lundi 23 février 2009

BNP Paribas : élue 6 ème banque privée mondiale

BNP Paribas vient d'être élue par Euromoney 6ème banque privée mondiale. Le Groupe explique que cela représente "une avancée par rapport à l'année précédente". BNP Paribas conserve cette année sa première place en France.

Pour François Debiesse, Responsable de BNP Paribas Wealth Management déclare : "Cette évolution dans le classement est une grande satisfaction. BNP Paribas, par sa stabilité et la poursuite de son développement, a franchi une marche importante dans son environnement. Nous restons plus que jamais à l'écoute de nos clients pour leur apporter les produits et services adaptés au nouveau contexte économique mondial".

(C)  Finance  Plus

Les banques d’Europe centrale sous le choc

Depuis plusieurs semaines, les monnaies locales des pays membres de l’Union européenne décrochent. Le forint hongrois, le zloty polonais, la couronne tchèque, le leu roumain ont atteint des planchers face à la devise européenne. Seules la Slovaquie et la Slovénie, qui ont déjà adopté l’euro, surnagent, péniblement. Ailleurs, les faiblesses structurelles des ex-pays communistes resurgissent dramatiquement sous les coups de boutoir conjugués de la conjoncture et de la frilosité croissante des investisseurs occidentaux.

«Comparés aux marchés émergents de l’Asie orientale et de l’Amérique latine, les nouveaux membres de l’UE sont très vulnérables, avec une dette publique importante, des réserves peu élevées en devises étrangères, des marges de manœuvre restreintes dans leur politique de change, et des banques dépendant davantage des économies à l’étranger que de l’épargne locale», souligne Indermitt Gill, économiste en chef de la Banque mondiale. Premiers investisseurs et partenaires commerciaux, les pays de l’Ouest ont placé sous dépendance les économies locales, provoquant une appréciation excessive de leurs monnaies. Les banques occidentales qui avaient racheté la plupart de leurs homologues à l’Est ont commencé à rapatrier une partie de leurs capitaux pour défendre leur propre solidité.

Ce protectionnisme bancaire, combiné à une menace de protectionnisme commercial dans le secteur automobile, est une véritable catastrophe pour l’Europe centrale et orientale. Avec la restriction des crédits et la dépréciation des monnaies non arrimées à l’euro, entreprises et particuliers voient leur endettement en devises étrangères exploser. Difficile dans ces conditions de restaurer la confiance, déjà fluctuante avant la crise, en stimulant l’épargne locale pour compenser la fuite des capitaux étrangers.

Coupes budgétaires

Dans le même temps, les gouvernements ont décidé de faire de larges coupes budgétaires très impopulaires, comme en Bulgarie, en Ukraine et en Hongrie. Cette dernière a déjà bénéficié d’une aide de 20 milliards d’euros de la part de l’Union européenne et du FMI, accordée à la condition expresse de se serrer la ceinture en matière de dépenses publiques.

Budapest, avec l’appui de Vienne, plaide depuis fin janvier pour un grand plan d’aide paneuropéen pour l’Est, de l’ordre de 100 milliards d’euros. L’Autriche, dont les banques sont engagées à hauteur de 230 milliards d’euros, soit l’équivalent de 90 % de son PIB, détient 20 % du marché bancaire des ex-économies communistes, devant la France, l’Allemagne et l’Italie. Ses plus grandes banques sont elles-mêmes singulièrement exposées face au risque d’insolvabilité de leurs filiales. Mais la perspective d’une injection massive de capitaux pour sauver les pays de l’Est entrés dans l’UE à partir de 2004, ne suscite guère l’enthousiasme à l’Ouest.

Maurin Picard

Citigroup partiellement nationalisé ?


  • Selon le Wall Street Journal, l'ex-leader mondial de la banque pourrait être nationalisé à hauteur de 40%, via la transformation des actions préférentielles que l'Etat détient dans la banque en actions ordinaires.

    La nationalisation sera-t-elle l'issue finale de la restructuration du secteur bancaire américain ? Selon le Wall Street Journal, les autorités américaines pourraient monter à hauteur de 25 à 40% au capital de Citigroup, lesquelles répondraient ainsi aux responsables de la banque qui auraient fait cette proposition aux autorités de régulation. Citant des personnes « familières avec la situation », le journal indique toutefois qu' « il est possible que les pourparlers échouent ».

    Si tel n'était pas le cas, le gouvernement pourrait se retrouver « en possession d'actions ordinaires de Citigroup jusqu'à hauteur de 40% ». Selon le Wall Street Journal, les dirigeants de la banque espèreraient néanmoins une part du gouvernement qui se situerait plutôt autour des 25%.

    Selon le quotidien, l'Etat n'injecterait pas de fonds supplémentaires dans Citigroup, mais transformerait une large partie des actions préférentielles, qui ne lui donnent pas de droit de vote mais rapportent un dividende, en actions ordinaires. Ceci provoquerait de facto une dilution des autres actionnaires, une perspective qui avait provoqué la chute des valeurs bancaires américaines la semaine dernière. Citigoup avait notamment perdu plus de 40% en une semaine et Bank of America plus de 30%.

    Demi-surprise

    Ces informations ne constituent en effet qu'une demi-surprise : depuis quelques jours, des économistes influents s'étaient prononcés en faveur d'une nationalisation temporaire des banques particulièrement affectées par la crise, à l'image d'Alan Greenspan - l'ex-patron de la Fed ou encore de Nouriel Roubini, célèbre pour avoir en partie prévu la crise. Du coup, depuis quelques jours, on avait assisté à une multiplication des rumeurs au sujet d'une possible nationalisation de banques et notamment de Bank of America et Citigroup, deux institutions financières qui ont, ces derniers mois, été recapitalisées par l'Etat américain à hauteur de 45 milliards de dollars chacune. Si pour l'heure Bank of America a démenti, via un porte-parole, l'hypothèse de toutes discussions de ce type, les économistes parient de plus en plus sur une prise de contrôle implicite de l'Etat sur une partie du secteur bancaire.

    Des zones d'ombre continuent néanmoins de planer sur le rôle que pourrait jouer l'administration dans la gestion de la banque, tout comme sur l'avenir du directeur général de Citigroup Vikram Pandit et de son conseil d'administration. Pour l'instant, l'équipe d'Obama continue d'affirmer ses convictions en un système bancaire privé. «L'administration continue à croire fermement qu'un système bancaire privé correspond à la voie à suivre», avait déclaré le porte-parole de la présidence Robert Gibbs.

    Sylvain D'Huissel (lefigaro.fr) 
    23/02/2009