mercredi 18 février 2009

Pascal Lamy s’improvise en épicier



Qu’est ce que c’est que l’OMC par rapport au système financier international ?
Ce n’est rien qu’une épicerie. Humble, Pascal Lamy, invité de l’émission « Internationales » de TV5, a essayé de tirer son épingle du jeu...

Pourtant, on pensait que l’OMC, héritière de la défunte GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) était le cadre mondial du libéralisme moderne. N’est-ce pas la structure qui est censée fixer les règles pour l’accomplissement de tout le flux des échanges commerciaux dans leurs diverses variantes industrielles, agricoles et de services. L’organisation n’est-elle pas, par ricochet, au cœur du système économico-financier planétaire ? Son chef, ne semple pas, en tout cas, l’approuver. En ces temps de crise, il a préféré faire profil bas, réduisant le périmètre d’intervention de l’organisation dont il a la charge et la comparant à une simple épicerie.

Au-delà de l’aspect cocasse de l’analogie, les propos de Lamy prouvent, si besoin est, que l’ordre économique mondial marche bien sur la tête. Les illustres structures qui sont censées le régir et le gérer, se révèlent impuissantes, et dépassés par l’ampleur des dérives qui ont conduit la planète à la situation dans laquelle elle se trouve aujourd’hui.

S’il ne présente pas la solution miracle pour sortir du bourbier, pas moins que l’armada des experts et économistes qui peinent à entrevoir le bout de tunnel, Pascal Lamy, en épicier averti, met en garde contre les tentations protectionnistes qui sont en train de s’emparer de certains gouvernements. Une telle démarche dénoterait, pour le paraphraser, d’une certaine naïveté dont le résultat est de mener ceux qui la suivent à l’isolement voire à l’autarcie. Ce qui casserait l’élan des échanges mondiaux qui sont le seul élément qui marche, et qui génère de la croissance en ces temps de vaches maigres.

Donc pas de frilosité excessive ni de retour au Moyen-âge. Que faire ? Le directeur général de l’OMC, qui tangue entre socialisme et libéralisme, préconise l’ouverture économique, et non la libéralisation, synonyme de dérégulation. L’économie doit être dotée de mécanismes de contrôle et de régulation, ce qui sous-tend la présence d’un Etat fort et non interventionniste. Le chef de l’OMC préconise, par ailleurs, l’institution d’un système social fort et collectif, à même de prévenir la tendance grandissante vers l’épargne individuelle, un frein à la consommation et à la croissance.

Une heure de débat, utile, où différents aspects de la crise économique ont été évoqués. Sans aucune certitude toutefois. Sauf celle de la profondeur, et de la gravité de la crise, qui a tout l’air de s’inscrire dans la durée. Et les pays en voie de développement ? La crise a fait oublier aux pays riches leurs devoirs à leur égard. L’aide publique au développement serait-elle gelée ? On n'en parle plus en tout cas depuis un bon bout de temps. Pascal Lamy, qui se veut être l’ami des pauvres et des riches, n’est pas d’accord pour que l’argent destiné à l’aide publique au développement soit récupéré par les bailleurs de fonds. D’autant que les pays pauvres subissent de plein fouet les retombées d’une crise dont ils n’étaient aucunement responsables. Mais, l’épicier ne paraît pas avoir un quelconque pouvoir coercitif pour pouvoir rappeler à l’ordre des Etats pingres et égocentriques.

"source gnet.tn"

Endettement des ménages en Tunisie : la cote d’alerte

Le recours au crédit explose en Tunisie. Il se présente dans ses formes classiques ainsi que sous de nouvelles formules encore plus insidieuses. Encouragés par une offre pléthorique de la part des banques et des commerces spécialisés dans la vente à tempérament, les Tunisiens ne résistent plus aux tentations les plus démesurées. De l’appartement au téléphone portable en passant par la voiture, la télévision et autres biens d'équipements, quelque 800 mille ménages appartenant à la classe moyenne usent et abusent des prêts pour satisfaire leurs envies par ces temps de poussées inflationnistes. La plupart d’entre eux ont plus d’un tour dans leur sac pour contourner l’obstacle de la capacité d’emprunt fixée à 40% par les banques. Attention danger ! Les indicateurs passent rapidement au rouge.

