés mondiaux, sachant que les exportations des secteurs des industries mécaniques et électriques et du textile et habillement ont enregistré depuis le début du mois de juillet dernier une progression de 2,2% par rapport à la même période de l’année 2008.
Sur le plan monétaire, la masse monétaire M3 et les concours à l’économie se sont accrus, durant les dix premiers mois de l’année en cours, de 9,9% et 8,6%, respectivement, par rapport au mois de décembre 2008. L’excédent de liquidité sur le marché monétaire s’est poursuivi, au cours du mois de novembre 2009, et la Banque Centrale est intervenue pour réguler la liquidité bancaire. Le taux d’intérêt au jour le jour sur ce marché a fluctué entre 4,05% et 4,35% au cours de cette période, sachant que le taux d’intérêt du marché monétaire a atteint une moyenne de 4,22% en octobre.
Pour ce qui est de l’évolution du dinar sur le marché des changes, elle fait ressortir, depuis le début de l’année et jusqu’au 25 novembre courant, une appréciation de 2,8% vis-à-vis du dollar américain et une dépréciation de 3,1% par rapport à l’euro.
Concernant l’évolution des prix, le taux d’inflation a continué à être maîtrisé malgré certaines pressions durant les derniers mois, atteignant une moyenne de 3,6% pour les dix premiers mois de l’année en cours, contre 5,2% au titre de la même période de l’an passé.
A la lumière de ces évolutions, le Conseil d’Administration a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale, et a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts pour relancer l’activité économique, apporter le soutien aux entreprises et fournir le financement approprié à l’économie tout en préservant les équilibres financiers.

Les économies nord-américaines se relèveront lentement, prédit la Banque Scotia

TORONTO - Après avoir connu une croissance modeste au troisième trimestre, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, se dit confiant de voir l'économie canadienne prendre de la vitesse pendant le quatrième trimestre.

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LA PRESSE CANADIENNE /Adrian Wyld

M. Flaherty a indiqué croire mardi que l'économie démontrera plus de vigueur d'ici la fin de l'année et en 2010, faisant oublier la lenteur du redressement connu jusqu'à présent.

"Nous espérons voir la croissance se poursuivre à un rythme plus rapide (au quatrième trimestre), a déclaré le ministre à Toronto. Nous sommes certainement plus optimistes face à une croissance économique en 2010."

Les économistes s'accordent essentiellement pour dire que l'économie canadienne connaîtra une croissance à court terme, mais que cette reprise sera modeste au cours des prochains moins, au fur et à mesure que l'économie mondiale prendra du mieux.

"Au cours des six prochains mois nous serons en mode relance", a dit l'économiste en chef de la Banque Scotia (TSX:BNS), Warren Jestin, lors d'un entretien accordé en marge d'une conférence économique.

Il croit que les ajustements des stocks, surtout dans le secteur automobile, stimuleront la croissance alors que les entreprises augmenteront leur production.

"La production automobile reprend et les projets gouvernementaux débutent enfin. En général, ça devrait nous mener vers une autre phase de croissance soutenue, mais pas de croissance aussi robuste que ce qui était la norme auparavant", a dit M. Jestin.

Les experts précisent toutefois que l'économie entretient un équilibre précaire entre une reprise et une nouvelle récession.

M. Jestin a prédit que la croissance serait modeste au Canada au cours des deux prochaines années, atteignant environ 2,5 pour cent, pendant que des économies émergentes comme celles de la Chine et de l'Inde pourraient connaître une croissance de 7 ou même 9 pour cent.

Le marché du travail prendra aussi du mieux, croit-il, même s'il n'attend pas création nette d'emplois avant 2011.

Toutefois, une étude rendue publique mardi par la Banque CIBC démontre que les grandes villes canadiennes souffrent encore du ralentissement économique.

Le rapport ajoute que l'impulsion économique est à son plus bas niveau depuis 1991, 10 des 25 zones urbaines en importance du pays affichant une croissance négative.

"Sur une base annuelle, notre indice a continué d'indiquer une tendance à la baisse, en nous donnant quelques alertes précoces quant aux chiffres 'mous' du produit intérieur brut (PIB), a indiqué un économiste de la CIBC, Benjamin Tal. Après tout, plus des deux tiers du PIB canadien sont produits dans les grandes villes du Canada, de sorte que le sort de ces villes en dit long sur celui de l'économie."

Le document précise enfin que neuf des dix villes qui sont en territoire négatif sont situées en Ontario et au Québec, "ce qui traduit bien le caractère multidimensionnel des problèmes qui affligent ces deux provinces en raison de l'affaiblissement de leurs secteurs manufacturier et forestier, de la baisse de la demande à l'importation des États-Unis et de la vigueur du dollar canadien".

La zone euro et le FMI s'inquiètent de la surévaluation de l'euro

Les ministres des Finances de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) se sont inquiétés mardi soir de la "surévaluation" de l'euro face aux autres grandes monnaies comme le yuan et le dollar, une situation qui risque de freiner la reprise économique en Europe.

Le constat a été dressé lors d'une réunion à Bruxelles entre le directeur du département Europe du FMI, Marek Belka, et les grands argentiers de la zone euro à Bruxelles.