Haykel est un cadre supérieur dans une entreprise . Il y a quatre ans, il a convolé en justes noces. Deux années plus tard, il a acheté un appartement de 130 m2 à la Cité Ennasr, financé presque entièrement par un crédit auprès de la Banque de l’Habitat (BH) grâce à un compte épargne logement qu’il a ouvert en commun avec sa femme, enseignante. Début 2008, le jeune couple s’est offert une voiture : une Mégane flambant neuve acquise moyennant un prêt accordé par la même banque. Après la naissance de leur premier enfant, le couple qui ne roulait pourtant pas sur l’or a dû contracter un nouveau crédit de 3000 dinars pour couvrir les frais d’accouchement et de séjour dans la clinique et l’achat de nouveaux vêtements pour le poupon.
A première vue, cette jeune famille a tout pour être heureuse et susciter la jalousie. D’ailleurs, beaucoup parmi les collègues de Haykel lui envient sa résidence haut standing, acquise à près de 150 mille dinars et sa voiture rutilante. La réalité est pourtant toute autre : la vie de cette famille relève d’un confort de façade, une vie à crédit. Pire: les ambitions démesurées des deux époux a fait de leur vie un feuilleton de tension. L’un reprochant à l'autre d'être trop dépensier. "Notre vie est devenue un cauchemar. On ne sait plus comment s'en sortir pour subvenir aux besoins en nourriture et régler les factures salées à la fin du mois. On est arrivé à l'impasse et à chaque fois qu’on tente un nouveau montage financier, c'est pour être happés davantage par la spirale infernale de l’endettement », regrette Haykel qui préfère "noyer" son chagrin dans l'alcool au lieu d'affronter une situation qui empire de jour en jour.

La situation peu envieuse de cette famille pourtant peu nombreuse est l’illustration parfaite des ravages de la facilité de l’accès au crédit au niveau des ménages tunisiens. Contracter un ou plusieurs crédits, tous genres confondus, est devenue désormais une chose aisée. Même si les banques ont été sommées par la Banque Centrale de Tunisie (BCT) d’appliquer des règles très rigoureuses en matière de gestion du risque du crédit dans la perspective d’une adhésion à l’Accord de Bâle II à l’horizon de 2010, les Tunisiens ont plusieurs tours dans leur sac pour augmenter leur capacité d’emprunt limitée à hauteur de 40% de leurs revenus mensuels. Il suffit de recourir aux commerces proposant la vente par tempérament, de jongler pour contracter des crédits auprès de plusieurs établissements (banques, leasing, caisses sociales, mutuelles…) dans un laps de temps assez court.
Les Tunisiens qui adoptent un mode de consommation proche de celui des pays développés, recourent au crédit bancaire pour constituer leur patrimoine et même pour couvrir leurs dépenses courantes. Aussi bien pour l’achat d’un logement que pour l’acquisition de meubles ou de produits de consommation courante, le crédit représente la solution idoine, même pour les catégories de population plus ou moins aisées. A telle enseigne que l’endettement des ménages progresse depuis quelques années à une vive allure. Le nombre total de la population active vivant à crédit est ainsi passé de 50000 personnes en 2003 à plus de 800000 en 2008. Un record historique !

Selon les chiffres de la Centrale des crédits à la Banque centrale de Tunisie, l’endettement global des particuliers auprès des banques a totalisé en 2008 quelque 8,2 milliards de dinars contre 5,9 milliards de dinars en 2007. 65,2% du volume total des crédits ont servi, à acquérir des logements neufs et à financer des extensions d’anciens logements. Les crédits à la consommation (2,9 milliards de dinars) représentent 31,10% du volume total des prêts.