"Nous sommes d'accord avec lui lorsqu'il dit que l'euro est surévalué et qu'un certain nombre d'ajustements sont souhaitables", a déclaré le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, devant la presse.

La monnaie unique évolue aujourd'hui au-dessus du seuil de 1,51 dollar, un élément de nature à peser sur les exportations des pays qui l'utilisent, et d'hypothéquer les chances de reprise économique après la grave récession qu'ils viennent de traverser.

Mardi soir, l'euro s'échangeait à 1,5110 dollar contre 1,5005 dollar lundi soir.

Un peu plus tôt dans la journée en France, le président Nicolas Sarkozy avait déploré la faiblesse du dollar par rapport à l'euro et critiqué indirectement le laissez-faire des autorités américaines.

"Je me reconnais comme un ami des Américains mais enfin on ne peut pas continuer comme ça avec un euro qui a augmenté de 50% de sa valeur par rapport au dollar (...) comment voulez-vous qu'on aille vendre des avions aux Etats-Unis ?", s'est exclamé M. Sarkozy.

"Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, il n'y avait qu'une seule grande puissance, les Etats-Unis. Il était normal qu'il n'y ait qu'une grande monnaie. Aujourd'hui, le monde est multipolaire. Le système doit être multimonétaire. On ne peut être soumis au diktat d'une seule monnaie dans le monde tel qu'il est", a-t-il ajouté.

Le faible niveau du yuan chinois, dicté par les autorités de Pékin, inquiète aussi de plus en plus les Européens.

M. Juncker a indiqué avoir fermement fait passer le message avec le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, dimanche lors d'une rencontre avec les responsable monétaires chinois, en marge d'un sommet UE-Chine à Nankin (Est).

"Nous avons expliqué à nos amis chinois (...) que nous souhaiterions une appréciation ordonnée et graduelle du yuan par rapport à l'euro", a-t-il dit.

"Nous estimons anormal qu'une économie (comme la Chine) qui se trouve en forte progression dévalue le cours de sa monnaie par rapport à une zone monétaire (la zone euro) dont les performances de croissance sont largement moins positives", a ajouté M. Juncker.

Il a toutefois reconnu que les Européens n'avaient pas pu convaincre. "Nos amis chinois ne voient pas de la même façon" la situation, a-t-il admis, reconnaissant que les discussions avaient été "franches".

Le yuan est maintenu arrimé depuis des années au dollar américain. Et à Nankin la Chine n'a laissé aucune ambiguïté sur le fait qu'elle entend rester maîtresse de sa police de taux de change afin de ne pas sacrifier sa croissance pour faire plaisir à ses partenaires commerciaux.

Cette rebuffade est intervenue dans un contexte commercial tendu entre la Chine, de plus en sûre d'elle même, et l'Europe. Pékin s'irrite des enquêtes et mesures antidumping ou anti-subventions visant ses industriels.

Crédit immobilier : les avantages de passer par un courtier immobilier

Acteur incontournable du monde de l’immobilier, le courtier immobilier a pour rôle principal de mettre en relation l’acquéreur d’un bien avec l’établissement bancaire qui lui proposera le meilleur taux pour son crédit immobilier. En réalité, il faut savoir que le champ d’action d’un courtier immobilier s’étend bien plus loin, afin de proposer aux acquéreurs d’un bien immobilier une véritable plus-value dans le cadre de leur recherche de financement.

Alors pourquoi choisir un courtier immobilier ? Quels sont les avantages à passer par de telles structures pour acquérir un crédit immobilier ? Et comment choisir un bon courtier immobilier ? Petit point sur la double utilité des courtiers immobiliers en ce contexte économique aux taux bas …

Premièrement, le courtier immobilier prend à sa charge toutes les démarches bancaires depuis la constitution du dossier jusqu’à la mise en relation avec la banque choisie, voire même ira jusqu’à accompagner l’acquéreur auprès du notaire pour la signature de l’acte de vente. Il apporte ainsi un véritable accompagnement personnalisé et surtout permet d’éviter à l’acquéreur toutes les démarches de prospection auprès des banques.

Par ailleurs, grâce à son statut de précepteur et grâce à son expertise dans le domaine de l’immobilier et de la négociation, le courtier immobilier est susceptible non seulement de mettre en concurrence les banques, mais aussi de négocier auprès d’elles. Ainsi, les taux proposés sont généralement bien plus intéressants que ce qu’une banque peut proposer en direct à un demandeur, l’économie pouvant s’élever de 15K€ jusqu’à 30K€ parfois !

Pour résumer, un bon courtier immobilier doit être capable d’apporter :

  • Un gain de temps. En mettant à contribution son réseau de partenaires financiers, le courtier épargne à l’acquéreur la phase de prospection très chronophage. De plus, par l’apport de son expertise et de ses conseils, la prise de décision s’en trouve accélérée.
  • Un gain financier. De par sa fonction première, le courtier immobilier comparera les offres de prêts émises par les banques et choisira la plus intéressante financièrement, en accord avec le projet. Par ailleurs, grâce aux relations qu’il entretient avec ses partenaires bancaires, un courtier saura négocier des « taux courtiers », voire même la gratuité des frais de dossiers, et autres.

Reste à trouver un bon courtier, et à lui faire confiance dans sa recherche du meilleur taux. Car démarcher les banques ou d’autres courtiers en parallèle ne pourra que le gêner dans sa négociation, dans la mesure où une banque, lorsqu’elle reçoit de plusieurs sources un même dossier (et les courtiers ont généralement recours aux mêmes banques !), va avoir tendance à traiter le premier entrant, diminuant ainsi le potentiel d’économie que pourrait vous proposer le courtier.

Premier Taux est une de ces sociétés de courtage qui met un point d’honneur à entretenir une neutralité complète vis à vis de ses partenaires bancaires. La qualité de ses relations avec chacun d’entre eux, son savoir-faire dans le domaine de l’immobilier et sa réactivité face à des demandes de financement souvent très urgentes lui permettent d’apporter à l’acquéreur d’un bien immobilier l’assurance d’un crédit immobilier au meilleur taux, et une qualité de service irréprochable.

"La France et l'Allemagne doivent défendre ensemble le pacte de stabilité"

Wolfgang Schäuble, le ministre des finances chrétien-démocrate (CDU) du nouveau gouvernement d'Angela Merkel, a tenu à souligner la convergence de vue de la France et de l'Allemagne sur les modalités de sortie de crise avant les réunions de l'Eurogroupe, mardi 1erdécembre, et des ministres des finances des Vingt-Sept, le lendemain.

"Les réflexions sont très proches de celles que nous avons en Allemagne. Nous devons renforcer la compétitivité de nos économies, en France, en Allemagne et en Europe en nous concentrant en particulier sur la recherche", a-t-il déclaré au Monde à propos du projet français de grand emprunt. Le nouveau gouvernement allemand de centre droit a fait le pari de relancer la croissance avec des baisses d'impôts. "Actuellement, tout le monde est d'accord pour dire qu'il est encore trop tôt pour songer à la rigueur", explique M. Schäuble. "Il est judicieux de stimuler la conjoncture aussi en 2010. C'est l'objectif de notre projet de loi pour soutenir la croissance, en examen au Parlement."

Actes symboliques

Pour ce choix, la coalition qui réunit les unions chrétiennes et les libéraux est critiquée par de nombreux Länder, qui s'inquiètent d'une réduction de leur marge budgétaire. M. Schäuble n'a néanmoins pas l'intention de céder : "Evidemment, la situation budgétaire n'est pas seulement difficile pour l'Etat fédéral, mais aussi pour les régions et les communes. Mais, dans notre système fédéral, l'Etat et les régions ont une responsabilité globale pour notre pays."

En même temps, le ministre se pose en bon élève et assure que l'Allemagne, "compte tenu des estimations conjoncturelles actuelles", parviendra à revenir sous la barre des 3 % de déficit d'ici à 2013. "Beaucoup d'indices laissent penser qu'il y aura une reprise de la conjoncture au milieu de l'année prochaine, si bien que nous pourrons en même temps que d'autres pays commencer à réduire nos déficits en 2011", assure M. Schäuble. Berlin doit également prendre en compte les exigences de la Loi fondamentale."Nous avons inscrit dans notre Constitution un mécanisme de frein à de nouveaux emprunts publics", souligne-t-il. Sur ce point, M. Schäuble semble vouloir lancer un discret avertissement à Paris : "Il est essentiel que la France et l'Allemagne défendent ensemble le pacte de stabilité et de croissance, qu'il soit valable et qu'il n'y ait pas de doutes quant à ses fonctions. Au-delà, sur le rôle de la Banque centrale européenne et la politique monétaire, les ministres des finances n'ont pas à faire de déclarations."

La coopération entre Paris et Berlin "doit rester très étroite, elle doit faire ses preuves chaque jour". Selon M. Schäuble, le conseil économique et financier franco-allemand, qui s'est tenu à Berlin, lundi 30 novembre, en est la meilleure illustration : les deux pays ont souligné qu'ils acceptaient et soutenaient le pacte européen de stabilité et de croissance. De plus, ils ont annoncé vouloir trouver des positions communes sur la coordination économique au sein de la zone euro et sur l'harmonisation fiscale au niveau de l'Union européenne. Mais, les actes symboliques sont tout aussi importants. "J'ai été très ému que la France célèbre les 20 ans de la chute du Mur sur la place de la Concorde", a-t-il confié. Interrogé sur l'idée française de créer un poste de ministre franco-allemand, M. Schäuble est resté discret : "Il y a actuellement des discussions entre les deux gouvernements concernant d'autres formes de rapprochement."

Parmi les principaux risques qui pèsent sur la conjoncture allemande dans les mois à venir, il cite la raréfaction du crédit. "Avec une reprise de la conjoncture, les entreprises risquent de se heurter aux difficultés des banques dont les bilans n'ont pas encore été nettoyés. Nous avons vu ce qui s'est passé à Dubaï la semaine dernière, personne ne s'y était attendu."

Cécile Calla