Les diverses statistiques disponibles sur le volume des crédits accordés aux particuliers ne représentent en réalité que la partie visible de l’iceberg. Les crédits fournisseurs (vente à tempérament) explosent. « Cette pratique qui avait été démocratisée au début des années 2000 par l'ancien géant de la distribution Batam, qui a fini par mettre la clef sous la porte, a plus que jamais le vent en poupe. Et c’est là que le bât blesse, puisque les commerces spécialisés dans la vente à tempérament ne disposent pas des systèmes informatiques leur permettant de mesurer le degré de solvabilité de leurs clients», s’inquiète un responsable du servie crédit à Attijari Bank. De même, les prêts accordés par les caisses sociales, les mutuelles et les fonds sociaux au niveau de plusieurs sociétés ne sont pas comptabilisés dans la mesure des ratios d’endettement des ménages tunisiens.

Quoi qu’il en soit, l’endettement des ménages prend de plus en plus des proportions inquiétantes. De nombreux experts pensent que la cote d’alerte est atteinte et plaident pour une législation conte "l’abus du crédit" comme c’est le cas dans plusieurs pays, dont la France. A défaut d’une législation plus rigoureuse, c’est la stabilité des ménages qui se trouve menacée, de même que les établissements de crédit qui risquent de prendre les impayés en pleine tronche dans les années à venir..
"businessnews.com"

المفاوضات الاجتماعية في القطاع البنكي والتأمين

اتفاق على زيادة الأجور في التأمين بـ 5,64%... وخلافات في القطاع المصرفيمن ناحية أخرى، تستمر الجلسات التفاوضية في القطاع البنكي، خصوصا في جانبها الترتيبي، وسط خلافات كبيرة بين طرفي التفاوض حول جملة من الملفات، سيما تلك المتعلقة بالفصل 12 من الاتفاقية المشتركة، وهو الفصل الذي أثار الكثير من المناقشات بين الطرفين دون التوصل إلى حدّ الآن إلى حلول بشأنه.. لكن بعض الأوساط النقابية، لا تستبعد إمكانية حسم هذا الخلاف في غضون المدة القليلة المقبلة.. وكانت جامعة البنوك والتأمين التابعة لاتحاد الشغل، عقدت هيئة إدارية قطاعية في الآونة الأخيرة، تدارست فيها مختلف القضايا والملفات ذات العلاقة بالقطاعين، البنكي والتأمين، تم خلالها التلويح بالتحرك النضالي إذا ما لم تقع الاستجابة لمطالب الموظفين والعاملين في البنوك، خصوصا وأن المفاوضات بين الجانبين في هذا الملف، لم تنته إلى أرضية مشتركة إلى حدّ كتابة هذه الأسطر.. وحرص الجانب النقابي في مفاوضاته مع الجمعية المهنية للبنوك والتأمين، على أن تكون لمطالبه معايير تفاوضية، بينها مردودية القطاع والوضع العالمي وغلاء المعيشة وارتفاع الأسعار.. وكانت الجامعة النقابية، طالبت في وقت سابق بزيادة محددة من كتلة الأجور تلبي تطلعات القطاع، إلى جانب المطالبة بتعديل المنح في القطاع العمومي، فيما قدّمت الجمعية المهنية مقترحات وصفها الطرف النقابي بكونها "غير مرضيّة وهزيلة"، الأمر الذي كان سببا في تعطيل سير المفاوضات في الجانب المالي.. الجدير بالذكر في هذا السياق، أن المفاوضات الاجتماعية، أسفرت إلى حدّ الآن عن توقيع ما يزيد عن 34 اتفاقية إطارية مشتركة في القطاع الخاص من بين 52 اتفاقية يجري حاليا التفاوض بخصوص البقية، وسط توقعات بإتمامها قبل نهاية الشهر الجاري.. وتتمحور المطالب الترتيبية في بقية القطاعات (في القطاع الخاص) بالأساس، حول أولوية الانتداب وحماية المسؤول النقابي، ..والساعات الخاصة بالتكوين النقابي، إلى جانب الزيادة في الأجور والمنح وغيرها 
"الصباح"